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HISTOIRE NATURELLE
LÉPIDOPTÈRES
PAPILLONS DE FRANCE.
TOME HUITIÈME. 11e eve.
COLLECTE LEE LOL LOL LOTS LS LS LS LS LOL RL L LL 2020 SL EL SDS L ESS LEE SES RSS
IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES,
RUE JACOB, N° 24.
CRLELOLO LOL NS LS LS LS LS LS LS LS DELL LL LS LS LE DLL LS LL LS LL 2 LS LS
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ea sen HISTOIRE NATURELLE
LÉPIDOPTÈRES
PAPILLONS
DE RL
Par M. BA GoDarT,
OUVRAGE BASE SUR LA MÉTHODE DE M. LATREILLE ;
AVEC LES FIGURES DE CHAQUE ESPÈCE, DESSINÉES ET CO
LORIÉES D'APRÈS NATURE PAR M. P. DUMÉ
NIL, PEINTRE p'ursroire NATURELLE :
CONTINUÉE
PAR M) PAT. DUPONCHEL,
AUTEUR D'UNE MONOGRAPHIE DES ÉROTYLES , G£EoRGOFILI DE FLORENCE, MEMBRE DE LA Paris, ETC.
CORRESPONDANT DE L'ACADÉMIE DES SUCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE
SG
NOCTURNES.
Tome cinquième. — Deuxième parte.
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MÉQUIGNON-MARVIS, LIBRAIRE-ÉDITEUR, RUE DU JARDINET, n° 13.
eresceserererserssrepres
1831.
HISTOIRE NATURELLE
DES
_ LEPIDOPTÈRES
OU
PAPILLONS
DE FRANCE.
TRIBU VI.
PYRALITES. Pyralites.
À L'ÉPOQUE où cet ouvrage fut commencé, M. Latreille avait établi, sous le nom de Pyra- lites, une tribu composée des genres Platypté- rix, Herminie et Pyrale ; mais il modifia depuis cette partie de sa méthode :il rattacha le premier de ces trois genres à ses Faux Bombyx, le second à ses Noctuélites , et il fit du troisième sa tribu des Tordeuses ; de sorte qu’il supprima celle des Pyralites. Pour nous, fidèle au plan annoncé par le premier volume de cet ouvrage, nous avons cru devoir la rétablir; mais nous n’en conser- vons que le genre Herminie , le seul qui puisse v entrer d’après les caractères que nous lui assi-
6 HISTOIRE NATURELLE
gnons, en même temps que nous y ajoutons Îles Botys, les Aglosses,etles Hydrocampes, que nous retranchons des Crambites. En un mot, la tribu des Pyralites, telle que nous la rétablissons, répond exactement au genre Pyralis de Linné, dont Fabricius a le premier tiansporté mal-à- propos la dénomination au genre Zortrix du méme auteur. Voici, au reste, comment nous caractérisons cette tribu.
Ailes entières ou sans fissures, et presque horizontales où parallèles au plan de position dans l'état de repos ; les su- périeures cachant alors presque toujours les inférieures.
Antennes sétacées , tantôt simples dans les deux sexes, tantôt pectinées, ciliées ou crénelées dans les mâles seule- ment, et offrant dans quelques espèces un nœud ou renflement vers le tiers de leur longueur.
Palpes inférieurs seuls bien développés, plus ou moins longs , généralement très-comprimés et recourbés tantôt au- dessus de la téte, tintôt en sens contraire, avec leur dernier article presque toujours distinct.
Trompe cornée et longue ; excepté dans trois genres , où elle est nulle et seulement rudimentaire.
Corselet uni. — Abdomen généralement gréle et conico- cylindrique.—Pattes longues ; les antérieures garnies quelque- fois de faisceaux de poils ; les postérieures toujours armées d’épines ou d’ergots plus ou moins longs.
Chenilles à 14 ou 16 pattes servant toutes à la progression ; a corps généralement allongé et aminci aux deux extrémités, à anneaux distincts couverts le plus souvent de petites ver- rues et de poils courts et clair-semés.
Chrysalide généralement effilée et contenue dans un tissu
étroit qui varie de forme et de consistance, suivant chaque genre.
DES LÉPIDOPTÈRES,. ÿ,
On voit par l’ensemble de ces caractères que si les Pyralites ont beaucoup de rapports avec les Phalénites, elles en diffèrent essentiellement : 1° par leurs chenilles, qui ne sont pas arpen- teuses; 2° par la longueur de leurs palpes infé- rieurs, recourbés tantôt au-dessus de la tête et tantôt en sens contraire ; 3° par celle de leurs jambes postérieures, toujours armées d’ergots plus ou moins longs.
Nous avons dit plus haut que, pour composer cette tribu, nous avions réuni aux Æerminies de M. Latreille ses Aglosses, ses Botys et ses Hy- drocampes; mais nous n'avons pas tardé à re- connaître l'insuffisance de ces quatre genres pour y rapporter toutes les espèces de Pyralites que nous connaissons, et dont le nombre s'élève à environ cent cinquante. Nous avons donc adopté en outre, et non sans les modifier, ceux que d’autres auteurs ont établis dans cette même tribu, qui se compose définitivement pour nous de dix-sept genres (1), fondés principalement sur Ja forme des palpes, très-variée dans les Pyralites ; et ces dix-sept genres, nous les avons répartis en quatre divisions d’après la forme des ailes supérieures et leur position dans l’état de repos, ainsi qu’il suit, savoir :
(1) Un seul de ces genres nous appartient, c’est celui qui porte les nom de Diosia.
8 HISTOIRE NATURELLE
A, Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et Jormant par leur réunion un triangle plus ou moins allonge.
Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet et recourbés au-des- sus de la tête, avec leur premier article court et cylindrique , le second long et en forme de lame de sabre courbe, et le troi- sième ou dernier subuliforme et quelque- fois sécuriforme. Trompe longue. Anten- nes pectinées, ciliées on crénelées dans le mâle, et filiformes dans la femelle ; celles du mäle offrant de plus un nœud vers le tiers de leur longueur, dans quelques es- pèces qui ont en même temps les jambes antérieures garnies de faisceaux de poils.
Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet et dirigés en avant, avec leur premier article court et cylindri-— que, le second long en forme de sabre droit et faisant un coude avec le troisième, qui est sécuriforme. Trompe longue. Anten- nes filiformes dans les deux sexes, ou à peine ciliées chez le mâle. Sommet des ailes supérieures légèrement falqué . . .
Palpes inférieurs courbes débordant très=peu la tête, avec le second article sécuriforme et le troisième cylindrique. Chaperon aigu et avancé, Trompe lon- gue. Antennes légèrement ciliées chez le A LE AS NA PAT ue ER
(1) -Latreille. (2) Schranck. (3) Stephens.
1 Herminia (1) ({ Tarsiplumalis).
2 Hypena (2) ( Proboscidalis ).
3 Madopa (3) (Salicalis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 9
Palpes inférieurs un peu plus longs que la tête; leur second article presque aussi large que long en forme de losange; le troisième subuliforme. Trompe nulle ou seulement rudimentaire, Antennes ciliées chez le mâle. Oviducte de la femelle térébriforme . . . 4 Aglossa (1)
(Pinguinalis).
Palpes inférieurs plus longs que le cor- selet, séparés dans toute leur longueur , légerement courbes et inclinés vers la . terre; leur second article presque cylinri- que , et le troisième subuliforme. Trompe presque nulle ou rudimentaire. Antennes du mâle très-pectinées ou seulement cré- nelées, Ailes inférieures à peu près de la même taille que les supérieures, qui sont oblongues et très étroites . . . . . . . . 5 Cledeobia (2) (Angustalis).
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu et allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé- rieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la queue d’hirondelle par leur rapprochement.
Palpes inférieurs aussi longs que la tête, droits, connivents et se terminant en pointe très-aiguë, Trompe nulle ou rudimentaire. Avutennes filiformes et corps assez épais dansiles deux sexes... 2:40. XX, 16 /Odontia (3) (Dentalis). Palpes inférieurs courts, coniques, et laissant à découvert les supérieurs, qui sont cylindriques. Trompe longue. Antennes simples et corps effilé daus les deux sexes, 7 Scopula (4) (Margaritalis).
(1) Latreille. (2) Stephens. (3) Genre indiqué par M. Curtis, et adopté et nommé par moi, (4) Schranck.
10 HISTOIRE NATURELLE
Palpes inférieurs droits et plus où moins courts, avec le dernier article très-aigu. Trompe longue. Antennes simples et corps effilé dans les deux sexes. Ailes supérieures plus ou moins lancéolées , et ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans, l'état \déirepos : 41% AMEL
Palpes inférieurs presque aussi longs que la tête, triangulaires et sans articles distincts. Trompe longue. Antennes sim- ples dans les deux sexes. Abdomen du mâle très-grêle. Ailes supérieures étroites; les inférieures oblongues . . . . . . . . .
Palpes inférieurs courts, avec le dernier article nu et cylindrique. Trompe longue. Antennes simples dans les deux sexes. Ab- domen du mâle très-grêle. Jambes posté- rieures très - longues. Ailes supérieures très étroites; les inférieures oblongues.
Palpes inférieurs courts , cylindriques , avec le dernier article très-aigu, Trompe longue et épaisse, Antennes simples dans les deux sexes. Corps du mâle peu allongé, Ailes supérieures étroites: les inférieures oblongues . . ,
8 Botys (1) (Urticalis),
9 Nymphula (2) (Numeralis).
10 Hydrocampa (35) (Potamogalis).
11 Asopia (4) (Farinalis).
C. Ailes supérieures visiblement plus épaisses que les infé-
rieures, qu'elles couvrent entièrement dans l’état de repos.
(Port des Noctuélites.)
Palpes inférieurs aussi longs que la tête,
(1) Latreille, (2) Schranck. (3) Latreille. (4) Treitschke,
DES LÉPIDOPIÈRES. 11
très-aigus et sans articles distincts. Trompe longue. Antennes simples dans les deux sexes. Abdomen des femelles gros et co- nico-cylindrique. Angle supérieur des pre- mières ailes plus ou moins aigu . . . . . . 12 Pyrausta (1) ({Purpuralis). Palpes inférieurs presque aussi longs que la tête, épais, velus, et dont le der- nier article, peu distinct, se termine en pointe. Trompe longue. Antennes très- longues et simples dans les deux sexes. Corselet robuste, Abdomen des femelles gros et conico cylindrique. Angle supé- rieur des premieres ailes plus ou moins RO AA RE A REA DÉS COLLE (3-Maculalis). Palpes inférieurs aussi longs que la tête, épais et velus sans articles distincts. Anten- nes simples dans les deux sexes. Trompe longue, Corselet robuste, Abdomen ne dépassant pas les ailes inférieures lors- qu’elles sont étendues, Angle supérieur des premières ailes plus ou moins arrondi. 14 Hercÿna (3) (Manualis). Palpes inférieurs plus courts que la tête, épais, triangulaires et sans articles distincts. Trompe très- courte, Antennes courtes, pectinées ou crénelées dans les mâles. Ab- domen court et obtus dans les deux sexes. Ailes supérieures larges; les inférieures AO IEEE or deu cet Re AA EDIN la 4) (Togatulalis).
D. Ailes supérieures longues et étroites, et couvrant néan-
(1) Schranck. (2) Treitschke. (3) Treitschke. (4) Leach.
12 HISTOIRE NATURELLE
moins entiérement les inférieures, plissées en éventail dans l’état de repos. (Port des Lithosies ou des Yponomeutes.)
Palpes inférieurs aussi longs que la tête, larges et épais, avec le dernier article peu distinct et très-aigu. Trompe longue. An- tennes simples, épaisses et légèrement cou- dées à leur base , avec leur premier article très-distinct dans les deux sexes. Abdomen assez gros dans les mâles, et dépassant très- peu les ailes inférieures lorsqu'elles sont ÉTEMQHES LL, 20:00 on
.
16 Diosia (1)
(Marginalis). Les quatre palpes visibles. Les supé-
rieurs petits, velus et sécuriformes; les
inférieurs plus grands, velus, triangulai-
res et sans articles distincts. Trompe lon-
gue. Antennes simples et abdomen grêle
dans les deux sexes. . . . . . . . . . . . 17 Eudorea (2)
(Dubitalis).
(1) Müihi. (2) Curtis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 13
RSR RS ANS OU RS NS RS RS NS RE GR D ANR ARS NN 0 PE À PE ns
GEÉNERALITES.
Les Pyralites offrent la même variété de mœurs que les Phalénites. On en trouve partout, dans les endroits secs comme dans les en- droits humides, dans les pays de plaines comme sur les montagnes, dans les bois comme dans les prairies , les jardins , etc. Leur vol pendant le jour est, en général, court et bas. Quelques- unes, comme les Jerminies,nese reposent jamais qu’àterre. D’autres, comme les Scopules et les Bo- lys, setiennent toujours cachées sous les feuilles. Les Aglosses , dont les chenilles se nourrissent de substances animales grasses ou desséchées , se trouvent dans l’intérieur des maisons, appli- quées contre les murs. Les Pyraustes et les Ennychies voltigent sur les fleurs en plein so- leil et dans le moment de la plus grande cha- leur. Les Vymphules et les Hydrocampes, au contraire , recherchent l’ombre et la fraicheur des eaux. Les /ercynes n’habitent que les hautes montagnes. Enfin, les Æudorées se ca- chent dans les crevasses des troncs d’arbres
14 HISTOIRE NATURELLE
dont l’écorce est rugueuse , comme l’orme, le chêne, etc.
Les Pyralites, peu recherchées jusqu’à présent des amateurs, sont encore moins connucs que les Phalénites, dans leurs premiers états. Sur cent cinquante espèces environ que nous nous proposons de décrire, on en rompte à peine cinquante dont les chenilles ont été observées ; elles offrent cependant des faits aussi curieux que ceux qu'on a remarqués dans les mœurs des autres chenilles : on en verra la preuve dans les détails que nous donnerons à chaque genre et à chaque espèce, et auxquels nous renvoyons pour ne pas nous répéter.
#0
DES LÉPIDOPTÈRES. 19
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A, Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE HERMINIE.
1. GENUS HERMINIA.
PYRALIS. Linn. Illig. Curtis. etc. PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr. HERMINIA. Latr. Treits. POLYPOGON. ScAranck.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet, et recourbés au-dessus de la tête, avec leur premier ar- ticle court et cylindrique , le second long et en forme de lame de sabre courbe et le troisième subuliforme ou sécu. riforme. — Trompe longue. — Antennes du mâle pecti- nées, ciliées ou crénelées, et offrant de plus un nœud di. vers. le tiers de leur longueur dans quelques espèces qui ont en méme temps les jambes antérieures garnies de faisceaux de poils.
Chenilles (à 14 ou 16 pattes), cowertes de petites verrues et de poils courts et rares. — Chrysalide allongée contenue
dans un tissu en manière de crépe, et placé sur la terre.
16 HISTOIRE NATURELLE
En adoptant ce genre établi par M. Latreille, nous l’avons restreint, comme Schranck et Treit- schke, aux espèces qui ont les palpes recourbés au-dessus de la tête, et dont les mâles ont les an- tennes pectinées, ciliées ou crénelées. Ces espèces sont au nombre de dix, dont sept ont les plus grands rapports entre elles par le dessin de leurs ailes supérieures, quiconsiste en trois lignes trans- verses et presque parallèles, dont deux sont plus ou moins flexueuses ou sinueuses , avec une pe- tite tache en forme de croissant dans lintervalle qui les sépare. Les trois autres ont également ce petit croissant, mais elles n’ont que deux li- gnes, et même chez l’une d'elles ces lignes sont remplacées par des points. Sur dix Herminies connues , il n’y en a que six dont les chenilles ont été observées; encore l’ont-elles été si mal qu'on n'a que des renseignements vagues sur leur manière de vivre. Deux de ces chenilles n’ont que quatorze pattes , tandis que les autres en ont seize, ce qui semblerait indiquer que les papillons qui proviennent des premières ne de- vraient pas appartenir au même genre que ceux produits par les secondes. Cependant les uns comme les autres ont les palpes recourbés au- dessus de !a tête, ce qui constitue pour nous le caractère essentiel du genre Æerminie d'après
l’insecte parfait.
DES LÉPIDOPTÈRES. 17
Les Herminies ne se trouvent guère que dans les bois; les unes préferent ceux qui sont om- bragés et humides, les autres ceux qui sont secs et montueux. Toutes ont le vol bas et court, et s'abattent dans l’herbe au lieu de se cacher dans les feuilles , quand on les poursuit. La plupart ne se montrent qu'une fois par an, et le milieu de l'été est le véritable temps de leur appari- tion.
Les dix espèces que ce genre renferme peu- vent être partagées en deux groupes , d’après le nombre de lignes dont leurs ailes supérieures sont traversées ,
SAVOIR : { Emortualis. deux lignes. | Derivalis. Cribralis*.
, Grisealis. Barbalis. Tentaculalis. trois lignes. { Zarsiplumalis. Crinalis. Tarsicrinalis*. Calvarialis.
Ailes supérieures traversées par.
Nota. Nous n'avons pu encore nous procurer les deux
espèces marquées d’un *; nous les donnerons supplémentai-
CU? 3
NOCTURNES, V. — [l° Partie. a
rement à la fin du volume.
18 HISTOIRE NATURELLE
RATE A A A A A A A A A RS AS AN ee
CMLX. HERMINIE OLIVATRE.
HERMINIA EMORTUALIS. (PI. 1, fig. 1.)
Heeminia EmorruaLis. Treits. Schmett. von europ. t. vit. pag. 9. n° 2. PyRaL. EMORTUALIS. Hubn. tab. 1. fig. 1. (fœm.) Larv.
lep. vi. pyral, 1. pseudogeom. A. a. fig.(1.a-c. Wien. Verz. Illig. Gotze.
G£om. oLivaria. Borkh. europ. Schm. V.th. S. 17. n°35.
Envergure, 11 à 12 lignes.
Le dessus des quatre ailes est d’un gris-oli- vätre, avec deux lignes courbes , transverses et parallèles , d’un jaune päle sur les supérieures, dont la plus longue (l’extérieure) se prolonge sur les ailes inférieures, qu’elle coupe par le milieu ; ces lignes sont finement bordées de brun du côté interne. Chaque aile est en outre marquée au centre d’un petit croissant jaune , et leur frange est Jaunâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que parce que les lignes jaunes dont nous venons de parler y sont à peine marquées.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que les antennes, les pattes et les
Pyralites.
Aocturnes . AE -C CA. | | | |
PDinal Prat et Der - Far FEXE 1 Herminie Olivâtre /Ænortadr) fem. 2 Idem. Dérivée (Perwaks }wäle .
dde Titeuse (lentaculals) mie. 4 Idem.Grise (Grisealks) femelle ,
brldem Babue (Barbaks) male. 6 14. Plumeuse (larsplunals) mie.
Fi Id. Chevelue {Crinals/male .
DES LÉPIDOPTÈRES. 10
palpes. Les premières sont ciliées dans le mâle et filiformes dans la femelle; les secondes n’of- frent rien d’extraordinaire. Quant aux palpes, ils sont un peu plus courts que le corselet, légère- ment arqués , avec leur dernier article subuli- forme et moitié moins long que le second , qui est presque droit.
M. Treitschke décrit ainsi la chenille d’après M. de Tischer. « Elle a quatorze pattes; elle est d’un jaune-brun marqueté de points orangés , avec une ligne dorsale interrompue de cette der- nière couleur. Le dos de chaque anneau est en outre marqué de quatre points noirs placés en carré, en dessous et de chaque côté desquels on en voit deux autres accompagnés d’un poil noir. La tête, ronde et épaisse, ressemble beau- coup à celle d’une chenille d'ÆHespérie » (1).
M. de Tischer trouva cette chenille sur un chêne, le 5 septembre. Elle était lente dans ses mouvements et ne se nourrissait que des feuilles
(x) Cette description ne cadre guère avec la figure d'Hub- ner : suivant celle-ci, la chenille dont il s’agit serait entièrement d'un jaune-orangé, parsemée d’un grand nombre de petits points noirs, et garnie de poils courts et rares, avec une ligne dorsale, brune, très-fine, et de chaque côté de cette ligne, un trait noir ou brun sur chacun des sept anneaux
intermédiaires.
$
20 HISTOIRE NATURELLE
sèches sans toucher aux vertes, ce qui lui donne lieu de soupçonner que le lichen du chêne se- rait sa véritable nourriture. Quoi qu'il en soit, elle se chrysalida au commencement d’octobre dans un tissu blanchâtre qu’elle avait attaché à une feuille, et le développement eut lieu en mai suivant.
L’Herminie Olivätre paraît deux fois, c’est-à- dire au printemps et en été. On la trouve dans les bosquets et les jardins ombragés.
4
DES LÉPIDOPTÈRES. 21
PR AN SR RSR AS RUE EL RS DR ESS S DAS ENS ALES AR LAS ESA U ER AANRS
CMLXI. HERMINIE DÉRIVÉE. HERMINIA DERIVALIS. (PI. 1, fig. 2.)
HERMINIA DERIVALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vi. Pa #7. cnrs.
Pyraz, pERtvaLis. Hubn. tab. 3. fig. 19. (mas) John Curtis. JT
Envergure, 12 à 13 lignes.
Le dessus des quatre ailes est d’un fauve pâle finement sablé de brun , avec deux lignes trans- verses brunes sur les supérieures et une seule sur les inférieures. Les deux premières sont courbes et parallèles, et partagent les ailes su- périeures en trois parties à peu près égales ; la troisième est également courbe et traverse le
* milieu des ailes inférieures. Chaque aile est en
outre marquée au centre d'un petit croissant brun. Enfin, le bord extérieur des premières ailes est quelquefois précédé d’une série de ta- ches brunes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une teinte plus pâle.
Les antennes, la tête et le corps sont de la même couleur que les ailes, ainsi que les pattes
23 HISTOIRE NATURELLE
et les palpes. Ceux-ci sont très arqués et compri- més , et de la longueur du corselet: leur secontl article est en forme de sabre courbe , et le troi- sième, beaucoup plus court, est subuliforme. Cette description s'applique aux deux sexes, qui ne différent entre eux que par les antennes, ciliées dans le mâle et filiformes dans la femelle. Cette Herminie, dont les premiers états n’ont pas encore été observés, est très commune dans les bois secs exposés au midi. Elle se montre principalement pendant les quinze derniers Jours.
de juin.
4
DES LÉPIDOPTÈRES. 23
LARSLSD SL LS LS LIL LIL LS LL L SL DSL LE LL LR: LL LL LL :L2 22:22): L2 LL
CMLXIT. HERMINIE GRISE. HERMINIA GRISEALIS. (PI. 1, fig. 4.)
HeErminia GRISEALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vis, pag. 9 n°4.
PyraL. GRISEALIS. Hubn. tab. 1. fig. 4.(fœm.) Wien, Verz. Illig. Gotze.
PHALæNaA NEMORALIS. Fabr. Ent. syst, m1. 2. 222, 348.
Cramsus NemoruM. Fabr. Ent. syst. Suppl. 466. 12.
PyraL. DES FORÊTS (P. NEMORALIS). Devill, Ent, linn, t. 1 pag. 440. n° 705.
PyrAL. NEMORALIS. John Curtis. Envergure, 11 lignes.
Les quatre ailes sont en dessus d’un gris-jau- nâtre finement sablé de brun, avec trois lignes transverses d'un brun-noir sur les supérieures, savoir : une tout-à-fait droite près de la base,une flexueuse au milieu, et une légèrement arquée en sens contraire du bord terminal, à l'extrémité : cette dernière est bordée de jaune clair du côté externe, dans les individus bien frais. On aper- çoit sur les ailes inférieures, dont la nuance est un peu plus claire, deux commencements de lignes brunes qui partent du bord interne et qui
2/ HISTOIRE NATURELLE
s’éteignent avant d'arriver au bord opposé. Cha- que aile est en outre marquée au centre d’un petit croissant brun souvent à peine visible sur les ailes inférieures. Enfin la frange est précédée d’une ligne noire légèrement ondulée.
Le dessous des quatre ailes offre la répétition du dessin du dessus, avec cette différence qu'il est plus prononcé aux ailes inférieures qu'aux supérieures.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que les antennes, les pattes et les palpes. Les premières sont légèrement ciliées dans le mâle et filiformes dans la femelle; les secondes n’offrent rien de particulier. Quant aux palpes, ils sont de la longueur du corselet, très arqués et recourbés au-dessus de la tête; le second ar- ticle est seulement deux fois aussi long que le troisieme, qui est subuliforme.
La chenille, suivant les renseignements four- nis par M. de Tischer à M. Treitschke, se trouve au bord des ruisseaux sur la dorine à feuilles al- ternes ( chrysospleniun alternifolium), dont elle fait sa principale nourriture; cependant, à défaut de cette plante, on peut l’élever avec l’orte blanche et Voserlle. Elle est d’un gris sombre, et sa peau vue à la loupe parait enveloppée d’un réseau noirâtre. Le long du dos règne une ran-
gée de triangles d’un brun-noir, avec des traits
DES LÉPIDOPTÈRES. a)
de même couleur sur les côtés. Ces triangles sont entourés de lignes plus claires sur les. quelles , dans le milieu de chaque anneau , on aperçoit deux verrues blanches, dont celles des trois derniers anneaux se distinguent des autres par une plus grande élévation. Des poils tres- courts surmontent ces verrues , et d’autres sont dispersés sur le reste du corps. La tête est pres- que sphérique. Vers la fin de mai, cette chenille se retire sous la mousse ou sous des pierres, où elle s’environne seulement de quelques fils et se change en une chrysalide mince d’un brun- rouge. Son papillon se développe en Juin.
L'Herminie Grise se trouve dans plusieurs endroits de la France , principalement dans les bois montagneux.
26 HISTOIRE NATURELLE
RS SANS RUES ELLE ALES DAS LAVAL LILI VIII III I VIIVIESAUTS VI VI VIE SES LL
CMLXIIT. HERMINIE BARBUE. HERMINIA BARBALIS. (PL. 1, fig. 5.)
Herminia BarBaLIs. Treits. Schmett. von europ. tom. var. pag. 15. n° 7.
PyraLis BARBALIS. Linn. S. N. ed. 12: pag. 881. n° 329. Hubn. Larv. lep. vr. pyral. 1. pseudogeom. B. 6. fig. 1. a-c. Fuessl. Gotze Knoch. Muller. John. Curtis.
PyraLis PECTILALIS. Hubn. tab. 19. fig. 122. (mas.)
Paazæna BarBauis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 219. 338. Scop. Ent. carn. pag. 239. n° 605. Clerck. tab. 5. fig. 3.
Crameus BarBaTus. Fabr. Ent. syst. suppl. 464. 2.
LA RAQUETTE (P. BARBALIS). Devill. Entom, linn, tom. 11. pag. 432. n° 778.
Hermine BARBUE. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° éd,, vol. 14,
pag. 395.
Envergure , 12 à 13 lignes,
Le dessus des ailes supérieures est d’un gris un peu jaunâtre , finement sablé de brun, avec trois lignes transverses brunes, légérement mar- quées, dont deux flexueuses et la troisième presque droite. Cette dernière, qui avoisine l’ex- trémité de l'aile, est ordinairement bordée de
jaune clair du côté extérieur. On voit en outre
DES LÉPIDOPTÈRES. N ‘27
un petit croissant brun au milieu de l'intervalle qui sépare les deux autres lignes. Le dessus des ailes inférieures est d'une nuance plus claire, avec deux commencements de lignes qui corres- pondent à celles des premières ailes. Enfin la frange est précédée d’une ligne fine brune in- terrompue par les nervures.
Le dessous des quatre ailes est de la même cou- leur que le dessus des ailes inférieures, c’est- à- dire d’un gris-jaunâtre clair, avec la répétition des lignes du dessus, mais comme effacées , surtout aux ailes supérieures.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que les antennes , les pattes et les palpes. Les premières sont faiblement pectinées dans le mâle et filiformes dans la femelle. Les secondes n’offrent rien de particulier dans la femelle , mais les cuisses antérieures du mâle sont garnies intérieurement d’une épaisse touffe de poils. Quant aux palpes, ils sont plus longs que le cor- selet, et moins courbes que dans les autres es- pèces; leur second article est presque droit, tres- velu du côté qui regarde la tête, et trois fois aussi long que le dernier, qui est subuliforme.
La chenille est d’un brun-ferrugineux, avec la tête d’un brun-sombre, les jointures des an- neaux jaunâtres et une ligne dorsale noire. De
chaque côté de cette Higne, on voit des points
28. HISTOIRE NATURELLE
bruns, et en dessous des traits obliques pales. Le corps est court et s’'amincit aux deux ex- trémités , ce qui le fait paraître renflé dans le milieu.
Cette chenille se trouve en septembre et oc- tobre, sur le chéne et le bouleau. Elle hiverne et ne se change en chrysalide qu’en mars ou avril de l’année suivante. Cette chrysalide, contenue dans un léger tissu, est allongée, brune, avec les ‘anneaux de l'abdomen plus elairs. Le papillon
en sort au bout de trois ou quatre semaines. L'Herminie Barbue est très-commune dans les parties ombragtes des bois, vers la mi-juin.
DES LÉPIDOPTÈRES. #29
EH SRER ARR RME UN VERRA LL SLR VALER VLRLES RS URL LE LR ARR EE EE LL ARR LES RUES RAS
CMLXIV. HERMINIE TATEUSE. HERMINIA TENTACULALIS, (PI. r, fig. 3.)
HErRMINIA TENTACULALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. VII. pag. 11. n° 5,
PyRaALIS TENTACULALIS. flubn. tab. 1. fig. 6.(mas.) Wien. Verz. Iilig. |
PYRALIS TENTACULARIS (1): Linn. S. N. ed. 12. pag. 881. n° 330. Faun.suec. ed, 2.n° 1344. Lang, Velz. Gotze. Muller.
PHALÆNA TENTACULARIS. Fabr. Ent, syst. 111. 2. 220. 342.
CRAMBUS TENTACULARIS. Fabr. Ent. syst, suppl. 465. 6.
La TATEUSE (P. TENTACULARIS). Devil. Ent. linn, tome IL pag. 432. n° 779.
PHALÈNE A TRÈS-LONGS BARBILLONS. Degeer. t. 1, pag. 29. pl. 5. fig. 1-3. tom. 11, pag. 358.
Envergure, 13 lignes et demie.
Les quatre ailes sont en dessus d’un jaunâtre- clair finement chargé d’atomes bruns. Les su- périeures sont traversées par trois lignes brunes légèrement marquées , savoir : une courbe près
(1) Linné ayant adopté la terminaison ais pour toutes les espèces de son genre Pyrale, ce ne peut être que par inad- vertance que celle-ci a été appelée par lui Tertacularis, au lieu de Tentaculalis ; peut-être même est-ce une erreur d’im- pression. Quoi qu’il en soit, cette erreur s’est propagée dans tous les auteurs qui sont venus après lui et qui l'ont cité,
300 HISTOIRE NATURELLE
de la base, une flexueuse au milieu et une droite près du bord terminal. On voit en outre un petit croissant brun au milieu de l'intervalle qui sé- pare les deux premières. Les ailes inférieures sont traversées par deux lignes brunes seule- ment, lesquelles s'aperçoivent à peine et sem- blent être la continuation de celles qui leur correspondent sur les premières ailes.
Ledessous des quatre ailesest d’un gris-jaunâtre plus foncé et plus chargé d’atomes que le dessus, sans apparence de lignes, avec un croissant brun à peine visible au centre de chacune d’elles.
La tête et le corps sont d’un jaunàtre-clair , ainsi que les pattes et les antennes; celles-ci sont pectinées dans le mâle.
Ce qui distingue principalement cette espèce de la Barbalis, avec laquelle elle a beaucoup de rapports, c’est la longueur de ses palpes qui équi- vaut presque à celle de ses antennes. Ils sont d’un gris-brun foncé, et tres-larges. Leur second ar- ticle, qui est aussi long à lui seul que le corselet et la tête, est tout-à-fait droit. Le troisième est de forme elliptique et fait un coude avec le pré- cédent.
On rencontre l'Herminie Täteuse dans les bois éclaircis vers la mi-juin. Je ne l'ai jamais prise aux environs de Paris. Ses premiers états ne sont
pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 31
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CMLXV. HERMINIE PLUMEUSE.
HERMINIA TARSIPLUMALIS. (PI. 1, fig. 6.)
HERMINIA TARSIPLUMALIS, Zreits. Schmett. von europ. tom. VIT, pag. 19, n° 9.
PyRALIS TARSIPLUMALIS. Hubn. tab. 19. fig. 125. (mas.)
HERMINIE VENTILABRE. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° édit.,
vol. 14, pag. 39h, pl. E. 14. 4. Envergure , 14 à 15 lignes.
Le dessus des quatre ailes est d’un gris-cendré lavé de brun sur les bords. Les premières ailes sont traversées par trois lignes, dont deux brunes et une d’un gris clair et ombrée de brun du côté interne; la première , celle qui avoisine la base , est ondulée et légèrement arquée; la se- conde est également ondulée, mais fortement sinuée; la troisième, presque droite ou légère- ment flexueuse , coupe l'extrémité de l'aile de l’angle supérieur à l'angle anal. Ces trois lignes se continuent sur les ailes inférieures, mais d’une manière moins prononcée, et il arrive même souvent que la troisième seule est bien marquée. Un croissant brun bien écrit se voit
39 HISTOIRE NATURELLE
au centre des ailes supérieures seulement, Enfin la frange, assez large, est précédée d’une ligne noire, interrompue par les nervures.
Le dessous des quatre ailes ressemble au des- sus, avec cette différence : 1° quele fond en est plus clair; 2° que les lignes des ailes inférieures sont mieux marquées que celles des ailes supé- rieures, et 3° que le croissant brun du centre est également bien écrit sur chaque aile.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que les palpes, les antennes et les pattes. Ces trois dernières parties méritent chacune une des- cription particulière. Les palpes, de la longueur du corselet, sont courbés à partir de leur base et relevés au-dessus de la tête. Leur second article, ayant la forme d’un sabre courbe, est deux fois aussi long que le troisième, qui est subuliforme. Les antennes de la femelle sont filiformes ; celles du mâle sont crénelées depuis leur base jusqu’au tiers de leur longueur, où elles offrent une espèce de nœud ou de renflement, à partir duquel elles sont ciliées jusqu’à leur extrémité. Les quatre pattes postérieures du même sexe ne présentent rien d’extraordinaire : mais les antérieures ont le tibia garni de deux faisceaux de poils, l’un externe d’un brun-noir , et l’autre interne d’un jaune- clair ; celui-ci se dilate et se referme à la volonté de l’insecte. On remarque en outre que le pre-
DES LÉPIDOPTÈRES, 33
mier article du tarse de ces mêmes pattes est très- long, en forme de massue, et qu'il est couvert de poils noirs qui le rendent très-épais. Il est probable que cette organisation particulière est utile au mäle pour retenir sa femelle dans l’ac- couplement. Quoi qu’il eu soit, on la retrouve également dans deux autres espèces , la Crinalis et la Z'arsicrinalis.
L’Herminie ?lumeuse se trouve dans les bois montueux exposés au midi; elle paraît à la fin de juin. Elle se cache au pied des buissons, qu’il faut battre pour l'en faire sortir. Ses premiers états ne sont pas connus.
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Nocrurwes, V,—11* Partie. d
34 HISTOIRE NATURELLE
RORS I RRRS NRSAU RS NUE NA RAS ES SLR ASS ANA NS SRE A ROUEN LAS RAR RS LALA NE Le
CMLX VI. HERMINIE CHEVELUE. HERMINIA CRINALIS. (PI. 1, fig. 7.)
HERMINIA cRivarts. Treits, Schmett, von europ. tom. vit.
pag: 17. n° 6. Pyrazis BArRBaLIS. Hubn, tab. 3. fig. 18. (mas.) Wien.
Verz. Illis,
) ee D IUNSRE « Envergure, 14 à 15 lignes.
LE desssus des quatre ailes est d'un gris-fauve nuancé de brun. Les premieres ailes sont traver- sées par trois lignes, dont deux brunes à peine marquées, et une Jaunâtre trés-apparente. La première , qui avoisine la base, est ondulée et légerement arquée; la seconde est également ondulée, mais fortement sinute; la troisième, lé- serement flexueuse, s'étend de Pangle supérieur à l'angle anal, presque parallélement au bord ter- minal. Cette dernière ligne se continue sur les secondes ailes , dont Île centre est en outre tra- versé par une raie brune à peine marquée. Celui des premières ailes est occupé par une tachebrune en forme de croissant. Enfin la frange, d’un gris-
DES LEP: DOPTÈRES. 45 cendré, est traversée dans tou'e sa Jongr:eur par une Jigne brune et bordée des deux côtés par une ligne jaunâtre trés-fine.
Le dessous des quatre ailes est d’une nuance plus claire que le dessus, avec un point discoïdal brun sur chaque. Chacune d’elles est en outre traversée par deux lignes, dont une brune den- telée et arquée, et une jaunâtre qui correspond à celle du dessus.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que ls pattes, les antennes et les palpes. Les pattes antérieures du mâle présentent abso- lument la méme organisation que celles de l’es- péce précédente, et c’est pourquoi nous nous dispenserons de les déérire, Mais il n’en est pas de même des antennes et des palpes. Les pre- mieres sont bipectinées , avec un renflement vers ie tiers de fcur longueur dans le mâle, et filiformes dans la femelle. Quant aux palpes, ils sont un peu plus longs que le corselet, beaucoup plus larges et moins courbes que ceux de la Tur- siplumalis; et leur dernier article est sécuri- forme , au lieu d’être subuliforme, comme chez cette dernière.
Un autre caractère qui distingue encore cette espece de la précédente, à laquelle elle ressemble d'ailleurs beaucoup par le dessin de ses ailes, c'est que l'angle supérieur de ses premieres ailes
9:
30 HISTOIRE NATURELLE est légerement falqué, ce qui la rapproche des Hypènes.
La chenille, suivant le Catalogue de Vienne, doit vivre sur le srefle des prés (trifolium pra- tense); mais elle n’est décrite ni figurée dans au- cun auteur. Quant au papillon, il vole en même temps et dans les mêmes endroits que le précé- dent; mais il est beaucoup plus rare.
DES LÉPIDOPTÈRES. 37
A UVIVLE AMAR LE LE RS LAN S LAN LEVRRSLAY LAN L AG ER AVIS ÉRLAUES SA LS IA NE LH RA LR RL IS
CMLXVII HERBMINIE DES CIMETIÈRES.
HERMINIA CALVARIALIS (1). (PI. 2, fig. 1.)
Pynaris cALVARIAIIS. Treits. Schinett, von europ. t, vir, pag. 41. n0 3. Wien. Verz. Ilig. Hubn. tab. 4. fig. 23. (mas.) Larv. lep. vi. pyral. 11. pseudobomb. B. a. fig. 1. a-c. Freyer,
Nocrua cazvaria. Wien. Verz. Illig. Fabr. Borkh.
La consore (P. proruyrazis), Devill, Ent, linn, tom. 11. pag. 449. n° 825.
La GaranTiE (nocr. carvarta.) Devill, Ent, linn, tom. 1v.
pag. 489.
Envergure, 14 lignes,
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun- foncé saupoudré de bleuâtre, avec trois lignes ondulées et dentelées, blanches et bordées de noir; la premiere près de la base et les deux au- tres non loin du bord terminal. Celles-ci sont paralléles entre elles, et l'intervalle qui les sé- pare est fortement ombré de noir. On remarque en outre, entre la première et la seconde ligne,
(1) De cabaria, lieu pablic où l’on enterre des morts, pro - bablement parce qu’elle aura été trouvée pour la première fois
dans un endroit semblable,
38 HISTOIRE NAYURELLE
une grande tache d’un jaune-fauve ayant la forme d’un croissant et un petit point de la même couleur, avec une raie dentelée, noirâtre, qui traverse le milieu de Paile, Enfin la frange est d’un gris-jaunätre, ct précédée d’une ligne de points noirs semi-lunaires.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- brun , avec deux lignes dentelées d’un blanc- jaunâtre à peine marquées.
Le dessous des quatre ailes est également d'un gris-brun , avec un petit croissant noirâtre au centre de chacune d’elles. Elles sont en outre traversées près du bord terminal par deux lignes dentelées d’un blanc-jaunätre,qui correspondent à celles du dessus.
La tête et le corps sont de Îa couleur des ailes, ainsi que les antennes, les palpes et les pattes. Les premières sont peciinées dans le mâle et filiformes dans la femelle. Les palres ont la même forme que dans les espèces précédentes, Les pattes sont annelées de jaune et de brun.
La chenille, suivant M. Treitschke, dont la description cadre avec la figure d'Hubner, est d’un brun chocolat avec la tête noire, et une ran- gée dorsale de points noirs, simples sur les deux premiers anneaux et doubles sur les suivants. Le dosest, en outre, garnide petites verrues. courbes
en forme de crochets.
Nocturnes. U POTCCXT
? Duméni Tai etDiezt - TT Eer i 1 Hernumie des Cinetières/Géarcadr/ fem. 2 Hypène Proboscidale/Zvéorcétali)mäle. 3 et 4 Id. Epaisse {Crassals) femlle et var. DetO Id + Rostrale/Zartrabs) fem. et var
DES LEPIDOPTÈRES. 39
Cette chenille, qui a seize pattes suivant M. Treitschke, et quatorze seulement suivant la figure d’Hubrer, vit sur le rumex acutus et sur l’obtusifolius. On la trouve en mai et juin, et son papillon parait en août et septembre. La chrysalide est d’un brun-jaunâtre , plus sombre sur le bord des étuis des ailes. Elle est contenue dans une coque de terre ovoïde et rugueuse à l'extérieur.
L’Hypène des Cimetières se trouve rarement et toujours isolément sur les murs, les haies, les clôtures, etc., suivant M. Treitschke. M. le capi- taine de Villiers, qui nous a communiqué lindi- vidu figuré, nous assure l'avoir pris volant en plein midi et par un soleil ardent, dans une praï- rie sylvatique des environs de Neuf-Brisach
40 HISTOIRE NATURELLE
PARLERA I SLI I EVES ILE PENSE LUS ELU I VS VAN SEANLE LEA SANLNATALRS D ANAA TAN
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inféricures dans l’état de repos , et
formant par leur réunion un triangle plus ou moïns allonge.
GENRE HYPÈNE.
2, GENUS HYPENA.
ee
PYRALIS. Zinn. Illig. ete,
PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr. HERMINIA. Latr.
HYPENA. Schrank, Treits. John Curtis.
CARACTÈRES GENÉRIQUES.
Palpes inférieurs presque toujours plus longs que le corselet et dirigés en avant, avec leur Prernicr article court et cy- lindrique ; le second long, en forme de sabre droit, et fai- sant un Coude avec le troisième, qui est sécuriforme. — Trompe longue.— Antennes Jfiliformes dans les deux sexes ou & peine ciliées chez le mâle. — Sommet des ailes supé- rieures légèrement fa lqué.
Chenilles [à 14 pattes) effilées, garnies de petites verrues et de poils courts et clair-semés. — Chrysalide allongée con- tenue dans un tissu derni- transparent entre des feuilles ou dans de la mousse,
Nousavons adopté ce genre établi par Schrauk, aux dépens des Herininies de M. Latreiile, dont
les Æypènes se distinguent principalement par
DES LEPIDOPTÈRES, 41 leurs antennes, filiformes dans les deux sexes, et par leurs palpes qui sont droits et dirigés en avant au lieu d’être recourbés au-dessus de la iète comme dans les premieres. Leur manière de vivre dans l’état parfait est d’ailleurs différente : les Herminies, comme on l’a déjà dit, ne se trou- vent guère que dans les bois, tandis que les Hy- pènes fréquentent de préférence les jardins, les parcs et tous les endroits voisins des habitations où elles aiment à s’abriter; quant à leurs che- nilles, toutes ceiles que l’on connaît n’ont que quatorze pattes.
Au reste, si l'on en excepte deux espèces qu'on rencontre partout, la Proboscidalis et la Rostralis. les Hypènes sont assez rares, et quelques-unes ne se trouvent que dans les contrées méridionales.
Les neuf espèces que nous rapportons à ce geure sont susceptibles d’être groupées ainsi qu'il suit, savoir :
{ Proboscidalis. | | Palpalis.* ! plus longs que le corselet, , .. Rostralis.*
Obesalis.*
Palpes | Angulalis.®
inférieurs t Crassatis,
Antiquali:.* Obsitalis. | Lividalis.
sont ceux des espèces que nous
\ Moins longs que le corselet
Nota, Les noms maiques d'une *
n'avons pu nous p'ocurer, ou que nons possédons en trop mauvais
état pour étre dessinées: nous les dennerons plus tard.
42 HISTOIRE NATURELLE
PÉIVAIESAUSE LE VERS ALIAS I RS AIRIS NTBS VIS SASANLS LEA LA LA SALES LT AAA NA LEA
CMEXVIIL HYPÈNE PROBOSCIDALE.
HYPENA PROBOSCIDALIS. (PL. 2, fig. 2)
Hypr£Na PROBosCIDALIS, Schrank, Faun, boic, 11. B. 2. abth, S. 58. n. 1702. Treits, Schmett, von europ, t. vi. pag. 22 HÈATE
Pyraris PROBOsCIDALIS. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. Lang. Verz. Gotze. Muller. Brahm. Hubn. tab. 0. fig. 7. {mas.) Larv, lep. v1 pyr. 1. pseudogeom, C. à. fig. 2. c.
PHALÆNA PROBOSCIDALIS, Fabr. Ent, syst.111. 2, 221, 345. Clerck. tab. v. fig. 4. Scop. Ent. carn. p. 229. n° 606.
PHALÆNA ENSALIS. Fab. Ent, syst. 111. 2. 221. 344.
CRAMBUS PROBOSCIDEUS et ENSATUS. Fabr. Ent, syst. suppl. 465. 7. et 8.
Le museau (Pyr. PROBOSCIDALIS). Devill. Ent, linn. tom, 11, pag. 433. n° 780.
HERMINIE PROBOSCIDALE. Latr, Dict, d’hist. nat, 2° édit, vol, 14, p. 396.
Kleemann. Beitr. tab, xxx1. fig. 1-10, S. 269.
Envergure, 15 à 16 lignes.
Les ailes supérieures sont au-dessus d’un gris- roussâtre chargé d’atomes bruns, et traversées par deux lignes d'un brun ferrugineux presque parallèle, l’un pres de la base, courbe et souvent
DES LFPIDOPTÈRES. 43 à peine indiqué, l’autre au milieu , flexueuse et toujours bien marquée. Entre cette dernière ligne et le bord terminal, on en remarque une troi- sième d'un brun-noirâtre, sinueuse et dentelée, mais peu arrêtée : elle est souvent accompagnée d’une série de petits points, moitié blancs et moitié noirs, qui ne sont bien apparents que sur les individus fraichement éclos. Le dessus des ailes inférieures est entièrement d’un gris- cendré.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris un peu jaunâtre, chargé d’atomes bruns sur les bords, principalement aux ailes inférieures avec une raie et un point discoïdal noirâtre, mais à peine marqué, sur ses memes ailes.
La tête et le corps:sont de la couleur des ailes, ainsi que Îes antennes, les pattes et les palpes. Les premières sont filiformes dans les deux sexes(1), le secondes n’offrent rien de par- ticulier. Quant aux palpes, leur conformation mérite une description détaillée : ils sont plus longs que le corselet, très-comprimés, droits et dirigés en avant en forme de museau allongé ou
(1) M. Latreille s’est mépris en disant que le mâle de cette espèce a une sorte de nodosité allongée au milieu de ses an- tennes : cette nodosite n'appartient qu'aux Herminies Tarsi-
plumalis et Criualrs.
44 HISTOIRE NATURELLE
de trompe, d’où vient le nom de Proboscidualis donné à cette espece. Leur premier article est court et cylindrique ; le second est très-long et en forme de lame de sabre presque droite; le troi- sieme , dont la longueur équivaut à peine au sixième de celle du précédent, est sécuriforme et fait un coude avec lui. Ces deux organes, dans l'insecte vivant, sont parfaitement réunis, à l'exception des deux derniers articles, qui sont divergents; mais ils s’écartent dans toute leur longueur, lorsqu'il est mort.
La chenille a quatorze pattes et trois quarts de pouce de longueur. Elle est assez efilée, et d'un vert d'herbe plus foncé en-dessus qu’en dessous, avec les incisions des anneaux jaunes et profondes, une raie dorsale obscure , et de pe- tites verrues d’un vert-päle,surmontées chacune d’un poil brun assez épais. La tête et les pattes écailleuses sont brunes, etles pattes abdominales blanches.
Cette chenille vit sur l’ortie briülante (urticu urens). On la trouve pour la premiere fois au commencement de mai; et pour la seconde fois en juillet. Le papillon provenant de la p ‘emere genération parait à la fin de mai; et celui de la seconde en août. La chrysalide est un peu allon- cée, d'un rouge-brun sombre, avec les étuis des ailes fort longs, les stigmates tres-apparents
DES LÉPIDOPTERES. 49 et quelques petites barbes à son extrémité anale. Elle est contenue dans un tissu blanchâtre, en- veloppée de quelques feuilles retenues par des fils.
L'Hypene Proboscidale se trouve con:muné- ment dans les orties qui croissent le Ing des murs et dans les fossés qui bordent Îles pares et les jardiss.
40 HISTOIRE NATURELLE
SENS ANR LR NA U URSS EUR ARR RNA RNA RENAN RS SRE AS ARS D HR UE
CMLXIX. HYPÈNE ROSTRALIE.
HYPENA ROSTRALIS. (PI. 2, fig. 5 et 6.)
—
HyxpEeNa rosrraris, Schrank. Faun. boic. 11, B, 2. abth. S. 58. n° 1703. Treits. Schmett, von europ. tam. vil. p. 29. n° 6.
PyRaLis ROSTRALIS, Linn. Illis, Wien. Vert, Fuessl. Lang. Verz. Gotzc. Hubn. tab, 2. fig. 10 (fœm.)
PyRr. RADIATALIS. Hubn, tab, 20. fig, 134. Larv. lep. vi. pyr. 1. pseudogeom. C, a, fig. 1. a. b.
Pyr. rinEars. Wien. Verz. Illig.
PHALÆNA ROSTRALIS, Fabr. Ent. syst, 111, 2, 222. 547. Brahim. Schwarz. «
Crameus RosrRATUS. Fabr. Ent. sys, suppl. 466. 11.
LE vouprer (pyr. RosrRALIS), Devill, Ent, linn, t. 11. pag. 434, n°t78xe
Le TOUPET À POINTES, Geoff. tom. 11. pag. 168. n° 116.
Hermine museLLiÈRE. Latr. Die, d’hist. nat, 2e éd, vol, 14. pag. 306.
CRAMBE ROSTRÉE (c. ROSTRATUS), }’alkenaër. Faune par, tom: 11. p. 312. n° 3.
Roësel, Ins. 1. clas. 1v. tab. 6. fig. 1-5. Envergure 11 à 32 lignes,
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris brun marbré de fauve, avec la moitié de leur surface, à partir de leur base, d’une teinte plus
DES LÉPIDOPTÈRES. 43 foncée. Ces deux nuances sont séparées par une ligne noire transverse légèrement flexueuse , et bordée de blanchâtre extérieurement. En dedans dé cette ligne on remarque un petit trait noir horizontal, avec deux points également noirs à chacun de ses bouts. Les deux points extérieurs sont très-rapprochés et presque contigus à la ligne dont nous venons de parier; les deux autres sont plus écartés et placés au milieu de l'aile. Ces points forment relief, et le plus saillant des quatre estentouré de blanchatre. On remarque en outre sur la partie claire des ailes quelques légères ondulations fauves et une tache oblique d’un brun-noirâtre à leur somimet. Enfin la frange, légèrement dentelée, est fanve , entrecoupée de noirâtre et précédée d’une ligne noire interrom- pue par les nervures.
Le dessus des ailes inférieures est entièrement d’un gris-noiratre uni.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris un peu jaunâtre et chargé d’atomes bruns, avec une ligne arquée et un point discoïdal noirâtre sur chaque.
La tête, le corps et les autres parties qui en dé- pendent sont de la couleur des ailes. Les antennes, sont filiformes dans les deux sexes. Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire; mais les palpes méritent une description particulière. Ils sont
AS HISTOIRE NATURFLLE
plus longs que le corselet; très-droits et Gi:igés en avant; leur second article est large, épais et velu dans toute sa longueur, et le troisième beau- coup plus petit et plus mince, est sécuriforme avec son extrémité nue.
Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec l’'Hypène Obsitalis, et offre comme elle plusieurs variétés dans lesquelles le dessin des ailes supé- rieures est plus ou moins effacé, ce qui peut donner lieu de les confondre : mais un caractère invariable qui les distingue, c’est un ou deux points blancs qu'on voit toujours à l'angle supé- rieur des premières ailes de PObsitalis en-des- sous, ce qui n'existe pas chez la Rostralis. D'ail- leuis la conpe de leurs ailes est bien différente et les palpes de celles-ci sont beaucoup plus longs. La chenille à quatorze pattes; elle est verte, avec une ligne dorsale brune très-fine, deux lignes latérales blanches au-dessus des stigemates, et plus bas une ligne transparente à travers la peau, qui disparaît au milieu de cha- que anneau. La tête et le corps sont garnis de petites verrues noires.
Cette chenille, dont les mouvements sont vifs, est assez élancée et s’amincit en arrière. Elle vit principalementsur le houblon commun (kumulus lupulus}et sur lortie brülante (urtica urens). On
la trouve parvenue à toute sa taille, à deux
DES LÉPIDOPTÈRES. 49 époques , en juin et en septembre. Le papillon de la première génération se développe au com- mencement de juillet, et celui de la seconde dans le courant de l’automne. La chrysalide est d’un brun sombre et. de forme allongée. Elle est con- tenue dans un tissu gris transparent enveloppé de feuilles retenues par des fils.
L'Hypène Æostrule se rencontre moins fré- quemment en été qu'en automne ; dans cette der- nière saison, il n’est pas rare d'en trouver d’en- gourdies sur les murs, dans les serres et les habitations qui donnent sur des jardins.
4 “e
PS
NOCTURNES, V.—TIe Partie.
5o HISTOIRE NATURELLE
Un ASS LAVAL LEURS SV IVALE VILLERS SE SVLYSILALILALILALRLALOUR TS LAS LES SR
CMLXX. HYPÈNE ÉPAISSE. HYPENA CRASSALIS. (PI. 2, fig. 3 et 4.)
HypEna crassaris. Treits. Schmett. von europ. tom. vi: pag. 24. n° 2. Curtis. vol, vr, tab. 288.
PuaLæna crassazis, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 222. 340.
CramBus cRAssALIS. Fabr, Ent. syst. suppl. 466. 13.
PyRALIS AGHATALIS. Aubn. tab. 2. fig. 12. (fœm.) tab. 27. fig. 172. (foœm.)
Envergure , 12 à 14 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un brun- noir velouté, avec leur extrémité et le bord in- terne d’un gris-cendré. Cette dernière couleur est séparée de la précédente par une ligne blan-- che sinueuse, bordée de roux; de sorte qu’elle forme comme une bande terminale, sur laquelle on aperçoit une série transverse de points noirs sagittés , bordés de blanc. Indépendamment de cela, on voit une tache oblique d’un brun-noir au sommet de l'aile. Enfin la frange est brune et légèrement dentelée.
Le dessus des ailes inférieures est entièrement d'un gris-cendré, ainsi que le dessous des quatre ailes, dont le centre est occupé par un petit point noirätre à peine visible.
DES LÉPIDOPTÈRES. bi
La tête, le corps et les autres parties qui en dépendent sont de la couleur des ailes. L'abdo- men est crêté sur les trois premiers anneaux. Les antennes sont filiformes dans les deux sexes. Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire, Quant aux palpes, ils sont à peine une fois plus longs que la tête, dont le chaperon , il est vrai, est trés-avancé ; leur second article est droit, large et très-velu à sa base , et quatre fois plus long que le troisième, qui est sécuriforme et blanc à son extrémité.
M. Amédée Cauchy a trouvé en Suisse une belle variété dé cette espèce qu’il a bien voulu nous communiquer. Elle est tellement tranchée qu’on serait tenté d’en faire une espèce distincte; cependant en l’examinant attentivement, on voit qu'elle ne diffère des individus ordinaires que parce que la bande terminale de ses ailes supé- rieures est presque aussi foncée que le reste de leur surface, et parce que la ligne blanche qui la sépare du fond n’est pas bordée de roux et se termine au bord interne au lieu de se pro- longer jusqu’à la base. Au reste on en jugera par la figure que nous en donnons, en la com- parant avec celle de l'espèce ordinaire (1).
(1) La figure donnée par Hubner, pl, 27, n° 172, res- semble beaucoup à cette variété , et il la rapporte comme nous à la Crassalis, qu’il nomme Achatalis.
4.
59 HISTOIRE NATURELLE
La chenille ressemble beaucoup à celle de la Proboseidalis ; cependant ses incisions ne sont pas aussi profondes. Elle est d’un vert vif, avec trois raies longitudinales d’un vert plus sombre, des stigmates noirs et quelques points pâles sur les anneaux. Sa peau paraît comme veloutée.
M. Treitschke, à qui nous avons emprunté cette description, ajoute qu’on la trouve de juillet en septembre sur l’erica vulgaris et l’ur- aca urens. Elle se métamorphose avant l'hiver, et son papillon se développe en mai et juin.
L’Hypène Épaisse habite de préférence les contrées montagneuses. Je l'ai prise une fois dans le département de la Lozère. Elle est com- mune aux environs de Cherbourg, suivant M. le capitaine de Villiers.
&
DES LÉPIDOPTÈRES. 3
PE EEE EE EE EE EE EL ETS LS RL SES LS LS 1225228 L EL EDR ELSRS RER
CMLXXI HYPÈNE ANCIENNE. HYPENA OBSITALIS. (PI. 3, fig. 1 et 2.)
Hypena oBsirazis. Z'reits. Schmett. von europ. tom. vir. pag. 32. n° 7. Pyrauis ogsiraLis. Hubn, tab. 25. fig. 164. (mas.) fig. 165.
(fœm.) tab, 28. fig. 179. (mas.)
Envergure, 13 à 14 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d'un gris- fauve marbré de brun et chargé d’atomes de cette dernière couleur, avec la moitié de leur surface, à partir de leur base, d’une teinte plus foncée. Une ligne transverse à la fois sinueuse et légérement anguleuse, d’un brun noir et bor- dée de blanc extérieurement, sépare la partie claire de l'aile de sa partie foncée. Au milieu de cette dernière on aperçoit à peine trois points noirs saillants placés triangulairement. Sur la partie claire on voit trois taches dont les bords ne sont pas arrêtés, savoir : une blanche contigué à la partie foncée, une fauve chargée de deux petits traits noirs à l’angle supérieur , el une jaune chargée d’atomes bruns, à l’angle anal. Enfin la frange est jaunâtre , entrecoupée
94 HISTOIRE NATURELLE
de brun et précédée d’une ligne noire inter- rompue par les nervures.
Le dessous des ailes inférieures est entière- ment d’un gris-cendré uni, avec la frange jau- nâtre.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris-fauve chargé d’atomes bruns, avec deux points blancs au sommet des supérieures.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que les autres parties qui en dépendent. Les antennes sont filiformes dans les deux sexes. Les pattes n'offrent rien d’extraordinaire ; et quant aux palpes , ils ressemblent à ceux de la Rostralis , mais ils sont moins longs.
Cette espèce est un véritable Protée pour le grand nombre de variétés qu’elle présente; nous en possédons cinq individus, et aucun ne res- semble à l’autre : cependant tous ont pour ca- ractères communs un ou deux points blancs à l’angle supérieur des premières ailes en-dessous.
L’Hypène Ancienne vole en juillet dans les endroits ombragés et humides, et aime à s’abriter sous les ponts. Elle est rare aux environs de Paris. Ses premiers états ne sont pas connus.
DÉS LÉPIDOPTÈRES. 55
\ LELSLS LOL LOL LS RS LSLS LS LS LS LS LS LE LS LS LS LORS LS LS LS LS LS LS SSL LL EL ETS L ER)
CMLXXII HYPÈNE LIVIDE.
HYPENA LIVIDALIS. (PI. 3, fig. 3.)
HypPENa LivipaLis. Treits, Schmett. von europ. tom. vu.
pag. 33. n° 8.
PyraLis LiviDALIS. Hubnr. tab. 2. fig. 11, (mas.) tab. 29.
fig. 186. (fœm.)
Envergure, 9 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont traversées en-dessus et dans leur milieu par une ligne oblique blan- che. Depuis cette ligne jusqu’au corselet elles sont d’un gris-jaunâtre, avec un reflet vert; et du côté opposé, elles sont d’un gris-cendré, avec une éclaircie blanchätre qui descend de l'angle supérieur.
Le dessus des ailes inférieures est entièrement d’un gris-roussâtre, comme le dessous des quatre ailes.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes, ainsi que les antennes, les pattes et les palpes. Les antennes sont filiformes dans les deux sexes. Les pattes n’offrent rien d’extraordinaire. Les palpes sont un peu moins longs que le corselet
56 HISTOIRE NATURELLE
et ont la même forme que ceux des espèces pré- cédentes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus , n'habite que les contrées méridio- nales de l’Europe. M. Alexandre Lefebvre la rapportée de Sicile, et l'individu figuré a été trouvé par M. le capitaine de Villiers dans les environs de Montpellier, M. Poey a rapporté de Cuba une espèce qui paraît parfaitement iden- tique avec celle-ci.
Pyralites. Nocturnes. UV
_ TL. COX
P Dumenil Pérrit et direxit
1et 2 Hyvpène Ancienne sidi) femelle et var. 3 I. Livide /Zardatis fem.
4 Madope du Saule adcabs/male . 5 Aglosse Cuvree Cpreaks) le. Éd der Grasse Penguinalis) fem.
- Ç L + pe DES LÉPIDOPTÈRES. 57 ECC ELLTELLILS I LIL LS LS SOLIDES LS LCL LC LS LOL LS LORD R SRE LL LL 2 LE PT
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos , et formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE MADOPE.
3. GENUS MADOPA.
PYRALIS, Linn. Illig. etc. PHALÆNA. Fabr. HERMINIA. ZLatr.
HYPENA. Schrank. Treits. MADOPA. Stephens, John Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courbes débordant trés-peu la téte, avec le second article sécuriforme et le troisième cylindrique. — Chaperon aigu et avancé. — Trompe longue. — Antennes. du mâle légèrement ciliées.
Chenilles (à quatorze pattes ) lisses, très-effilées et s'amin- cissant encore à leurs deux extrémités. — Chrysalide également trés-effilée, contenue dans une coque oblongue
composée de soie et de rognures de bois.
Ce genre établi par M. Stephens (1) et que
(1) Stephens ( James Francis), auteur d’un ouvrage anglais intitulé : Z{ustrations of British Entomology, n° 1-8. London, 1827, in-8°.
58 HISTOIRE NATURELLE
nous avons adopté, ne se compose jusqu'à pré- sent que d’une seule espèce (Salicalis) que nous avons retranchée du genre Hypena, dont elle s'éloigne principalement par la courbure de ses palpes.
Trompé par son facies, nous avions compris par erreur cette espèce dans notre tribu des Phalénites (1); nous la rétablissons ici à sa véri- table place.
oo 4
(1) Tome virr, 1° partie, page 153.
DES LÉPIDOPTÈRES. 59
ARRARITILIAS AIRES SU RULES AS AS NT LS LS LIL LAS VISA VAS RS VRAIS SIN AS AVR SE D BA RS
CMLXXIHI. MADOPE DU SAULE. MADOPA SALICALIS. (PI. 3, fig. 4.)
HyPENA sALICALIS. Zreits, Schmett. von europ. tom. vir. pag. 34. n° 9.
PyraLis sazicaLis. Wien, Verz. Illig. Lang, Verz.Gotze. Hubn. tab, 1. fig. 3. (fœm.)
Paaræna sazicazis. Fabr. Ent. syst. nr. 2. 227. 369.
PHaLÆNa OBLIQUATA. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 185. 203.
PyraLe DU SAULE (PpyR. SALICALIS). Devil. Ent. linn. t. 11.
pag. 441. n° 798.
Envergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- plombé luisant, et traversées obliquement par trois lignes d’un brun-ferrugineux et bordées de jaune, l’une extérieurement (c’est la première en venant de la base), et les deux autres in- térieurement, Les deux premières lignes sont droites ; la troisième qui aboutit à l’angle su- périeur est courbe.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- roussâtre, avec un commencement deligne brune qui part de l’angle anal.
Le dessous des quatres ailes est d’un gris-pâle luisant,
60 HISTOIRE NATURELLE
La tête et le corps sont de la couleur des ailes supérieures , ainsi que les autres parties qui en dépendent , et le bout de l'abdomen est jaune.
La chenille vit sur différentes espèces de saules. Elle n’a que quatorze pattes. Elle est très- effilée et s’amincit encore aux deux extrémités. Elle est d’un vert tendre, avec les pattes et la tête d'un vert encore plus pâle; celle-ci est pe- tite et hémisphérique.
Cette chenille subit sa métamorphose au com- mencement de juin, et ne donne son papillon qu'au printemps suivant. La chrysalide est très- effilée et d’un noir luisant ; elle est contenue dans une coque oblongue, composée de soie et de rognures de bois.
L'espèce dont il s’agit se trouve, mais rare- ment, dans les endroits plantés de saules. L’indi- vidu figuré a été trouvé dans les environs de Montpellier, par M. Rambur.
DES LÉPIDOPTÈRES. Gt
SSSR RSR AUS RE LR LA LILALRRRLAL VAR RVOLALAUER LL RL ÉLUS LA LI LALELALALELE RSS
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
formant par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE AGLOSSE.
4. GENUS AGLOSSA.
PYRALIS. Linn. Illig. Schrank. Treits. etc. PHALÆNA Et CRAMBUS. Fabr. AGLOSSA. Latr. John Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs ur peu plus longs que la téte; leur second article presque aussi large que long en forme de losange; le troisième subuliforme. — Trompe nulle ou seulement rudimentaire. — Antennes ciliées chez le mâle. — Ovi- ducte de la femelle térébriforme.
Chenilles (à seize pattes) à peau luisante et ayant une appa-
rence crustacée. Chrysalide contenue dans un tissu de
soie blanche et recouvert de débris des substances environ-
nantes.
CE genre établi par M. Latreille ne renferme jusqu’à présent que deux espèces (Pinguinalis et Cuprealis), dont les chenilles par leur peau glabre
62 HISTOIRE NATURELLE
et luisante, qui a une apparence crustacée, res- semblent à des larves de Coléoptères carnassiers. Aussi se nourrissent - elles comme celles-ci de substances animales , au lieu de vivre de végé- taux comme les autres chenilles. Degeer a donné une histoire détaillée de la premiere, qu’il a con- fondue mal-à-propos avec la seconde, décrite par Réaumur, ainsi qu'on le verra à leur article res- pectif.
D’après leur manière de vivre, les A4glosses ne se trouvent guère que dans l’intérieur des cuisines et offices tenus malproprement
DES LÉPIDOPTÈRES. 63
SRALISISES LE LLELVIEVLLILI ES L YA EL SS LERR AS LVL SAS ENU RTS ELLES LD LL LS L 52
CMLXXIV. AGLOSSE DE LA GRAISSE. AGLOSSA PINGUINALIS. (PI. 3, fig. 6.)
PyRaLIs PINGUINALIS. Zreits. Schmett, von europ. tom. vur. pag. 30. n° 2. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Brahm. Hubn. tab. 4. fig. 24. (mas.)
PHaLÆNA PINGUINALIS, Fabr, Ent. syst. 1. 2. 230. 377.
Crameus pINGuIs. Fabr. Ent, syst. suppl. 468. 27.
PHALÈNE DE LA GRAISSE. Degeer. tom. 11. Mém. 1v. pag. 371. pl. 6. fig. 9-12.
PHALÈNE DES OFFICES. Rolander. Collect. académ. part. étrang. tom. II. pag. 75.
PYRALE DE LA GRAISSE (PYR. PINGUINALIS). Devill, 1om, 11, pag. 436. n° 785.
AGLOSSE DE LA GRAISSE (AGL. PINGUINALIS). Latr. Dict. d’hist. natur. tom. 1. pag. 209. pl. À. 9. 4. John Curtis.
CRAMBE &ras (c. PINGUIS). /alckenaër. Faun. par, tom. 11. pag. 312. n° 5.
Envergure , 12 à 16 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris enfumé luisant, finement chargé d’atomes noi- râtres,avec deux raies transverses de zigzags d’un gris plus clair, bordés de noir des deux côtés, l’une près de la base et l’autre près du bord ter- minal , et un point discoïdal noir entre les deux.
04 HISTOIRE NATURELLE
Ces raies sont rarement bien distinctes et ne consistent souvent qu’en taches et points isolés. Les ailes inférieures en-dessus et le dessous des quatre ailes sont également d’un gris enfumé luisant, mais sans aucun atome noirâtre.
La tête et le corselet sont chargés d’atomes noirâtres comme les ailes supérieures, et l’ab- domen est d’un gris uni comme les ailes infé- rieures. Les antennes et les pattes sont grises et les palpes noiratres, du moins extérieurement.
Cette espèce varie beaucoup pour la taille : l'individu figuré, qui est une femelle, est un des plus grands.
Je n'ai jamais rencontré sa chenille qu’une seule fois contre un mur, où elle cherchait pro- bablement un abri pour se chrysalider; car, l'ayant mise dans ma boite de chasse , je la trou- vai, à mon retour, envelopnée d’un tissu de soie blanche, recouvert de débris de mousses et de plantes que renfermait cette boîte et qu’elle avait entrelacés de quelques fils. Ainsi elle ne me laissa pas le temps de Pobserver pour la décrire. Voici au reste, ce qu’en dit Degeer.
«La chenille est de grandeur médiocre, longue « d'un pouce ou un peu davantage; elle a seize «pattes peu longues. La peau est toute rase ; ce «n’est qu’à l’aide de la loupe qu’on peut y remar- «quer quelque peu de poils très-fins; elle est
DES LÉPIDOPTÈRES. 65
« luisante, de sorte qu'au premier coup d'œil on « la croit écailleuse ou crustacée , quoique au vrai «elle soit membraneuse comme celle de toutes « les chenilles ; mais la peau qui couvre le dessus «du premier anneau est cependant dure et comme «écailleuse. La couleur de toute la chenille est « d’un brun-noirâtre ; mais chaque anneau, ex- « cepté le premier, est divisé en dessus et trans- «versalement comme en deux portions par une «incision qui la traverse , et la première de ces «deux portions, ou l’antérieure , est d’un brun «plus clair ou d’un brun de café; l’autre portion, «au contraire, est d’un brun-noirâtre. La tête, la « plaque écailleuse du premier anneau et le der- «riere sont d’un brun un peu roussâtre, et c’est «aussi la couleur des pattes écailleuses. Les an- «<neaux du corps ont chacun en dessous une « bande transversale du même brun - roussätre. «Sur le second et ie troisième anneau, comme «aussi le long des côtés du corps, on voit dans « la peau des plis et des rides. »
Cette chenille se nourrit principalement de beurre, de lard et autres substances animales grasses; aussi la rencontre-t-on le plus souvent dans les cuisines et les offices tenus malpropre- ment. Rolander, autre naturaliste suédois qui la aussi observée, a remarqué que chacun de ses anneaux es! divisé en deux parties, qui peu-
NOCTURNES, V.— Ile Partre. 5
66 HISTOIRE NATURELLE
vent se séparer l’une de l’autre et se retirer jus- qu’à une certaine hauteur; que le dessous de ces mêmes anneaux a deux plis très-profonds, sus- ceptibles de se resserrer et de se rapprocher jus- qu'à un certain point; de sorte que lorsqu'on enduit cette chenille de lard ou de beurre, ce qui en ferait périr une autre, elle ne parait pas en souffrir, ses stigmates se trouvant à couvert par la contraction de la peau.
Cette chenille n’a pas d'époque fixe pour sa transformation, et il en est de même par consé- quent de l'apparition de son papillon , qui ne reste, au surplus, que trois semaines en chrysa- lide, ainsi que j'en ai eu la preuve par celui qui m'est éclos de la chenille que j'ai trouvée : elle a fait sa coque le 23 avril , et l’insecte parfait en est sorti le 15 mai.
Pour compléter l’histoire de cette Aglosse, il nous reste à dire, d’après Linné, que sa chenille pénètre quelquefois dansles intestins de l’homme. Parmi les vers, dit-il, il n’y en a pas de plus mau- vais; on l’expulse avec le lichen curvatilis.
Nota. Degeer a confondu mal-à-propos cette espèce avec celle que Réaumur appelle fausse Teigne des cuirs, et dont
il est question à l’article suivant sous le nom de Cuprealis.
DES LÉPIDOPTÈRES. 67
RSR: 22 52 LE L SLR LS LS LOL LES RS LS LOL LODEL LE TE Te
CMLXXV. AGLOSSE CUIVRÉE. AGLOSSA CUPREALIS. (PI. 3, fig. 5.)
Pyrazis cupREALIS. 7reits, Schmett. von europ. tom. vu. pag. 38. m1.
Pyr. CAPREALIS. Hubn. tab. 23. fig. 153. (fœm.)
Réaumur, tom, 111. mém. 8. pag. 270. pl. 20. fig. 5-rr.
Envergure, 8 à 12 lignes.
CETTE espèce varie beaucoup pour la taille, comme la précédente. Les ailes supérieures sont en dessus d’un brun-ferrugineux luisant,avec deux raies transverses de zigzags d'un rouge-cuivreux pâle, l’une près de la base et l’autre près du bord terminal. Dans l'intervalle qui les sépare on voit une éclaircie de la même couleur, dont le centre est occupé par un point brun. Enfin, la côte est marquée de cinq points d’un rouge-cuivreux pâle, dont deux forment l’extrémité des deux raies dont nous avons parlé plus haut.
Le dessus des ailes inférieures et le dessous des quatre ailes sont entièrement d’un rougeàtre- pâle luisant.
La tête et le corselet sont de la couleur des ailes supérieures , ainsi que les antennes, les
5.
68 HISTOIRE NATURELLE
palpes et les pattes; et l'abdomen participe de celle des ailes inférieures.
Il nous paraît évident que l'espèce dont parle Réaumur (tome Ill, Mém. VII, page 270, planche 20, fig. 5-11), sous le nom de fausse Teigne des cuirs, est la même que celle dont il est ici question, et non la Pinguinalis, comuie l'ont cru Degeer, Devillers et depuis M. Latreille. Il suffit pour s’en convaincre de lire la descrip- tion qu’il donne de l'insecte parfait. Nous croyons donc devoir rapporter ci-après ce qu'il dit de sa chenille, qu'il décrit ainsi : «Elle est de médiocre «grandeur; elle a seize jambes. Elle est entière- «ment d’un ardoisé foncé, et quelquefois d’un «beau noir. Sa peau à toujours un luisant qui «la ferait croire, au premier coup d'œil, écail- «leuse ou crustacée; elle à par-ci par-là quel- «ques poils blancs. »
Ce qui a donné lieu à Réaumur d'appeler cette chenille fausse Teigne des cuirs, c'est que les premiers individus qu'il en trouva s'étaient éta- blis sur quelques livres qu’il avait oubliés à la campagne; ils en avaient rongé la couverture et s'étaient construit, comme les /ausses Teignes de la cire, un long tuyau attaché à cette cou- verture et composé presque en totalité de leurs excréments. Mais il trouva depuis des chenilles
de la même espèce logées également dans des
DES LÉPIDOPTÈRES. 69
tuyaux semblables, sous l'écorce de vieux ormes où elles n'avaient pour se nourrir que des débris d'insectes morts. Ainsi il paraît qu’elles vivent aux dépens de toutes les substances animales desséchées, tandis que celle de la Pinguinalis ne vit que de graisse, de lard, de beurre et autres substances grasses. Lorsqu’elles se préparent à se transformer, elles se font des coques de soie blan- che, assez semblables pour la forme à celles des fausses Teisnes de la ctre, et recouvertes comme elles de grains d’excréments noirs. L’époque de cette métamorphose n’est pas fixe, et il en est de même de lapparition de l’insecte parfait, qui a lieu depuis la fin de juin jusqu’en septembre.
On trouve assez fréquemment l’Aglosse Bron- zée dans les maisons, appliquée contre le mur et dans unué immobilité parfaite ; on la rencontre aussi sur le tronc des ormes, mais plus rarement.
Il est assez étonnant qu'une espèce aussi Com- mune n'ait été décrite par aucun auteur depuis Réaumur, excepté par Hubner et M. Treitschke ; il est probable qu’elle aura été confondue avec la Pinguinalis ; et Degeer parait être la cause de cette confusion, par la fausse citation qu'il a faite de Réaumur en parlant de la chenille de la Graisse, que ce dernier n’a pas connue.
70 HISTOIRE NATURELLE
RE A A AS AS TS RS RTS A RS 8 AS AR 8 RS SES SAS SNS ARS
A. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans l’état de repos, et
formant Par leur réunion un triangle plus ou moins allongé.
GENRE CLÉDÉOBIE.
#
5. GENUS CLEDEOBIA.
PYRALIS. Z/lig. Treits. etc. PHALZÆNA et CRAMBUS. Fabr. CLEDEOBIA. Stephens. John. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs généralement plus longs que le corselet, sé- parés dans toute leur longueur, légèrement courbes et in- clinés vers la terre ; leur second article cylindrique et le troisième subuliforme. — Trompe presque nulle ou rudi- mentaire. — Antennes du mâle très-pectinées ou seule- meñt crénelées. — Ailes supérieures oblongues et trés- étroites.
( Premiers états inconnus. )
CE genre, créé par M. Stephens et que nous avons adopté, se compose pour nous de neuf es- pèces qui font partie, chez M. Treitschke, de son genre Pyrale proprement dit, que nous avons
DES LÉPIDOPTÈRES. Lt
supprimé. Toutes sont propres au midi de l'Eu- rope, à l'exception d’une seule ( Zngustalis) qui se trouve également dans sa partie septentrionale, ou du moins dans sa partie tempérée, telle que le nord de la France. Leur caractère essentiel est d’avoir les palpes courbes et inclinés vers la terre, c’est-à-dire en sens contraire de ceux des Herminies et des Hypènes ; mais elles s'en dis- tinguent en outre par la forme oblongue de leurs quatre ailes, qui leur donne une physionomie particulière. Elles n’ont pas encore été observées dans leurs premiers états.
Nous les partageons en deux groupes, ainsi qu’il suit, SAVOIR :
{ © { Netricalis. Provincialis. plus longs que le corselet, et an-) Græcalis. tennes des mâles Sa Bombycalis.* Angustalis. Connectalis.*
moins longs que le corselet, et antennes des mâles crénelées, .
Suppandalis.
Santa Brunnealis.
|
Nota. Les noms marqués d’un *
sont ceux des espèces que nous n'avons pu encore nous procurer, et que nous donverons
supplémentairement,
”
72 HISTOIRE NATURELLE
RNA DE RL RAR EUR LR RULES SARA RA RU USA S PRE RRL ALES RER
CMLXXVI. CLÉDÉOBIE ITALIENNE. CLEDEOBIA NETRICALIS (1). (PI. 4, fig. 2.)
PYRALIS NETRICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vir. pag. 45. n° 5, Hubn. tab. 24. fig. 158. (mas. )
h s Û 1 1 Envergure, 12 lignes Fe
Les ailes supérieures sont en dessus d’un brun- vineux, avec deux lignes transverses d’un blanc un peu jaunâtre. La premiére (celle qui avoi- sine la base) décrit un angle obtus; l’autre est flexueuse et légèrement ondulée Dans le milieu de l'intervalle qui les sépare, on remarque une petite tache noire ocellée, placée sur une ligne lou- gitudinale blanchätre. Une ligne semblable, mais plus courte, se voit à la base de chaque aile. Les nervures sont fortement marquées par des lignes épaisses d’un noir-brun. Enfin la côte est d’un brun foncé et ponctuée de blanchâtre.
Les ailes inférieures sont d’un brun-noirâtre chargé de poils rougeâtres à leur base, et tra-
CRU me US
(1) Il nous a été impossible de trouver létymologie de ce
mot, qui est probablement estropié.
Pyralites.
4 ée à" SRAGON
Vocturnes.
—"
Drames et dira. 1 Cledeobie Grecque/Græcaks/mäle. 2 Idem _ltalienne/éraaks/mâle . 3 Idem : Provençale//rovincahs/male . 4 Id . Etroite (Angustaks) male 51. Jaunatre (Suppandalis) fem. 6 Id. Brunatre (Brunneals/ male .
À
d
de &
Us TM TRE) LS NN
DES LÉPIDOPTÈRES. 79
versées au milieu par une raie courbe d’un blanc-jaunâtre ou roussàtre.
La frange des quatre ailes est blanchâtre ; leur dessous est d’un gris-brun-vineux, avec un point discoïdal noirâtre et une ligne courbe jaunâtre sur chacune d'elles.
La tête et le corselet sont d’un brun-vineux, avec les pattes et le bord des épaulettes blan- châtres., L’abdomen est noirâtre avec son extré- mité jaunâtre. Les palpes sont bruns en dessus et jaunâtres en dessous, ainsi que les antennes.
Cette description ne concerne que le mâle; la femelle nous est inconnue.
Cette espèce se trouve en Italie, en Sicile, ainsi qu’en Provence, où elle a été prise par M. Donzel. Elle se montre à la fin de juin. Ses premiers états ne sont pas connus.
Nota. Il parait que cette espèce varie pour la taille et pour le fond de la couleur, car l’individu figuré par Hubner est
beaucoup plus petit que le nôtre et d’un jaune-rougeûtre, au
lieu d’être d’un brun-vineux comme celui-ci,
#
74 HISTOIRE NATURELLE
VI VIASELALES LUS LA VIA RL SE D LS LI LIRE LIL SEEN BI LIAIVLOL LEGALES ALL A SENS NRA
CMLXX VII, CLÉDÉOBIE PROVENCALE.
CLEDEOBIA PROVINCIALIS. Mihi. (PL. 4, fig. 3.)
Envergure, 11 lignes et demie.
Les quatre aïles sont en dessus d’un brun- jaunâtre ou feuille-morte. Les supérieures sont traversées par deux raies d’un jaune-clair bordé de noirûtre, l’une près de la base, qui décrit un angle assez aigu; l'autre vers le milieu, qui est flexueuse. L’intervalle qui sépare ces deux raies est coupé par deux lignes horizontales égale- ment d’un jaune clair. La supérieure est inter- rompue au milieu par un point noirâtre; l’infé- rieure s'étend jusqu’au corselet. Cinq petites lignes noires, qui correspondent aux nervures, se remarquent entre la raie flexueuse dont nous avons parlé plus haut etle bord terminal. Enfin la côte est jaune et ponctuée de brun. Les ailes inférieures sont traversées au milieu par une raie flexueuse jaune, bordée intérieurement de noirâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que parce qu'il est d’une teinte plus claire,
DES LÉPIDOPTÈRES. 70
et aussi parce que les ailes inférieures sont mar- quées d’un point discoïdal brun, comme les su- périeures.
La tête et le corps, ainsi que leurs parties ac- cessoires, sont d’un jaune-brun un peu plus clair que celui des ailes.
Cette description ne concerne que le mâle; la femelle nous est inconnue.
Cette Clédéobie ressemble beaucoup pour le dessin à la Vetricalis ; mais elle en diffère telle- ment pour la coupe d’ailes et le fond de la cou- leur, que nous la considérons comme une es- pèce distincte. Elle nous a été communiquée par M. Donzel , qui l’a trouvée dans les environs de Digne, le 24 juin 1829.
Poe
#
76 HISTOIRE NATURELLE
PISTES SAS NS RS AN RU RS RS RE D RU RS LAS RSR SE NE SE EN RS AU SSSR SAS ANR
CMLXXVII. CLÉDÉOBIE GRECQUE.
CLEDEOBIA GRÆCALIS. Mihi. (PI. 4, fig. 1.)
Envergure, 11 à 12 lignes et demie.
Les ailes supérieures en dessus sont d'un rouge de brique, avec deux raies transverses et anguleuses d’un jaune-fauve , l’une près de la base et l’autre au milieu. Le centre de l’inter- valle qui sépare ces deux raies est occupé par un point brun placé près d’une éclaircie jau- satre. Le bord terminal est longé par une série de petites taches cunéiformes du même jaune que les deux raies précitées. Enfin la côte est brune et ponctuée de jaune.
Les ailes inférieures en dessus sont également d'un rouge de brique, mais beaucoup plus foncé, et sont traversées au milieupar une bande étroite et légèrement anguleuse d’un jaune-fauve. Le bord terminal est aussi longé par une série de petites taches cunéiformes de cette couleur, et dont les intermédiaires sont oblitérées.
Le dessous ne diffère du dessus que par une
teinte plus pâle, et aussi parce que les ailes 1in-
DES LÉPIDOPTÈRES. is)
férieures sont marquées d’un point discoïdal brun, comme les supérieures.
La tête et le corps sont d’un jaune-fauve, ainsi que les pattes et les palpes. Les antennes sont brunes.
Cette description ne concerne que le mâle ; la femelle nous est inconnue.
Cette jolie espèce, que je crois inédite, m'a été envoyée de la Morée par mon fils; il Pa trouvée dans les environs de Navarin.
78 HISTOIRE NATURELLE
AI SSEIRS SEEN ARS RAR ARS 8 a 9 SR ARR CA RARE A PS A A A É
CMLXXIX. CLÉDÉOBIE ÉTROITE.
CLEDEOBIA ANGUSTALIS. (PI. 4, fig. 4.)
Pyraris aAnNGusrazis, Zreits. Schmett, von europ. t. vix. pag. 46. n° 6. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 4. fig. 21. (mas.) tab. 19 (1). fig. 123. (fœm.)
PyraLis cuRTALIS. {{lio. N. ausg. dess. 11. B. S. 8. n. 8.
PHaLÆna ERIGALIS. Fabr, Ent. syst. 111. 2. 237. 408.
PHazÆNa curTaLis, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 237. 409.
CRAMBUS ERIGATUS. Fabr. suppl. 469. 30.
La COURTE (PYR. ANGUSTALIS). Devil. Entom, linn. t. 1v. pag. b19.
CLEDEOBIA ANGUSTALIS. Curtis. Envergure, 10 à 11 lignes.
Les ailes supérieures en dessus sont d’une couleur testacée ou ferrugineuse, avec deux raies transverses d’un brun-rouge, l’une arquée près de la base , et l’autre flexueuse à quelque distance du bord terminal : celle-ci est bordée _de jaune-rougeâtre extérieurement. L’intervalle
(1) Il y a erreur dans cette planche d’Hubner: le nom de
la figure 123 appartient à la figure 124, et vice versd.
DES LÉPIDOPTÈRES. 79
qui sépare ces deux raies est quelquefois plus foncé que le reste de l’aile, ce qui forme alors comme une bande, dans le milieu de laquelle on voit toujours un petit point d’un brun-rouge. La côte est marquée dans presque toute sa longueur d’un grand nombre de points ou de petites stries jaunâtres,
Les ailes inférieures en dessus sont d’un cendré-noirâtre légèrement teinté de rou- geàtre.
Le dessous des quatre ailes est de la même couleur que le dessus des ailes inférieures, avec une raie d’un jaune-rougeûtre parallèle au bord terminal sur chacune d’elles. Cette raie corres- pond à celle du dessus sur les ailes supé- rieures.
La tête et le corps participent de la couleur des ailes. Les antennes, les palpes et les pattes tirent davantage sur le gris que sur le rou- geatre.
Cette description faite sur le mâle peut s’ap- pliquer également à la femelle, avec cette diffé- rence que celle-ci est généralement d’une teinte plus claire.
La chenille n’a pas encore été observée ; mais M. Treitschke pense qu’elle pourrait bien vivre sur l’épilobe des marais (epilobium palustre), attendu que Îe papillon vole, autour de Vienne,
80 HISTOIRE NATURELLE
sur les prairies humides où abonde cette plante. Cependant je n'ai jamais trouvé celui-ci aux environs de Paris que dans des localités sèches; et M. Poey l’a pris en quantité sur les hauteurs de Chaillot qui font face au pont d’Iéna.
Cette espèce vole dans les premiers jours de juillet : la femelle est beaucoup plus rare que le mâle.
5 DES LEPiDOPTÈRES. 81
ROIS RR SSII AS NÉ Danses sa SAS AT LAN RDLATELIAS LIVRÉS SIL AUTEVILIAS ALLER NDS
CMLXXX. CLÉDÉOBIE JAUNATRE. CLEDEOBIA SUPPANDALIS. (PT. Â, fig. 5.)
PyRaALIS suPPaNDALIS. 7reits. Schmett. von europ. t. vir.
pag. 00. n° 9. Hubn. tab. 30. fig. 187. (mas.) fig. 189-190. (fœm.) Envergure, 11 lignes.
Le fond des quatre ailes en-dessus est couleur d'ocre. Les supérieures sont traversées par deux raies blanches, ombrées de brun, l’une droite et l’autre flexueuse , avec une éclaircie blanche dans le milieu de l’intervalle qui les sépare. Les inférieures ne sont traversées que par une seule raie également blanche et ombrée de brun, et légèrement flexueuse. _:
Le dessous ne diffère du dessus que par un point noirâtre au centre de chaque aile.
La tête et le corps, ainsi que leurs parties ac- cessoires, sont de la couleur des ailes. Les palpes sont beaucoup plus courts que dans les espèces précédentes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus , ne se trouve que dans les contrées méridionales. L'individu figuré a été pris par M. Adrien de Villiers dans les environs de Mont- pellier.
NOCTURNES, V.— Ile Partie. 6
82 HISTOIRE NATURELLE
PILIETEBTE VS LOVE VERT LS LAS LE RER V VE VA LS LI LS ASIE I VV LL LES LULIALASTALANEATES
CMLXXXI. CLÉDÉOBIE BRUNATRE.
CLEDEOBIA BRUNNEALIS. (PI. 4, fig. 6.) PyRaALIS BRUNNEALIS. Treits. Schmett, von europ. tom, vrr. pag. 48. n° 7.
PyraLis GLAUGINALIS. Hubn. tab. 19. fig. 126. (mas.)
Envergure, 11 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- jaunûtre, et traversées par deux doubles lignes d’un brun-noirâtre, avec un point de la même couleur dans le milieu de l'intervalle qui les sé- pare. La première (celle qui avoisine la base) est légèrement arquée, la seconde est flexueuse. Le limbe et la côte sont ponctués de noirâtre.
Les ailes inférieures sont en-dessus d'un gris- cendré, avec une ligne de points bruns qui pré- cède la frange.
Le dessous des quatre ailes est entièrement d'un gris-roussâtre.
La tête et le corps sont d’un gris-jaunâtre , ainsi que leurs parties accessoires.
Cette description ne concerne que le mâle : la femelle nous est inconnue.
Cette espece, dont les premiers états sont in- connus, vole en juillet dans le midi de la France.
= DES Os DES LEPIDOPTÈRES. S3 LL LL LD LL RER ELLE LS LA LS LALS LED LOL LADA LILALA LIL) RS Re EU ee 8 Te Te PP
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu, ne couvrant pas entiérement les inférieures dans l’état de
repos , et formant plus ou moins la queue d’hirondelle par leur rapprochement.
GENRE ODONTIE. 6. GENUS ODONTIA. HMihi.
PYRALIS. Hubn. Wien. Verz. Devill. etc. PHALÆNA Er CRAMBUS. Fabr, NOCTUA. Fabr. Esp.
SCOPULA. Schrank. Treits.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs aussi longs que la téte, droits, connivents et se terminant en pointe trés-aiguê. — Trompe nulle ou rudimentaire, — Antennes filiformes et corps assez épais dans les deux sexes.
Chenille (à seize pattes) glabre, amincie aux deux bouts.— Chrysalide contenue dans un tissu en forme de sac entre des feuilles.
M. Curtis n’a fait qu'indiquer ce genre dans son index sans lui donner le nom; en l’adop- tant nous l'avons appelé Odontia. H se compose
6.
8. HISTOIRE NATURELLE
d’une seule espèce ( Dentalis ) que nous avons retranchée du genre Scopula, créé par Schrank et suivi par M. Treitschke.
Nous renvoyons à l'histoire de cette espèce pour ne pas nous répèler.
DES LÉPIDOPTÈRES. 85
RALSLELSSS LOL LS LS LS LOL SOLS LOL SLA LS SOLE LS LOTS LS DEL SL LE LE: 22:12221212)1:]
CMLXXXIIL ODONTIE DENTELÉE.
ODONTIA DENTALIS. (PI, 5, fig. 1.)
-
ScopuLa DENTALIS. Schrank. Faun, boic. 11, B. 2. absh. S. 59. n° 1706. Treits. Schmett, von europ. tom. vi. p- 94. n° 2.
Pyr. peNTaLISs, Aubn. tab. 4. fig. 25. (mas.) Larv. lep, vr.
Pyr. 11. pseudobomb. B. b. fig. 1. a-d, Wien. Verz. Ilig. Gotze.
Nocrua FuLMINANS. Fabr. Ent. syst. 111. 2, 104, 311.
PHALÆNA RAMALIS. Fabr. Ent, syst. 111, 2. 230. 378.
Crameus RAmaALIS. Fabr. Ent. syst. suppl. 469. 28.
La DENTELÉE (P. RAMALIS). Devill. Entom, linn. tom, 1v.
pag. 517. Nocrua RabraTA. Esp. Schm. 1v. th. tab. 126. fig. 2-5.
Lnovergure, 10 à 11 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont olivâtres, et traversées obliquement par une bande blan- che radiée, c’est à-dire profondément sinuée et dentelée, et finement bordée de noir extérieu- rement. La frange est large, blanche et entre- coupée de brun -noirätre.
Les ailes inférieures en-dessus sont quelque- fois entièrement d’un gris-noirâtre, mais le plus souvent d’un blanc -sale, avec une bande grise
86 HISTOIRE NATURELLE
et profondément dentelée, qui les traverse au milien. La frange est toujours blanche.
Le dessous desailes supérieuresest d’un gris-noi- râtre ; celui des inférieures ressemble au dessus.
La tête et le corps participent de la couleur des ailes supérieures. Les antennes, les palpes et les pattes sont d’un blanc-jaunûtre.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille est renflée dans le milieu et amin- cie à ses deux bouts. Elle est d’un blanc-jau- nätre ou couleur de paille, avec un grand nombre de points bruns, dont ceux du dos sont plus gros que les autres. La tête est brune, ainsi que le premier anneau, qui est coupé lon- gitudinalement par cinq lignes jaunâtres, dont une dorsale et quatre latérales. Les pattes sont de la couleur du reste du corps.
Cette chenille vit dans les tiges de la vipérine (echium vulgare), d'où elle ne sort que pour se changer en chrysalide entre les feuilles de cette plante. Cette chrysalide, d’un brun-jaunâtre, est contenue dans un tissu gris, épais, en forme de sac pointu par un bout, large et fendu par l'autre; c'est par ce dernier que l’éclosion a lieu.
Le papillon se montre deux fois : à la fin de juin et au commencement d'août. Il nest pas rare aux environs de Paris, surtout dans les clai-
rieres du bois de Vincennes.
DES LÉPIDOPTÈRES. 87
A RS A RDS À RE 4 0 RS D RL 0 D ET LE URSS AL SLA RTS LORS
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu et allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé- rieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la
queue d'hirondelle par leur repprochement.
GENRE SCOPULE.
7. GENUS SCOPULA.
PYRALIS. Zin. Illig, ete. PHALÆNA. Fabr. etc.
BOTYS. Zatr.
SCOPULA. Schrank. Treits. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courts, coniques, et laissant à découvert les supérieurs, qui sont cylindriques. — Trompe longue. — Antennes simples et corps effilé dans les deux sexes.
Chenilles (à quatorze pattes ) à corps allongé, glabres ou légèrement velues. — Chrysalide contenue dans une coque dun tissu soyeux en-dedans, et recouverte de molécules
de t-rre ou de débris de plantes au dehors.
CE genre, créé par Schrank aux dépens des Botys, se compose de toutes les espèces chez
lesquelles les quatre palpes sont également Vi-
88 HISTOIRE NATURELLE
sibles. Du reste, les Scopules ue diffèrent guere des Botys , et leur manière de vivre est la même, c'est-à-dire que la plupart fréquentent les lieux aquatiques.
Quant à leurs chenilles, elles sont encore peu connues; celles qui le sont ont le corps effilé et se logent entre les feuilles roulées des plantes dont elles se nourrissent, comme les chenilles des Botys ; mais elles n’ont que quatorze pattes, tandis que celles-ci en ont seize.
Sur les dix-huit espèces que M. Treitschke rapporte à ce genre, il faut en retrancher une (la Dentalis) dont nous avons fait notre genre Odontia ; restent dix-sept dont voici les noms dans l’ordre où elles peuvent être classées :
Sophialis .* Signalis:* Opacalis. lrumentalis. Nyctemeralis.* Ænealis.* Prunalis. Pulveralis. Suffusalis.* Patlidalis.* Nebulalis.”* Margaritalis. Perlucidalis.* Sticticalis. Stramentalrs. Alpinalis.* Olivalis.*
Nota. Les noms marqués d’un * sont ceux des espèces qui nous manquent, et que nous donnerons plus tard si nous parvenons à nous les procurer; car elles sont très-rares pour la plupart, et c'est inutilement que nous avons fait un appel aux principales coliections de France et d'Allemagne pour les
obtenir: elles ne les possèdent pas
DES LÉPIDOPTÈRES. 89
LIL L OLIS RS LS RILS LOL ELLE LS LS RSR SLA LS LL 2E 2228222 RSL LEE LL) DLL 222
CMLXXXIII SCOPULE DU FROMENT.
SCOPULA FRUMENTALIS. (PL. 5, fig. 2.)
SCOPULA FRUMENTALIS. Treits. Schmett. von europ. t. vn. pag. 60. n° 5.
Pyraris FRUMENTALIS, Linn. Illis. Gotze.
PyraLis REPANDALIS, Wien. Verz. Gotze. Hubn. tab. 10. fig. 64. (fœm.)
PHALÆNA REPANDATA. Fabr. Ent. syst, 11. 2, 212. 308.
PYRALE DU FROMENT (P. FRUMENTALIS). Devill. Ent. linn,
tom, 11. pag. 437. n° 786. Euvergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures en-dessus sont d'un brun-verdâtre ou feuille-morte, et traversées par trois raies ou bandes étroites d’un blanc luisant. La première en venant de la base est anguleuse; la seconde se compose de plusieurs taches ovales contiguës lune à l’autre comme les anneaux d’une chaïne; la troisième se com- pose également de plusieurs taches, mais d’une forme irrégulière. Les intervalles qui séparent ces trois bandes sont parsemés de plusieurs petits points ou taches blanches. |
Les ailes inférieures en-dessus sont blanchà-
90 HISTOIRE NATURELLE
tres, avec les nervures et une bordure margi- nale d’un brun feuille-morte. Cette bordure est ponctuée de blanc, et précédée d’une ligne den- telée de même couleur qu’elle, et qui lui est pa- rallele.
Enfin la frange des quatre ailes est blanche et entrecoupée de brun.
Le dessous offre les principaux linéaments du dessus sur un fond blanchâtre, teinté de brun, principalement aux ailes supérieures.
La tête, le corps et les antennes sont de la couleur des ailes. Les pattes sont blanchätres.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce vole en juin sur le bord des champs de blé dans le midi de la France. Ses premiers états ne sont pas connus.
Pyralites 2 PLCCXY.
rare. = F 1 Odontie. Dentelée /Zertaki/mäle. 2. Scopule. du Froment/Æumentli fem. 3 Scop.du Prunellier/Æuna4s) fem. #. Idem .Poudreuse/Zverali/mile
> Id. Parée (Juckcals) fem . 6 et 7: Id. Opaque /Opacaks) male et femelle .
DES LÉPIDOPTÈRES. 91
0 00 a LS MN RU ee 0 NS AS SR 4 DS AR RS 9 PR RD RD AN PR 2 4 A EU MS
CMLXXXIV. SCOPULE DU PRUNELLIER.
SCOPULA PRUNALIS. (PI. 5, fig. 3.)
ScopuLa PRUNALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. pag. 595: 0°/2. Curtis.
PyrALIS PRUNaLIS. Wien. Verz. Illig. Gotze.
Pyrazis LeucopnæaLis. Aubn. tab. 12. fig. 57. (fœm.)
PyRALIS ALBIDALIS. Æubn. tab. 18. fig. 115. (mas.)
PyRaLis ELATALIS. Jllig. Gotze.
PHALÆNA ELATALIS, Fabr. Ent. syst. 111. 2. 232. 389.
L’ÉLARGIE (r. ELATALIS). Devill. Ent. linn. L 1v. pag. 517.
Envergure , 11 lignes et demie.
Les quatre ailes sont en-dessus d’un gris-brun cendré, plus foncé sur les bords que sur Île reste de leur surface. Les supérieures sont traversées, vers leur extrémité, par une ligne dentelée et flexueuse , noirâtre , et marquées au centre de deux taches de cette même couleur, lune réni- formeet l’autre orbiculaire.Onremarqueenoutre, le long de la côte et vers le sommet des mêmes ailes, quatre points blanchätres. Les ailes infé- rieures sont également traversées vers leur extré- mité par une ligne dentelée noirâtre, mais moins
marquée que celle des ailes supérieures, et leur
92 HISTOIRE NATURELLE
centre est occupé par deux points aussi noirà- tres, placés lun au-dessus de l’autre. Enfin la frange des quatre ailes est d’un gris-jaunâtre, et séparée du bord terminal par une ligne de poiuts noirâtres.
Le dessous des ailes supérieures ressemble au dessus. Celui des ailes inférieures est d’un gris- blanchâtre, avec les lignes et les points du des- sus marqués en noir.
La tête, le corps et les antennes sont de la cou- leur des ailes. Les pattes sont blanchâtres.
Cette description concerne les deux sexes.
M. Treitschke considère comme une variété de cette espèce la P. 4lbidalis de Hubner, qui n’en diffère en effet que parce que le fond de ses ailes est blanchâtre, ce qui fait ressortir davan- tage les lignes et les taches dont elles sont mar- quées.
La chenille vit sur le prunier épineux (prunus spinosa), suivant les auteurs du Catalogue de Vienne, et, suivant les renseignements fournis à M. Treitschke par M. de Tischer, entre des feuilles réunies de véronique officinule (veronica officinalis), d'ortie et de framboister. Elle est d’une forme svelte, d’un vert-clair-vitreux, avec deux larges raies longitudinales blanchätres sur le dos, qui ne laissent entre elles qu'un trait étroit de la couleur du fond. On voit sur le premier
DES LÉPIDOPTÈRES. 93 anneau, tout près de la tête, deux gros points noirs, et, sur le milieu de celle-ci, deux points de même couleur, mais plus petits. Les pattes abdominales sont de la couleur du corps, et Îles pectorales tachées de noir.
Cette chenille se trouve de mai en juin sur les plantes citées plus haut. Elle se renferme dans un tissu blanc pour se changer en chrysa- lide, et son papillon se montre au commence- ment de juillet.
La Prunalis se trouve dans les endroits aqua- tiques ; elle n’est pas commune aux environs de Paris.
94 HISTOIRE NATURELLE
nt 6 Se SN 6 ER RE SENS LE D D ER NE AR 0 RL SARA RU LL 8/0 0 NRA ARE NE
CMLXXXV. SCOPULE POUDREUSE. SCOPULA PULVERALIS. {PI 5, fig. 4.)
ScopuLa PuLVERALIS (1). 7reits. Schmett. von europ. t. vir. p. 63. n° 8. Curtis. PyRÂLIS PULVERALIS, Hubn. tab. 17. fig. 10. (fœm.)
Envergure, 10 lignes.
Les quatre ailes tant en-dessus qu’en-dessous sont d’un jaune-paille finement saupoudré de brun, avec deux lignes brunes courbes et pres- que parallèles, mais à peine marquées, sur les supérieures, et une seule ligne semblable sur les ailes inférieures. On voit en outre, dans le mi- lieu de l'intervalle qui sépare les deux premières, un petit point brun également à peine marqué. La frange est simple et d’un jaune-paille clair.
La tête, le corps , les antennes et les paites sont de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
(1) L'ouvrage de M. Treitschke porte Palveralis ; mais
c’est sans doute une faute d'impression.
DES LÉPIDOPTÈRES. 99
Je possède depuis longtemps dans ma collec-
tion deux individus de cette espèce, sans me
rappeler où je les ai pris. Je présume néanmoins
que c’est dans le midi de la France. Hubner et
M. Treitschke sont les seuls qui en parlent, et ils se taisent sur ses premiers états.
UZ
96 HISTOIRE NATURELLE
RDA Le 9 9 A RS AE A NPA EE A RS UE NS A SR GE D ARS RU RL RSA Da RU ne PS
CMLXXXVI. SCOPULE PARÉE.
SCOPULA STICTICALIS. (PI. 5, fig. 5.)
ScopuLA STIGTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. t. vir. pag. 64. n° 9. Curtis.
PyraLis FUSCALIS. Aubn. tab. 7. fig. 45. (mas.)
PyraLis sricricaLis. Linn. S. N. 1. 2. 883. 340. Faun. suec. ed. 2. n° 13b4. Gotze.
PHaLÆNA sricricaLis. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 235. 390.
La PARÉE (P. STiCricALIS ). Devil! Entom. linn. tom. 11.
pag. 438. n° 789. Envergure, 10 lignes et demie,
Les ailes supérieures en-dessus sont d'un gris- brun, avec une bande très-étroite jaune à leur extrémité , une tache en croissant de la même couleur à leur sommet, et une tache carrée d’un jaune plus päle dans leur milieu. D’autres taches d’un blanc-bleuâtre mal arrêtées se voient sur le reste de leur surface, mais n’existent pas sur tous les individus. Les ailes inférieures en-dessus sont également d’un gris-brun, avec deux lignes jaunes , dont une marginale très-fine et l’autre médiane plus épaisse, celle-ci est sinueuse, et s'éteint avant d'arriver au bord interne. Enfin la
DES LÉPIDOPLIÈRES. 97 frange des quatre ailes est simple, large ct d’un gris-noirâtre.
le dessous des quatre ailes est d’un jaune- paille luisant, avec deux taches grises dans le milieu des supérieures. Chaque aile est en outre traversée par une ligne sinueuse grise, et une série de petites taches de cette même couleur, qui longent le bord terminal.
La tête, le corps et les antennes sont d’un gris- brun, et les pattes d’un gris-blanchätre.
Cette description concerne les deux sexes.
L'espèce dont il s’agit vole en mai sur les prairies humides. Elle n’est pas rare dans le midi de la France.
Ses premiers états ne sont pas connus.
%
NocTURNES, V. — Il" Partie.
ES |
98 HISTOIRE NATURELLE
LA LS SR N US STE SNS NS NS RS ASUS LE RS NN LS EE LS LS LS RUES ANS LES LA RS UE ES AS NE EN LA RS
CMLXXXVIT. SCOPULE OPAQUE.
SCOPULA OPACALIS. (PL. 5, fig. 6 et 5.)
0
ScopuLa opAGaALIS, Treits. Schmett, von europ. tom. vit. pag. 68. n° 11.
PyraLis OpacaLISs. Hubn. tab. 26. fig. 169. (mas.) fig, 130. (fœm .)
PyRaLis ÆREALIS. Hubn. tab. 7. fig. 44. (imas.) Envergure, 10 lignes + à 11 3.
Les quatre ailes en-dessus sont d'un brun foncé fortement chargé d'atomes soyeux, de couleur olivâtre, principalement aux ailes supérieures. Celles-ci sont traversées vers leur extrémité par une bande étroite d’un jaune-päle, à la fois flexueuse et anguleuse. Une bande semblable, mais souvent oblitérée à ses deux extrémités, traverse le milieu des ailes inférieures. La frange des unes et des autres est grise et précédée d’une ligne jaunâtre.
Le dessous des ailes supérieures est d’un brun foncé; celui des inférieures est d’un blanc- jaunâtre, avec une raie noirâtre arquée au milieu.
La tête, le corps et les antennes sont de la
DES LÉPIDOPTÈRES. 99 couleur des ailes. Les pattes sont d’une nuance plus pâle. Une touffe de poils jaunes termine l'abdomen du mäle ; c’est la seule différence que nous ayons remarquée entre les deux sexes.
Nous rapportons à cette espèce la P. Ærealis de Hubner, qui n’en est, suivant nous, qu'une variété plus grande et moins foncée.
La Scopule Opaque vole en juillet sur les mon- tagnes secondaires. Elle n'est pas rare dans le midi de la France.
Ses premiers états ne sont pas connus.
LS
100 HISTOIRE NATURELLE
RURAL S SR NA RS DRE VENEN TE VELOLLLITIAUAU LILI SR RU LILISSAIA SAS NS SAS RS LS
CMLXXX VII SCOPULE DU SISYMBRE.
SCOPULA MARGARITALIS. (PL. 6, fig. 1.)
\
SCOPULA MARGARITALIS, Zreits. Schmett. von europ. t. vir. pag. 73. n° 17. John Curtis.
PyRALIS MaRGariTazis. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. Larv. lep. vi. pyr. 1v. legitim. E. a. b. fig. 2. a. b.
PyRaLis ERUCALIS. Aubn. tab. 9. fig. 55. (fœm.)
PHALÆNA MarGariTaLIS. Fabr. Ent. syst. 111, 2. 226. 363.
Germar. U. Zincken, mag. d. Entom. 11. B. d. S. 442.
U. 444.
Envergure, 1 pouce,
Les ailes supérieures en-dessus sont dun jaune-pâle, avec une tache ferrugineuse à leur extrémité. Chacune d'elles est en outre traver- sée obliquement par quaire lignes dentelées éga- lement de couleur ferrugineuse, mais dont les trois premières sont souvent oblitérées ou indi- quées seulement par des points, tandis que la dernière, qui longe le bord terminal, est toujours bien marquée, La frange est d’un brun-ferru- gineux.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-
DES LÉPIDOPTÈRES. 101 jaunâtre chatoyant, avec leur extrémité très légèrement teintée de ferrugineux.
Le Cessous des quatre ailes est de la couleur du dessus des ailes inférieures , avec une tache centrale et une ligne arquée brunes sur les su- périeures seulement. |
La tête, le corps et les antennes sont de la couleur des ailes, et les pattes blanchätres.
Cette Cescription concerne les deux sexes.
La chenille vit sur le sésymbre sauvage (sisym- brium silvestre) et sur Vibéride amère (iberis amara). Elle est fusiforme, avec la tête noire, le corps rayé de gris et saupoucré de noir, et les pattes vrises, Cette chenille vit en société dans une toile commune. Vers le commencement de l'automne, lorsqu'elle a atteint toute sa taille, elle se retire dans la terre et s’y forme une co- que en forme ce barillet, d’un tissu très-blanc à l'intérieur , et revêtue extérieurement de mo- lécules de terre ou de débris de plantes. Elle passe ainsi l’hiver et ne se chrysalide qu’au prin- temps suivant, Le papillon se montre depuis la fin de juin jusqu’au milieu d’août.
L'espèce dont il s’agit est une des plus com- munes du genre, du moins aux environs de Paris. On la trouve partout où croissent les deux plantes sur lesquelles vit sa chenille.
102 HISTOIRE NATURELLE
BELLBILE LIRE VIEIRS LUS RS VAL S LISE D VS ÉÉLITULS LEA S LITE LES NE LENS ANR LS SAS TS
CMLXXXIX. SCOPULE PAILLÉE.
SCOPULA STRAMENTALIS. (PI. 6, fig. 2.)
SCOPULA STRAMENTAIIS. Zreits. Schmett. von europ. t. vai. pag. 76. n° 18.
PyraLis ELUTALIS. Hubn. tab. 10. fig. 62. (fœm.) Zllig.
PHALÆNA PALLIDATA. Berl. Mag. 1v. B. 6. St. S. 618. n.98.
SCOPULA ELUTALIS. John Curtis. Envergure, 1 pouce.
LES ail:s supérieures en-dessus sont d’un jaune-paille clair, avec les nervures, trois lignes transverses arquées et flexueuses , et une tache réniforme centrale d’un brun-ferrugineux. Cette tache est coupée au milieu par lune des trois lignes dont nous venons de parler, lintermé- diaire. Indépendamment de ces trois lignes, on en voit une quatrième arquée en sens contraire des autres, près du bord terminal, et l’intervalle qui la sépare de la précédente est fortement ombré de brun-ferrugineux. Enfin la frange est grise et précédée d’une ligne brune.
Les ailes inférieures en- lessus sont d’un blanc- jaunâtre chatoyant , et légérement bordées de brun-ferrugineux, avec leur frange blanche et tachée de gris au milieu.
Pyr alites ve PL; CCXV.
PTT TT 2
1Sc opule du Sisymbre/Hergarttrhs/mile .2 Idem Paillée (Stramentals) vale.
3 Botys de l’Ortie (Trucals) mâle. 4et5 Id. Lancéolé/Zanceakr/male et fem. G et Gi I. Cendré { Cnerals/wmale et fem .
DES LÉPIDOPTÈRES. 103
Le dessous des ailes supérieures est d’un blanc- jaunâtre chatoyant , avec la côte, un point dis- coïdal et une large bande marginale d’un brun- noirâtre. Celui des ailes inférieures est également d’un blanc-jaunâtre, avec une ligne de points bruns longeant le bord terminal.
La tête, le corps et les antennes sont de la couleur des ailes. Les pattes sont blanches.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus, vole en juillet dans les marais du
nord de la France. Elle est rare dans les collec- tions.
104 HISTOIRE NATURELLE
SALE SNS ER ARS LRQ QE AUS LR 4 ERA RUE RUE ELA DUR LA SL AS LS SEULE I LRLRS LUN ES + D LE
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu, ne courant pas toujours entiérement les inférieures dans
2 . LA L+ l'état de repos , et formant plus ou moins la queue d'hiron-
delle par leur rapprochement.
GENRE BOTYS.
8. GENUS BOTYS.
PYRALIS. Linn. Illig. etc. PHALÆNA. Degcer. Fabr. Geoff. etc. BOTYS. ZLatr. Treits,
SCOPULA. Curtis.
DIAPHANIA. Stephens.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs droits et plus ou moins courts, avec le der- nier article très-aigu. — Trompe longue. — Antennes simples et corps effilé dans les deux sexes. — Ailes supé- rieures plus ou moins lancéolées, et ne couvrant pas tou- jours entièrement les inférieures dans l’état de repos.
Chenilles (à seize pattes) à corps allongé et moniliforme, à Peau transparente et couverte de petites verrues surmontées chacurie d’un poil court. — Chrysalide effilée, enveloppée
21 » . . # d'un léger tissu dans une feuille roulée en cornet.
En comparant ce genre avec celui qui pré- cede,onvoitqueles Botys diffèrent principalement
DES LÉPIDOPTÈRES. 105
des Scopules, en ce que, chez eux, les palpes in- férieurs seuls sont visibles et bien aéveloppés. D'un autre côté, leurs ailes supérieures sont géné- ralement plus allongées et plus aigués, et ils ont pour habitude de les tenir plus ou moins écar- tées dans l’état de repos, en relevant l'extrémité de leur abdomen. Enfin leurs chenilles ont seize pattes, tandis que celles des Scopules n’en ont que quatorze. Toutefois elles se tiennent ca- chées comme celles-ci dans l'intérieur des feuilles qu’elles roulent en cornet, et s’y chan- gent en chrysalide lorsque cette métamorphose a lieu en été ; car si elle ne doit s'opérer qu’au printemps suivant, elles se réfugient alors dans quelques gerçures d’écorce ou dans des fentes de mur pour y passer l’hiver.
La plupart des Borys se trouvent dans les prai- rivs et dans les endroits ombragés et humides ; quelques-uns seulement préferent les lieux secs et élevés. Tous ont le vol court pendant le Jour, et s'écartent peu de la plante qui a nourri leurs chenilles. C’est en battant les buissons et les hautes herbes, qui leur serveut d’abri, qu on les en fait sortir; iais ils ne tarjent pas à y ren- trer, en se cachant sous les feuilles, dans une position renversée, Leur apparition a lieu pen- dant les mois de juin, de juillet et août. Il est rare d'en rencontrer avant et après ce temps.
100 HISTOIRE NATURELLE Ce genre étant tres-nombreux , nous l'avons divisé en trois sections, ainsi qu'il suit : SAVOIR :
A. Les quatre ailes également colorées et traversées par des
lignes qui se continuent des supérieures sur les infé-
rieures.
Urticalis. Silacealis, Sambucalis, Lancealis. Cinctalis. Ophialis * Cineralis. Flavalis. Carnealis.* V'erticalis. Verbascalis. Terrealis.* Hyalinalis. Rubiginalis.
B. Les ailes supérieures plus colorées que les inférieures , et
traversées par des lignes qui ne se continuent pas sur
celles-ci,
Politalis. Ochrealis. Forficalis. Trinalis. Comparalis. Limbalis .* Ferrugalis. Fulvalis. Polygonalis. Pandalis.* Sericealis. Hybridalis.
C. Les quatre ailes à fond uni, avec ou sans taches, mais sans
lignes sur les supérieures comme sur les inférieures,
Unionalis. Gilvalis.* Palustralis.* Palealis. Turbidalis.* Sulphuralis * Æruginalis *
Nota. Les noms marqués d’un *
sont ceux des espèces qui nous manquent, et que nous donnerons plus tard si nous parvenons à nous les procurer, car elles sont très-rares pour
la plupart, et nous les avons demandées inutilement en Alle-
ES
magne.,
DES LÉPIDOPTÈRES. 107
DLL TE TETE TETE EEE TEEN ETES SSSR SES SSL
CMXC. BOTYS DE L'ORTIE.
BOTYS URTICALIS. (PI. 6, fig. 3.)
Borys urTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom, vit. pag. 106. n° 20.
Pyrazis uRTICALIS. Hubn. tab. 12. fig. 78. (mas.) Larv. lep. vi. pyr. 1v. legitim. C. a. b. fig. 1. a. b. Wien. Verz. Iilig. Brahm.
ScopuLa uRTICALIS, John Curtis.
GEOMETRA URTICATA. Linn. S. N. 1. 2. 873. 272. Faun. suec. ed. 2. n, 1297. Fuessl. Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Schwarz. Scopoli.
PHALÆNA HORTULATA. Muller. Faun. frid, p. 51. n. 448.
PHALÆNA URTICATA. Fabr, Ent, syst. 111. 2. 209. 299.
PHALÈNE DE L’ORTIE (c. URTICATA). Devil. Ent, linn. t. 11. pag. 353.
La QUEUE sauNE. Geoff. Hist. des ins. tom. 11. pag. 139. n° 54. Latr. Dict. d’hist. nat, 2€ éd. tom. 1v. pag. 233. De- geer. tom. 1. pl. 28. fig. 12-19. tom. n1. pag. 445.
PHALÈNE URTICOLE (PH. urTicara). Walckenaër. Faun. Paris. tom, 11, pag. 306. n° 14.
Réaumur. tom. 1. Mém. 14. pl. 49. fig. 16, 17 et 18.
Roesel, tom. 1. class. 1v. tab, 14. fig. 1-8.
Envergure, 13 lignes et demie.
Les quatre ailes, sur leurs deux surfaces, sont d’un blanc luisant et comme satiné, avec deux
103 HISTOIRE NATURELEE
rangées parallèles de taches noires de forme ovale , lune contiguë au bori terminal, l’autre à peu de distance de celle-là. D’autres taches noires, irrégulières, au nombre de trois ou quatre, se voient sur le reste de la surface des ailes supérieures, dont une plus grande que les autres est placée au milieu et touche à la côte, qui est également noire; les autres avoisinent la base, qui est lavée d’un peu de jaune-orangé. Quant a:x ailes inférieures, elles n'ont qu'un seul point noir sur leur disque, indépendam- mont des deux rangées de taches qui leur sont communes avec les supérieures. Enfin la frange des premières ailes est noire, et celle des se- condes blanche.
La té e et le corselet sont d’un jaune-orangé, avec un point noir sur chaque épauletie. L’ab- domen est noirâtre, avec son extrémité et le bord de chaque anneau l’un jaune-orangé. Les antennes sont noirâtres, les païtes antérieures jaunâtres et les postérieures blanches.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenilie de cette espèce n’est pas moins connue que celle du Botys /’ertical, et sa ma- nière de vivre est la même, c’est-à-dire qu’elle se tient cachée dans l’intérieur d’une feuille re- pliée ou roulée de la plante c'ontelle se nourrit.
On la trouve sur plusieurs plantes basses, mais
DES LÉPIDbOPTÈRES. 109
principalement sur l'ortie brülante (urtica urens). Elle est allongée et moniliforme, d’un blanc sale ou jaunâtre, avec une raie fine dorsale d’un vert-brun, placée entre deux lignes blanches Sa peau est transparente, et néanmoins chargée d’un grand nombre de petites verrues blanchätres, terminées par un point noir et surmontées cha- cune d’un petit poil de la mème couleur Les stigmates ressemblent à des points noirs. Le premier anneau a une plaque écail'euse , ver- dâtre, et une tache noire de chaque côté. La tète est noire et marquée de trois taches blan- ches, dont deux rondes, et une plus grande au milieu, de forme elliptique. On voit en outre un petit trait blanc transverse au-dessus de la bouche. Enfin toutes les pattes sont de la cou- leur du corps.
Cette chenille parvient ordinairement à toute sa taille en septembre ou au commencement d'octobre ; elle sort alors de la feuille rouiée qui la renfermait , pour se cacher dans quelque gerçure d'écorce ou fente de mur, où elle se fa- brique une coque de soie blanche assez mince pour qu'on l’aperçoive à travers. Elle prend à cette époque une teinte couleur de chair, et passe ainsi l'hiver et une partie du printemps sans subir de métamorphose. Ce n’est en effet que dans le courant d'avril qu’elle se change en
110 HISTOIRE NATURELLE
une chrysalide allongée d’un brun-rouge , et le papillon ne sort ordinairement qu’au milieu de juin et quelquefois beaucoup plus tard. Ainsi, comme l'avaient déjà observé Réaumur et De- geer, cette espèce met neuf mois à parvenir à l’état parfait. Cependant M. Treitschke prétend que les chenilles qui passent l'hiver, comme nous venons de le dire, donnent leurs papillons en mai, et que ceux qu'on voit voler au milieu de juin proviennent d’une seconde génération, qui subit toutes ses métamorphoses dans le court espace d'un mois, c'est-à-dire d'œufs pondus par les papillons qui éclosent en mai. Pour nous, nous n'avons jamais rencontré ceux-ci qu'en juin et juillet, et jamais plus tôi.
Le Botys de lOrtie n’est pas moins commun que le Fertical, et se trouve dans les mêmes localités; on les rencontre ordinairement en- semble.
+
DES LÉPIDOPTÈRES. 111
ERSLE RAR LILAS LAURE RU RU SLA SL VILA L ALLÉE LE A LILI S LS LALELALIR STAR STAR ES
CMXCI. BOTYS LANCÉOLÉ.
BOTYS LANCEALIS. (PL 6, fig. 4 et 5.)
BoTys LANGEALIS. Treits. Schmett. von europ. toi. vi. pag 70: n.} 10.1.
PyRaLis LANCEALIS. Wien. Verz. Gotze Illig.
PyRaLIS GLABRALIS. Hubn. tab. 18. fig. 117. (fæœm)
PHALÆNA GLABRALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 227. 365.
ScoPULA LANCEALIS. John Curtis.
Envergure , 12 lignes et demie.
GE Botys est celui de tout le genre qui a les ailes les plus allongées et les plus aigués. Elles sont en-dessus d’un jaune-paille luisant , avec leur extrémité et leur centre lavés de gris. Cha- cune d'elles est traversée, vers les deux tiers de sa longueur, par une ligne grise dentelée et tres- sinueuse ; une autre ligne grise anguleuse placée près de la base se voit en outre sur les ailes supérieures seulement. Enfin on remarque une tache ou éclaircie jaunätre sur le disque de ces mêmes ailes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une nuance plus pâle, et parce que chaque aile est marquée au centre d'un point gris.
112 HISTOIRE NATURELLE
La tête :t le corps sont d’un gris-jaunâtre. Les antennes ei les pattes sont d'une nuance plus claire. L’extrémité de Pabdomen est fauve.
Cette description concerne les deux sexes, qui ne diffèrent entre eux que parce que les aïies du mâle sont encore plus lancéolées que celles de la femelle, dont l'abdomen est d’ailleurs beaucoup moins long et moins grêle.
La chenille n’est décrite ni figurée dans aucun auteur. M. freitschke dit seulement, d’après l'autorité du docteur Zincken, qu’on la trouve en septembre sur laure, et qu’elle se retire dans la tige du sum latifolium pour passer l'hiver. Quant au papillon, il se montre en juin et juillet dans les prairies humides. li n’est pas commun aux environs de Paris.
DES LÉPIDOPTÈRES. 119
LAN LRRRALER LES LL RALA LARGE RAR LS LÉLILELARIRRLES ELLLARLLAR SALARIAL LLES
CMXCII BOTYS CENDRE.
BOTYS CINERALIS. (PI, 6. fig. 6 et 7.)
Borys FuscaLis. 7reits. Schmett. von europ. tom. vi. pag. 96. n° 13.
PynaLis FusCALISs. Wien. Verz. Illig.Gotze.
PyraLis cINFRALIS. Hubn. tab. 10. fig. 66. (fœm.)
PHALÆNA CINERALIS. Fabr. Ent. syst, 111. 2. 230. 379.
SCOPULA FUSCALIS. John. Curtis. Envergure, 9 à 11 lignes.
Les quatre ailes sont en- dessus d’un gris- cendré , avec un reflet jaunâtre, Les supérieures sont traversées par deux lignes brunes dente- lées, l’une pres de la base et l’autre près du bord terminal. La premiere est presque droite et à peine visible, l’autre est à la fois sinueuse et arquée et bordée extérieurement de jaune- clair. Entre ces deux lignes on voit un petit croissant et un point bruns à peine marqués. Quant aux ailes inférieures, elles ne sont traver- sées que par une seule ligne semblable à la se- conde des ailes supérieures.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des-
NOCTURNES, V. — Ile Partie. 8
114 HISTOIRE NATURFLLE
sus que parce que les lignes et les points dont nous venons de parler y sont à peine visibles.
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes, qui ne diffèrent entre eux que par la brosse de poils jaunes qui termine l'abdomen du mâle,
La chenille, suivant les renseignements four- nis à M. Treitschke par M. de Tischer qui Pa élevée, vit sur la verge d’or (solidago virgaurea), où plusieurs individus s'abritent en commun sous une même toile. Elle a trois quarts de pouce de longueur, et sa couleur varie beau- coup. Elle est le plus ordinairement d’un vert- blanc, avec une raie dorsale et plusieurs lignes latérales d’un vert-clair. Le corps est en outre chargé de plusieurs rangées de petites verrues blanchätres, de chacune desquelles sort un poil. Enfin la tête est jaune. Une variété est d’un jaune- pâle, avec une raie dorsale et des lignes latérales d’un gris-jaune, et la tête d’un vert-brun.
En septembre, cette chenille file un tissu dans une fente d’écorce d'arbre ou sous une pierre, passe ainsi l'hiver et ne se change en chrysalide qu'au printemps suivant. Le papillon paraît en mai et Juin.
Le Botys Cendré se trouve dans les bois secs, comme dans les bois humides; mis 1l est à re-
DES LÉPIDOPTÈRES. 115 marquer que les individus qu'on prend dans la premiere localité sont plus grands et moirs fon- cés en couleur que ceux qui proviennent de la seconde. J'ai cru devoir faire représenter ces deux variétés. J'ai pris la première en quantité, cette année (1831), dans les rochers qui envi- ronnent la petite ville de Nemours, et j'avais trouvé précédemment la seconde dans les parties ombragées du bois de Meudon.
5
Ce
1160 HISTOIRE NATURELLE
ÉRALAL ILE VIS SELLER TUR RAR LR BAL RL ER ILRLLÈERRAVÉLELAS LE LLAS AD LEE NS LLLES
CMXCHI. BOTYS VERTICAL.
BOTYS VERTICALIS (PI. 5, fig. 1 et 2.)
Borys vErTICALIS. Zreits. Schmett. von europ. tom. vir. pag. 101. n° 17.
Pyrazis vErTicazis. Linn. Wien. Verz. Illig. Fuessl. Schrank. Lang, Verz. Gotze. Muller. Schwarz. Hubner. tab. 9. fig. 57. (mas.)
ScopuLa vERTICALIS. John Curtis.
Puar. verTicauis. Fabr. Ent, syst. ut. 2. 227. 366.
La veRTICALE (P. vERTICALIS). Devil. Ent. linn. tom, 11. pag. 435. n° 784.
PHALÈNE VERTICALE (P. VERTICALIS). A’alkenaër. Faun, par. tom. 11. pag. 307. n° 17. Latr. Dict. d’hist, nat, 2° éd, tom. 4. pag. 233.
Roesel. Ins. tom. 1. clas. 1v. tab. 4, fig. 1-4.
Réaum. Yns. tom. 11. Mém. v. pl. 19. fig. 1-5. Envergure, 14 à 1 lignes.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un blanc légèrement jaunâtre, luisant, avec des reflets d'opale. Leur centre, leur côte et leur extrémité sont plus ou moins lavés de gris suivant les in- dividus; mais dans tous, les ailes supérieures sont traversées par deux lignes dentelées grises, avec un croissant et un point du même gris dans
DES LÉPIDOPTÈRES. WEy
le milieu de l'intervalle qui les sépare. Ces deux lignes sont aussi éloignées dans le haut que rap- prochées dans le bas, et celle qui avoisine la base est presque droite et placée obliquement en sens contraire de l’autre , qui est à la fois si- nueuse et arquée. Quant aux ailes inférieures, elles ne sont traversées au milieu que par une seule ligne grise dentelée et tres-sinueuse, avec un point discoidal de la même couleur.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une teinte plus pâle et des reflets d'opale plus prononcés.
La tête, le corps et les antennes sont, ainsi que les pattes, de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille de cette espèce est bien connue; elle vit sur la grande ortie (urtica dioica), où elle se tient toujours cachée dans une feuille roulée en cornet. On la trouve parvenue à toute sa taille à la fin de juin ; elle peut avoir alors un pouce de longueur. Elle est effilée et monili- forme, avec les pattes abdominales très-minces et en forme de jambes de bois, comme le dit Réau- mur. Elle est verte, luisante et comme vernie, avec le dos blanchätre et une ligne dorsale obscure qui n'est autre chose que le canal alimentaire qu'on aperçoit à travers la peau, qui est trans- parente. Cette peau est cependant parsemée de
118 HISTOIRE NATURELLE
petites verrues de la même couleur qu’elle, et surmontées chacune d’un poil court et blanc. La tête est d’un vert-brun , avec les mandibules noires. Le premier anneau est garni d’une plaque écailleuse noirâtre et marqué latéralement d’un point de la même couleur.
Cette chenille est aussi craintive qu’elle est agile; au moindre ébranlement du cornet qui la renferme elle s’en échappe par un des bouts en se laissant tomber à terre , retenue par un fil qui lui sert à remonter lorsqu'elle croit le danger passé. Dans les premiers jours de juillet, elle ta- pisse l’intérieur de ce même cornet d’un léger tissu, et s’y change en une chrysalide d’un brun- rouge foncé, de forme très allongée et ayant sur le dos de Pabdomen des élévations en dents de scie, au nombre de quatre sur chaque anneau ; celles des anneaux du milieu sont les plus fortes, et leur pointe est recourbée en avant. Le pa- pillon se développe au bout de deux ou trois semaines.
Le Botys ’ertical est un des plus communs du genre : il suffit en juillet de battre la pre- miere touffe de grande ortie qu’on rencontre pour en faire sortir des douzaines à la fois, qui ne tardent pas à y rentrer.
DES LÉPIDOPTÈRES. 119
LS L SRE LS REED RER TE LS TESTS RES LS TT SSL LS LASELERESVARRÉRTREREE SN
CMXCIV. BOTYS HYALIN.
BOTYS HYALINALIS. (PI. 7, fig. 3.)
Boryxs nyaALiNaLIs. Treits. Schmett, von europ. tom. vri. pag. 100. n° 16. PyrarismyaLinaLis. Schrank. Hubn. tab. 11. fig.74.([œm.)
ScoPULA HYALINALIS. /ohn Curtis. Envergure , 13 à 14 lignes.
CE botys ressemble un peu au Vertical. Ses quatre ailes en-dessus sont d’un jaune-päle lui- sant et légèrement irisé. Les supérieures sont traversées par trois lignes grises, dont une den- telée longe le bo:d terminal. Les deux autres sont légèrement ondulées et aussi écartées dans le haut que rapprochées dans le bas. Celle qui avoisine la base est arquée ; l’autre est à la fois sinueuse et arquée. Entre ces deux lignes on voit deux taches grises, l’une réniforme et l’autre srbiculaire.
Les ailes inférieures sont traversées par deux lignes grises, dont une ondulée, au milieu, et l’autre dentelée, longeant le bord terminal.
Le dessous des quatre ailes présente le même
120 HISTOIRE NATURELLE
dessin que le dessus, sur un fond plus pâle et plus irisé.
La tête et le corselet sont jaunes, ainsi que l'extrémité de l’abdomen. Le reste du corps, les antennes et les pattes sont blanchâtres.
Cette description faite sur un male peut s’ap- pliquer également à la femelle, qui n’en diffère que parce que son abdomen est entièrement blanchatre.
Le Boiys Hyulin vole en juin et juillet dans les prairies voisines des bois. Il est rare aux envi- rons de Paris.
Ses premiers états ne sont pas connus.
Nocturnes D. | oceuz
PDT Prat ai Does.
Let 9 Pour Vertical /lértrcatir / mâle et femelle 5.14. Hyalin /Zyalénrtér/
mâle. 44. du Houblon / f/rccatir/ femelle. 5ad. Cemt /Cnetater/ Dessus et des sous. 7. et OI Jane -Sern / Flavalis] dessus ct dessous.
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DES LÉPIDOPTÈRES. 121
SLILISSISS RS COLORIS LS SSL LS LIL LS LS LS LIL: 220215221255 2 LES RSS LS SSL LS
CMXCV. BOTYS DU HOUBLON.
BOTYS SILACEALIS. (PI. 7, fig. 4.)
Borys siLacEaLis. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. pag. 81. n° 2, PyraLis SILACEALIS. Hubn. tab. 18. fig. 116. (fœm.)
PyraLis NUBILALIS. Hubn. tab. 14. fig. 94. (mas.)
Envergure , 11 lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un brun-rougeâtre , avec une raie dentelée Jaune qui les traverse à peu de distance du bord ter- minal , et une tache de la même couleur sur leur disque. Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-jaunâtre, avec une raie centrale et une bande marginale d’un gris un peu rougeâtre. La frange est d’un jaune-pâle,
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc- Jjaunâtre, avec la répétition du dessin du dessus, marqué en gris.
La tête et le corps sont de la couleur des ailes. Les antennes et les pattes sont d’un Jjaune-pâle.
Cette description ne concerne que le male : la
122 HISTOIRE NATURELLE
femelle, suivant M. Treitschke, a les ailes supé- rieures jaune-nuancé de gris, avec une raie den- telée brune et les ailes inférieures plus pâles.
Novs rapportons , comme lui, à cette espèce, la Nubilalis d'Hubner, qui n’en diffère que parce que le fond de ses ailes est d’un brun foncé, au lieu d'être d’un brun-rougeàtre ou jaunâtre.
Le même auteur décrit ainsi la chenille. «Elle «a trois quarts de pouce de long lorsqu'elle est parvenue à toute sa taille. Elle est lisse, lui-
= #
« sante , de couleur sale en-dessus et blanchätre «en-dessous, avec la veine médiane plus sombre «et la tête d’un brun-noir. Le premier anneau «est jaunâtre, teinté de brun-noir, avec un trait «longitudinal blanc. Sur chacun des autres «anneaux se trouvent placés transversalement «trois mamelons noirâtres et luisants. Depuis
A #
le quatriènte anneau jusqu’au onzième, deux «petits points noirs sont placés derriere ces « mamelons , de manière à former avec eux un « losange. Sur le douzième anneau les mame- « lons se confondent l’un dans l’autre. Les pattes « sont blanchâtres
«On trouve cette chenille parvenue à toute
[
R
sa taille en automne, ainsi qu’au printemps. «Elle vit dans les tiges du houblon (humulus « lupulus) et d'autres plantes analogues. L’éclo-
DES LÉPIDOPTÈRES. 123
« sion du papillon a lieu au bout de trois semaines « ou bien au commencement de juin. »
Le Botys Si/aceulis se trouve principalement dans les pays où l’on cultive le houblon. Je ne l'ai jamais rencontré aux environs de Paris.
12/ HISTOIRE NATURELLE
SN INSS ENS LS Se EURE SERRE RS ES ESS SL ARS SR RES A ARS RQ RS © HR RSR DANS ES
CMXCVI. BOTYS CEINT.
BOTYS CINCTALIS. PI. 7, fig. 5 et 6.)
Borys CINCTALIS. 7reits. Schmett. von europ. tom. vit. pag. 97. n° 14.
Pyrazis LimBalis. Schrank. Hubn. tab, 11. fig. 72. (mas) fig. 73. (fœm.)
ScoPULA CINCTALIS. John Curtis.
Envergure, 11 à 13 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune- pale, et traversées par trois raies dentelées d’un jaune orangé, dont une pres de la base et deux près du bord terminal; celles-ci sont tres-rap- prochées et presque parallèles. On voit en outre au milieu des mêmes ailes une tache réniforme et un point du même Jaune. Mais ces raies et ces taches s’effacent pour peu que l'insecte ait volé.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un jaune plus pâle que les supérieures et légèrement teinté de verdâtre, avec deux raies transversesnoiratres, qui s'éteignent avant d'arriver au bord interne,
dont une au milieu et l’autre longeant le bord
DES LÉPIDOPTÈRES. 120 terminal, La première est surmontée d’un point discoïdal à peine marqué.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune-päle luisant, avec les mêmeslignes et les mêmes taches qu'en-dessus , mais marquées en noir ainsi que les nervures.
La tête et le corselet sont d’un jaune-orangé . ainsi que les antennes. L’abdomen et les pattes participent de la couleur des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
Schrank a trouvé la chenille en juin sur ie genét à balais (spartium scoparium), mais il n'en donne pas la description. Quant au pa- pillon, il parait en juillet et août et vole en abor- dance, du moins aux environs de Paris, dans les prairies sèches et les champs de luzerne; mais il est rare de le prendre frais, tant ses couleurs en-dessus sont fugitives, tandis que celles du dessous persistent. Aussi l’avons-nous fait repré- senter des deux côtés, pour qu'on le reconnaisse plus facilement.
126 HISTOIRE NATURELLE
RER RE RER TEE TE TE EE TE EE LE ET EEE NE ES ENT ENT ENE NE EETE TE €
CMXCVIS BOTYS JAUNE-SERIN. BOTYS FLAVALIS. (PI. 7, fig. 7 et8.)
Borys FLAvALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. pag 99. n° 15.
PyrALis FLAVALIS. Wien. Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 11. fig. 69. (fœm.)
SCOPULA FLAVALIS John Curtis.
PHaLÆNa FLaVaLiIs. Fabr. Ent. sys. 111. 2. 233. 393.
La JAUNATRE (P. FLAVALIS). Devill. Ent, linn, tom, 1v. pag. D18.
Envergure, 10 à 14 lignes.
Lxs ailes supérieures en - dessus sont d'un jaune-serin, et traversées par deux lignes d’un jaune-brun, très-distantes l'une de l’autre dans leur partie supérieure , et très-rapprochées dans leur partie inférieure. Celle qui avoisine la base est ondulée, et placée obliquement en sens con- traire de la seconde , qui est également ondulée et de plus sinuée. Entre les deux lignes on re- marque deux taches, l’une réniforme et l’autre orbiculaire , et sous cette dernière un petit point gris comme elles. Mais tout ce dessin est à peine visible, tant il tranche peu sur le fond, et dans beaucoup d'individus il est entièrement oblitéré.
DES LEPILOPTÈRES. 1927
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un Jjaunt- soufre, avec une seule ligne grise sinueuse qui les traverse au milieu; mais cette ligne n’est pas plus marquée que celles des ailes supérieures.
La frange des quatre ailes est grise. Le des- sous offre un dessin plus prononcé que le des- sus : les quatre ailes ont leur fond d'un gris-noi - râtre saupoudré de jaune qui les fait paraître verdâätre. On voit au centre des supérieures un groupe de plusieurs taches d’un Jjaune-pâle , dont les plus petites sont rangées sur une ligne courbe, parallèle au bord terminal. Les ailes inférieures offrent dans leur milieu une éclaircie jaunâtre, traversee par deux lignes grises.
La tête et le corselet sont de la couleur des ailes supérieures, ainsi que les antennes. L'abdo- men et les pattes participent de celle des ailes inférieures.
Cette espèce, qui varie beaucoup pour la taille, vole en juillet sur les prairies sèches des mon- tagnes; elle est rare aux environs de Paris, Sa chenille n’est pas connue. M. Treitschke pré- sume cependant qu'elle vit sur le caëlle-lait blanc (galium mollugo), attendu qu'il rencontre tous les ans le papillon dans une localité couverte de cette plante.
128 HISTOIRE NATURELLE
DR SEUL RS LS LÉ NS LEE LENS ÈS LS SAR SES LUE LS ER ES LE RE L AU VS LEURS AU /É LEURS AS AA E
CMXCVIIT. BOTYS DU BOUILLON-BLANC.
BOTYS VERBASCALIS. (PI, 8, fig. 1.)
BoTys VERBASCAL'S. T'reits. Schmett. von europ. tom. vix. pag. 88. n° 6.
Pyrais verBascaLIs. Wien. Verz. Illig. Gotze.
Pyraris arncuaLis, Hubn. tab. 12. fig. 80 (mas.)
SCOPULA VERBASCALIS. John Curtis.
Envergure, 9 lignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont jaune-d’ocre , et traversées par trois lignes arquées noirâtres sur les supérieures , et par deux seulement sur les inférieures, avec un point discoïdal de Îla même couleur sur chaque aile. Le bord terminal des quatre ailes est noirâtre , et longé par une raie dentelée d'un gris-brun. Les nervures et la frange sont également du même gris.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une nuance plus pâle.
La tête et le corps sont d’un gris-brun, avec les segments de l'abdomen bordés de jaune. Les antennes sont brunes et les pattes jaunâtres.
DES LÉPIDOPTÈRES. 129
La chenille de cette espèce n'est décrite ni figurée dans aucun auteur; il paraît cependant qu'elle vitsur /e bouillon-blanc (verbascum thap- sus), comme le nom de son papillon l'indique, car celui-ci ne se trouve que dans les endroits où cette plante abonde. Il vole en Juillet. Je lai pris quelquefois au bois de Boulogne.
Lépiporr. VIII. Nocr. V.—II° Partie. 9
130 HISTOIRE NATURELLE
L2121:1:71:1:1:,2221:12:1:1:2121:121,2121:1:2:12151:5:21212:2211:1::12:212:h:22
CMXCIX. BOTYS RUBIGINEUX.
BOTYS RUBIGINALIS. (PI. 218, fig. 2.)
BoTysRUBIGINALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit.
pag. 87. n° 5. PyYRALIS RUBIGINALIS. Hubn. tab. 12. fig. 79. (fœm.)
Envergure , 8 lignes
Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune- orangé, avec une large bande terminale et la côte des supérieures d’un brun-ferrugineux. Deux lignes arquées et sinueuses de cette der- nière couleur traversent les premières ailes , et une seule les secondes. On voit en outre au mi- lieu des premières ailes un petit croissant égale- ment ferrugineux. Enfin les nervures sont rou- geâtres et la frange noirâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une nuance plus pale.
La tête et le corps sont d’un brun-ferru- gineux, ainsi que les antennes. Les pattes sont jaunûtres.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espece vole en mai dans les endroits herbus des bois.
Ses premiers états sont inconnus.
DES LÉPIDOPTÈRES 131
FIPINITÉIANEUELOL ISLE LE VIELE LS SOUS VILLA SUIVI TAS SA ONLIAR TIR TRS
M. BOTYS DU SUREAU.
BOTYS SAMBUCALIS. (PI. 218, fig. 3.)
Borys samBucazis. Treits. Schmett. von europ. tom., vit, pag. 83. n° 3.
PyYRALISSAMBUCALIS, Wien, Verz. Illig. Lang, Verz. Gotze. Brahm. Hubn. tab. 13. fig. 81. (mas.) Larv. lep. vi. pyÿr. 1v. legitim. C. a. b. fig, 2. à, b.
SCOPULA SAMBUCALIS. John Curtis.
PHALÆNA SamBucaTA. Fabr, Ent. syst. mr. 2. 215, 320.
PHaLÈNE DU SUREAU (G. sAMBUGATA), Devill, Ent. linn. tom. 1v. pag. b13.
Envergure, 10 à 1rlignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun foncé saupoudré de jaune, avec plusieurs grandes taches d’un blanc-jaunâtre , les unes presque rondés, les autres de forme irrégulière, dont trois sur les ailes supérieures et quatre sur les inférieures. Indépendamment de ces grandes ta- ches qui occupent les trois quarts de la surface des ailes, on en voit de plus petites principale- ment le long du bord terminal: celles-ci sont cunéiformes ou semi-lunaires. Toutes ces taches sont cernées de brun-noirâtre.
9.
139 HISTOIRE NATURELLE
Le dessous des quatre ailes ne diffère du dessus que par une teinte plus pâle et un reflet irisé.
La tête, le corps et le antennes sont d’un gris-brun saupoudré de jaune. Les pattes sont d’un blanc-jaunûtre.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille a la même forme que celle de l’Urticalis. Elle est d’un vert-pâle transparent, avec une ligne dorsale d’un vert-pur, bordée de chaque côté par du blanc qui s'éteint dans la couleur du fond. La tête est d’un blanc luisant. Le premier anneau a de chaque côté un petit point noir. Les seize pattes sont de la couleur du fond, ainsi que les nombreuses verrues dont le corps est chargé, et qui sont surmontées cha- cune d'un poil blanchâtre. Enfin les stigmates paraissent comme autant de points noirs.
Cette chenille, qu'on trouve en septembre, vit en société sur le sureau et l'hièble (sam- bucus nigra et ebulus). Elle se tient ordinaire- ment sur la face inférieure d’une feuille et s’y couvre d’un mince tissu. En octobre, ellese re- tire dans quelque fente d’écorce, de planche ou de mur, ou bien dans les feuilles sèches, ets’ y fabrique une légère coque pour passer l'hiver, sans subir de métamorphose; ce n’est qu’au prin- temps suivant qu’elle se change en chrysa-
DES LÉPIDOPTÈRES. 133
lide allongée d’un brun-fauve, d’où le papillon sort au bout de trois semaines; mais comme ce- lui-ci reparait en août, il n’est pas douteux que cette espèce n’ait deux générations par an.
Le Botys du Sureau se trouve partout où l’on cultive cet arbre. Il n’est pas rare aux environs de Paris.
134 HISTOIRE NATURELLE
AU RSILES SIENS SELS SAIT ILS LIL LLENLS AVS TIAEN SES VS AVES ESA IS LAVAGE LR DR LOR
MI. BOTYS POLI. BOTYS POLITALIS. (PI. 218, fig. 4 et 5.)
Borys poLiTALIs. Treits. Schmett, von Europ. tom vit. pag. 85. n° 4. PyrALis PoLITALIS. {/ubn. tab. 10. fig. 61. (mas). var. tab.
21. fig.136. (mrs.) tab. 29. fig. 183.(fœm.) Wien. Verz. Illig. Lang. Verz. Gotze.
Pazæna poLiITALIS. Fabr. Ent. syst. 11. 2. 236. 403. L’uniE (P. poziTauis). Devil, Ent. linn, tom. 1v. pag. 518
Envergure, 8 à 10 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont jaunes, avec deux bandes d'un brun-ferrugineux, l’une à la base et l’autre à l’extréniité. La premiere ne descend pas tout-à-fait jusqu’au bord interne; la seconde est marquée du côté de la frange de plusieurs petites taches jaunes, dont le nombre varie suivant les individus. L’intervalle qui sépare ces deux bandes est coupé longitudinalement par les nervures, qui sont d’un brun-ferrugineux , et l’on remarque au milieu une petite tache blanche en forme de 8, hordée de ferrugineux.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc- jaunâtre, et terminées par une bande d’un brun- ferrugineux, précédée d’une ligne de la même couleur.
DES LÉPIDOPTÈRES. 139
La frange des premières ailes est brune; celle des secondes est blanche, avec un peu de brun ou de gris seulement près de l’angle anal.
Les antennes, la tête et le corselet sont d’un brun-ferrugineux. L’abdomen estd’un blanc-jau- nâtre, ainsi que les pattes.
Cette description concerne les deux sexes.
Parmi les nombreuses variétés que présente cette espèce, il sen trouve une tellement tran- chée qu’on la prendrait au premier coup d'œil pour une espèce distincte; c'est ce qui nous a déterminé à la faire figurer. Ce qui la caractérise principalement, c’est la bande marginale de ses ailes supérieures qui est d’un brun-noirâtre et entière, c'est-à-dire non interrompue par des taches jaunes comme dans l’espèce ordinaire.
Le Botys Pol vole en juin et juillet dans les prairies et les endroits herbus et humides des bois.
Ses premiers états ne sont pas connus.
130 HISTOIRE NATURELLE
DSL LS LL LL 22212222,152252, 157 STE TS STE TE MEME NET EEE TETE ON TT © 2
MIT. BOTYS TRINAIRE.
BOTYS TRINALIS. (PI. 218, fig. 6.)
Borys TRINaLIs. Zreits, Schmett. von europ. tom. vir. pag. 103. n° 10.
Pyrazis rrinauis. Wien, Verz. Illig. Gotze. Hubn. tab. 1. fig. 68. (mas.)
PaLæna TRINALIS, Fabr. Ent, syst. 11. 2. 226. 365.
La TRINAIRE (P, TRINALIS). Devil. Ent, linn. tom. 1v. pag. 515.
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes sont en-dessus d’un jaune- serein , avec leur extrémité bordée de gris-rou- geâtre. Les supérieures sont traversées par deux lignes ondulées et sinuées, avec trois taches dans le milieu de l'intervalle qui les sépare, dont une carrée et deux rondes. Ces lignes et ces taches sont du même gris que la bordure terminale. Une seule ligne ondulée et un point discoïdal de cette même couleur se voient sur les ailes inférieures , dont la frange est d’un gris-rougeàtre comme celle des ailes supérieures.
Le dessous des quatre ailes présente le même dessin que le dessus sur un fond pluspâle, avec
Pvralites. 1 octurnes 2 Es L -
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z Duménl Land ct Prend .
1.Botys. du Bouillon blanc. /lerbarear/ fem. 2.14. Rubigineux aber le
3.1d. du Sureau /Jnbucatis./ fem. À. et D. Id. Poh //»4talir/mâle et var 6. Id, Trnare/Zrenaler/ fem. 7. Id.Ferrugineux V£ lérrugales| femelle
TT
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4%
DES LÉPIDOPTÈRES. 137
des reflets d’opale, surtout aux ailes inférieures.
La tête et le corps sont d’un jaune-serin, ainsi que les antennes. Les pattes sont d’un jaune- pâle.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce est du nombre de celles que nous avons été obligés de faire venir de Vienne, en Autriche. Elle vole en juillet autour de cette ville, mais assez rarement, suivant M. Treit- schke.
Ses premiers états ne sont pas connus.
és
138 HISTOIRE NATURELLE
ANAL ASUS SV EL TERRE LV URLS LOLITA VALALELILTALALILET SRRLALRS ELA O LA RS RURAL ÈS
MIT. BOTYS FERRUGINEUX. .BOTYS FERRUGALIS. (PI, 218, fig. 7.)
BoTys FERRUGALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vi. pag: 94. n° 17.
PyraLIS FERRUGALIS. Hubn. tab. 9. fig. 54. (fœm.) tab. 23. fig. 150.
ScOPULA FERRUGALIS, John Curtis.
Envergure, 10 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un Jjaune-ferrugineux ou couleur de rouille, avec deux taches et une ligne dentelée d’un gris- brun. L’une de ces taches est réniforme et l’autre orbiculaire. Quant à la ligne dentelée, elle est arquée et traverse l’aile à peu de distance du bord terminal; elle est longée extérieurement par une série de taches grises; on voit en outre un trait d’un gris-brun sous la tache orbiculaire précitée. Enfin la frange est de cette dernière couleur.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- cendré, avec un petit point noirâtre sur leur disque. Leur frangeest du même gris et précédée d'un liséré jaune.
DES LÉPIDOPTÈRES,. 139
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune- pâle lavé de gris, avec la répétition du dessin du dessus.
La tête, le corselet et les antennes sont d’un jaune-ferrugineux. L’abdomen participe de la couleur des ailes inférieures , etles pattes sont Jjaunûtres.
Cette description concerne les deux sexes.
Le Botys Ferrugineux vole en juillet dans les endroits herbus des bois. Il n’est pas rare au bois de Boulogne.
Ses premiers états ne sont pas connus.
140 HISTOIRE NATURELLE
RLAS RS MIRARERELIELIVIVIVIILARASSVLSLIVSIVELNSADIES he hs): h21:121231,1213022515)
MIV. BOTYS OCHREUX. BOTYS OCHREALIS. (PI. 219, fig. 1.)
Borys ocmREaLis. Zreits. Schmett. von europ. tom, vai.
pag. 92. n° 10. PyraLis ocHREALISs. Hubn. tab. 22. fig. 146. (mas).
ScoPuLA OCHREALIS. John Curtis. Envergure, 8 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un jaune d’ocre saupoudré de brun-ferrugineux, avec deux raies transverses de cette dernière couleur, l’une près de la base et l’autre vers le milieu.
La première estsimplement arquée; la seconde est à la fois sinueuse et arquée. Entre ces deux lignes on voit un point et un croissant de la même couleur qu’elles.
Les ailes inférieures sont en dessus d’un jaune d'ocre uni, qui devient plus foncé en se rappro- chant du bord marginal.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune- pâle, avec un point central et une ligne trans- verse d'un gris-noirâtre sur chacune d'elles. Cette ligne est à la fois sinueuse et arquée sur
DES LÉPIDOPTÈRES. 141
les ailes supérieures, et simplement arquée sur les inférieures.
Les antennes, la tête et le corps sont d’un jaune-ferrugineux , et les pattes d’un jaune-pâle.
M. Treitschke dit, d’après le docteur Sommer, que la chenille vit sur le conyza thapsoides, qu'on le trouve en mai et que son papillon paraît en juin; mais il n’en donne pas la description.
N'ayant pu me procurer cette espèce en France, où je présume cependant qu’elle se trouve, j'ai été obligé de la faire venir d’Alle- magne.
142 HISTOIRE NATURELLE
AREAS LA SAVE LL RÉ LAVE TS EVER LAS REA LAS LA AUS SA UE SE SERA NULS SNS SL NONS
MV. BOTYS COMPARÉ.
BOTYS COMPARALIS. (PI. 219 fig. 2.)
BorTys comparaLis. Treits. Schmett. von europ. tome var.
pag. 89. n° 7. PyraLis COMPARALIS, Hubn. tab. 19. fig. 127. (fœm.) (1).
Envergure, 8 lignes.
Les ailessupérieures sont en-dessus d’un gris- ‘ brun, avec leur extrémité et quelques éclaircies blanchätres qui les font disparaître comme mar- brées. Elles sont traversées vers les deux tiers de leur longueur par une ligne sinueuse et den- telée d’un brun-foncé, et bordée de blanc inté- rieurement, laquelle n’est souvent indiquée que par des points. Leur centre est occupé par une tache ou éclaircie jaunâtre dans le milieu de la- quelle on voit un point brun. Deux traits de cette couleur se remarquent en outre au bord externe. Enfin , la frange est d’un gris-jaunâtre et précédée d’une ligne de points noirs bien marqués.
(1) Il y a eu transposition de noms entre la figure 126 et
la figure 127, dans la planche 19 de Hubner.
DES LÉPIDOPTÈRES. 143
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un brun uniforme qui s’éclaircit un peu dans le haut, avec un ou deux points blanchâtres près de l'angle anal, mais qui n'existent pas sur tous les individus.
Le dessous des quatre ailes est entièrement d’un gris-jaunâtre.
La tête et le corps sont d’un gris-brun, ainsi que les antennes. Les pattes sont d’une nuance plus pâle.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce se trouve en Italie, en Sicile et dans le midi de la France. Ses premiers états sont inconnus. Nous devons l'individu figuré à M: Alexandre Lefebvre, qui en a rapporté plu- sieurs de ses voyages dans le midi de l’Europe.
SR
144 HISTOIRE NATURELLE
DELL LS LIL LORD SSL LS LIL LS LS LS LS LS SRE RERO RSTS LS LS LS LIL SLI LS LS
MVI. BOTYS FAUVE. BOTYS FULVALIS.(PI. 219, fig. 3.)
Borys ruzvazis. 7reits. Schmett. von europ. tom. vi. pag. 95. n° 12. PyRaLiS FULVALIS. Hubn. tab. 22. fig. 147. (fœm.)
Envergure, 11 lignes et demie.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un roux-fauve, avec deux taches brunes placées entre deux lignes transverses de cette même couleur. E’une des deux taches est réniforme et l’autre orbiculaire. Quant aux deux lignes, elles sont ondulées ; mais celle qui avoisine le bord terminal est en même temps sinueuse et arquée.
Les ailes inférieures sont en-dessus d’un gris- brun, avec un point discoïdal à peine marqué.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une nuance plus pâle.
La têteet le corselet sont de la couleur des ailes supérieures, ainsi que les antennes. L’ab- domen et les pattes participent de celles des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
Le Botys Fauve vole en juin dans les prairies humides. Je l'ai pris quelquefois dans celles de Gentilly, près de Paris. Ses premiers états ne sont pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 145
ts LARSRILS LS LE LS LS LS LES LS LD 2 12021215 S LS DIESEL RSS RS LLLLLR SLR CS
MVII. BOTYS SOYEUX.
BOTYS SERICEALIS. (PL 219, fig. 4 et 5.)
Borys sERIGEALIS. 7reits. Schmett, von europ. tom. vir. pag. 125. n° 35.
PyRaL1S SERIGEALIS. Hubn. tab. 9. fig. 56. (fœm.) Wien. Verg. Illig. Gotze.
SCOPULA SERICEALIS. John Curtis.
PHaL. sERIGEALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 226, 364. Scop.
Nocrua munpa. Berl, Mag. Naturf.
La soyEusE (P. sERICEALIS). Devill. Ent, linn, tom. 1v. pag. 515.
Envergure , 9 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un jaune d’ocre pâle , avec leur extrémité fauve et une tache centrale d’un brun -ferrugineux et surchargée de deux petits points noirs. Cette tache est placée entre deux lignes transverses ondulées et sinueuses, d’un gris-brun, mais sou- vent à peine marquées.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- jaunâtre lavé de brun à leur extrémité.
La tête, le corps, les antennes et les pattes participent de la couleur des ailes.
LÉPID., VIIL. Nocr.. V. — Ie Partie. 10
146 HISTOIRE NATURELLE
Cette espèce varie pour la couleur du fond des ailes supérieures, qui est quelquefois d’un gris-brun; mais le dessin est toujours ie meme, et il n'existe aucune différence notable enire les deux sexes
La chenille est vert, avec deux raies dorsales blanches. Sa peau est parsemée de petites ver- rues de la mème couleur qu’elle, et surmontées chacune d’un long poil noir. La tête est ronde, et couverte de points et de petits poils égale- ment noirs. Cette chenille vit sur l’ortie, et sur les différentes plantes qui bordent ordinaire- ment les fossés et les marais. Elle se change en chrysalide dans un léger tissu dans le courant de juin, et son papillon éclôt dans les premiers jours de juillet.
Le Botys Suyeux est très-commun dans les prairies des environs de Paris.
Nocturnes.
Pvrakhtes.
Ve CCAZX:
L'Pumend Lncit et Dirert .
—
1 B OS Ochreux /Préreakir/mâle 2. id. Compare #C ompar alés/ male 9: 14 . LE . . fauve /Fulvalir/ fem. 4. et D.1d Soveux /Jericealur/ fem. et var G.1dfourchu
{Horficalis] femelle.
DES LÉPIDOPTÈRES. 147
ESVSLE LIRE LEVELS LITE VERS ESA AI LASS LARLIISIAAN
MVIII. BOTYS FOURCHU.
BOTYS FORFICALIS. (PI. 219, fig. 6.)
Borys FoRFICALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vis. pag. 122. n° 33.
PyRaLis FORFICALIS. Hubn. tab. 9. fig. 58. (fœm.) Larv. lep. vi. pyral. 1v. legitim. E. a. b. fig. 1, a Wien. Verz. Illig. Linn. Fuessl, Lang, Verz. Gotze. Muller. Brahm.
SCOPULA FORFICALIS, John Curtis.
PHaLÆNA FoRFICALIS. Fabr, Ent. syst. nr. 2. 223. 353.
CRAMBUS FORFICArUS. Fabr. Ent. syst, Suppl. 467. 20,
Les PINCES (P. rorricaLis). Devil, Entom, linn. tom. 11. pag. 435. n° 983.
La BANDE ESQUISSÉE. Geoff. Îns. par. tom. 11, pag. 166. nur.
Envergure, 12 à 13 lignes et demie, {
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un blanc -jaunätre finement strié de jaune - brun dans le sens des nervures, avec plusieurs lignes ou raies obliques légèrement flexueuses et pa- rallèles entre elles, d’un brun-ferrugineux, dont deux, plus fines et plus marquées que les autres, partent de langle supérieur et aboutissent au milieu du bord interne, On remarque entre ces deux lignes, sur le milieu de l’aile, une tache fer-
10.
1 48 HISTOIRE NATURELLE
rugineuse surchargée de deux points d’un noir- hleuâtre dans les individus bien frais. Enfin, on voit un trait oblique brun à l’angle supérieur dont nous avons déjà parlé.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc- jaunâtre uni, avec leur extrémité lavée de jaune-, brun, et une raie noirâtre placée à peu de di- stance du bord terminal, auquel elle est parallèle.
Le dessous des quatre ailes est d’un rous- sâtre-pâle strié de brun dans le sens des nervures, avec un croissant discoïdal et une raie dentelée d’un brun-noirâtre sur chacune d’elles.
La tête, le corps, les antennes et les pattes participent de la couleur des ailes.
Cette espèce varie pour la taille comme pour la couleur du fond, qui est plus ou moins in- tense suivant les individus ; mais les deux sexes ne présentent pas de différence notable.
M. Poey, qui a souvent élevé la chenille, nous en a donné la description suivante: « Elle est «courte, rase, grosse vers la tête et amincie «vers la queue. La tête et les pattes sont d'un « brun-clair. Le corps est généralement d’un vert- « terne, mais plus pâle sur les côtés que sur le « dos, avec de nombreuses verrues blanches. « Une ligne jaune passe sur les stigmates, et l’on « voit, au-dessus de ceux-ci, un point noir sur « chaque anneau. »
DES LÉPIDOPTÈRES. 149 Cette chenille vit cachée dans l’intérieur des feuilles des plantes dont elle se nourrit. On la trouve principalement sur le chou potager (brassica oleracea) et le raifort (cochlearia ar- moracia). Elle est fort nuisible dans les jardins où elle se multiplie; il y en a deux générations par an, l’une qui paraît en juin et juillet, et qui donne son papillon en août; l’autre qui parait en septembre et octobre, et dont le papillon n’éclôt qu'en mai de l’année suivante. Le Botys Fourchu est très commun dans tous les jardins potagers, mais il ne vole que le soir et se tient caché pendant le jour.
de
150 HISTOIRE NATURELLE
SE LILI III AS NES TVR NV É ALL NEIL S EVE SAR ILULILIALLIA NET AB LI E SR NO S À
MIX. BOTYS DE LA TRAINASSE. BOTYS POLYGONALIS. (PI. 220, fig. 1 et 2.)
BoTys POLYGONALIS et DIVERSALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vit. pag. 112, n° 24. et 113, n° 25,
PyRALIS POLYGONALIS et DIVERSALIS. AHubn. tab. 10. fig.
67. (mas.) et tab. 16. fig. 102. (mas.)
Envergure, 14 lignes.
Ce Botys, qui a beaucoup d’analogie pour les couleurs avec la Triphænx Pronuba, varie aussi, comme elle, pour la nuance et le dessin des ailes supérieures : Jen possède trois individus, dont deux pris dans le midi de la France, et aucun ne ressemble à l’autre, bien que chacun d’eux pré- sente des caractères communs à tous, et parti- cipe plus ou moins des deux figures données par Hubner sous les noms de Polygonalis et Diver- salis. J'ai donc cru devoir ne faire qu’une seule espèce de ces deux Botys, d’autant mieux qu'ayant demandé celui-ci en Allemagne, j'ai reçu une variété du premier pareille à celle que Je possédais déjà. J'ai fait representer, au reste, les deux variétés les plus tranchées.
DES LÉPIDOPTÈRES. 15i
Les ailes supérieures en-dessus sont le plus souvent d’un brun-chocolat et quelquefois d’un brun-rouge , avec une large bande ou plutôt une tache transversale d’une nuance plus claire, qui commence d’une manière confnse vers le milieu de l'aile, et se termine d’une maniere bien arrêtée à peu de distance du bord extérieur. Près de ce même bord, elle est traversée par une ligne brune ondulée qui n’est souvent indiquée que par des points placés sur les nervures; et du côté opposé, et prèsde la côte, elle est marquée d’une tache réniforme et d’une tache orbiculaire de la même couleur que le fond ; mais il est rare que cette dernière tache soit bien apparente. Enfin, la frange est de la couleur du fond des ailes.
Les ailes inférieures en-dessus sont d'un jaune- fauve luisant, y comprislafrange, avee une bande terminale d’un brun-noir, échancrée dans le milieu. Cette bande s’élargit en remontant vers l’angle supérieur et s’oblitère avant d'arriver à angle anal.
Le dessous des quatre ailes est d’un fauve-pâle luisant, avec une bordure pourpre et une tache noirâtre sur les supérieures, qui correspond à la tache réniforme du dessus.
La tête et le corselet sont de la couleur des ailes supérieures, ainsi que les antennes et les palpes, qui sont plus longs que dans les autres
152 HISTOIRE NATURELLE
Botys. L’abdomen et les pattes sont d’un jaune- gris-pâle.
La chenille, d’après le Catalogue de Vienne, vit sur la renouée trainasse (polygonum avicu- lare), mais elle n’est décrite ni figurée dans au- cun auteur. L’insecte parfait vole en juillet dans les garigues du midi de la France, principale- ment autour de Montpellier.
Nota. Nous avons sous les yeux une variété de cette es- pèce, prise dans les environs d'Alger: les ailes inférieures manquent totalement de bande marginale, et les supérieures ant leur fond d’un rouge-brique ; du reste elle ressemble parfaitement aux individus qu’on trouve en France,
> TAN ce D Et . Pi ahite x PL GCRX
Nocturnes.
( LPumend l'inxit et Pirexd
Let 2: Botys de la Tramnasse /lelygenales / male et var. 3.1d. Hybride. {Mybridates) fem. bé. id. Perle { Crnionalis/ fem. 5: et G. id. Verdätre
{Paleatir]| Dessus et dessous
DES LÉPIDOPTÈRES. 153
BL ITI ALES EEE SE NU SS DEL AS VE LEE BE SELS EN LE LA LS LEA SR NE LE LV LEUR VLVAN TN ES
MX. BOTYS HYBRIDE. BOTYS HYBRIDALIS. (PI. 220, fig. 3.)
Borys ayBrIDALIS, Zreits, Schmett. von europ, tom. vir. pag. 109. n° 21.
PyRALIS HYBRIDALIS, Hubn. tab. 17. fig. 114. (fœm.)
TINEA NOCTUELLA. Wien. Verz. Illig.
ScGPuLA HYBRIDALIS. John Curtis.
Envergure, 12 à 13 lignes.
CETTE espece se distingue de toutes celles du même genre par ses ailes supérieures extrême- ment étroites. Elles sont en- dessus d’un gris- brun plus ou moins nébuleux suivant les indi- vidus, avec deux taches d’un brun plus foncé, l’une réniforme et l’autre en forme de 8. Ces deux taches sont cernées de noir et marquées intérieurement, la première d’un croissant, et la seconde de deux points également noirs. La tache réniforme est en outre accompagnée ex- térieurement d’une ligne dentelée noirâtre et transverse. Plusieurs autres lignes, de la même couleur et placées dans le sens des nervures, s’aperçoivent sur le reste de la surface des mêmes
154 HISTOIRE NATURELLE
ailes, dont la frange grise est souvent précédée d’une rangée de petites taches cunéiformes ou d’une ligne dentelée noirâtre.
Les ailes inférieures en-dessus sont entière- ment d’un brun-fuligineux, avec les nervures finement marquées de brun-noir.
Le dessous des quatre ailes est d’un gris cendré luisant, avec la côte des supérieures jaunâtre et marquée vers son extrémité de quatre points noirs.
La tête et le corselet sont d’un gris brun, ainsi que les antennes; l'abdomen et les pattes sont d’un gris plus pâle et participent de la cou- leur des ailes inférieures.
Cette description, qui concerne les deux sexes, est faite d'apres un individu mieux écrit que ne le sont ceux qu’on rencontre habituellement, car cette espèce est trés-susceptible de s’effacer en volant. Elle est, au surplus, extrêmement commune dans les prairies sèches et les champs de luzerne autour de Paris. Elle vole une grande partie de Pété.
Ses premiers états ne sont pas connus.
DES LÉPIDOPTÈRES. 155
DORE LILELS LIL LS LIL OL SL 22202 2L 2 LS LE LL 2L LOL EL EDS DSL IL LL LD DEEE RL EE
MXI. BOTYS PERLE. BOTYS UNIONALIS. (PL. 220, fig. 4.)
Borys unionaLis. Treits. Schmett, von europ, tom. vit. pag. 116. n° 27. PyRALIS UNIONALIS. Hubn. tab. 20. fig. 132. (fœm.)
Envergure , 13 lignes et demie.
Les quatre ailes sont demi-transparentes et entiérement d’un blanc éclatant sur leurs deux surfaces, avec des reflets d’opale, à l’exception de la côte des ailes supérieures, qui est rousse.
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont également d’un blanc brillant. Les palpes et la trompe seuls sont roux.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus, vole en juillet dans les endroits marécageux du midi de la France, en Langue- doc et en Provence, d’où nous avons reçu les individus que nous possédons. Elle se trouve à la fois en Amérique et dans toutes les contrées méridionales de l'Europe; mais c’est à tort que Hubner à figuré parmi ses Lépidopteres euro- péens une autre espèce voisine de celle-ci, le Botys Lucernalis, qui appartient au Brésil.
156 HISTOIRE NATURELLE
LOLITA SS SR RENNES
MXII BOTYS VERDATRE.
BOTYS PALEALIS. (PL 220, fig. 5 et 6.)
Borys paLEaLIS. Treits. Schmett. von. europ. tom. vi. pag. 116. n° 28.
PyRaLIS PALEALIS. Hubn. tab. 11. fig. 70. (fæœm.) Wien. Verz. Illig. Gotze.
PHALÆNA PALEALIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2, 231. 382.
PHALÆNA FLAVEOLATA. Berl., Mag. vi. B. 6. St. S. 604. n. 63. Naturf.
La VERDATRE (P. pALEALIS), Devil. Ent. linn, tom, £v. pag. 517.
La BANDE a L'ENVERS. Geoff. ns. par. lom. 11. pag. 166. n° 112.
Envergure, 13 à 14 lignes.
Les ailes supérieures sont en -dessus d’un jaune-soufre ou verdâtre très-pâle, ordinaire- ment sans aucune tache, mais quelquefois avec un peu de noirâtre sur leur disque et les ner- vures légèrement marquées en brun. Les ailes inférieures en-dessus sont blanches, avec leur extrémité lavée de jaune-verdätre.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc irisé. Les supérieures ont la côte, les nervures, une
2
DES LÉPIDOPTÈRES. 197 tache discoïdale et une raie transverse interrom- pue, noires, avec leur sommet lavé de jaune. Les inférieures ont la côte jaune, avec une tache noire vers l'angle supérieur.
La tête et le corselet sont de la couleur des ailes supérieures, ainsi que les antennes. [’ab- domen et les pattes participent de la couleur des ailes inférieures.
Cette description concerne les deux sexes.
La chenille n’est décrite ni figurée dans aucun auteur à notre connaissance. M. Treitschke dit, d’après le docteur Zincken, qu’elle vit dans lombrelle du peucedun officinal (peucedanum officinale). Quant au papillon , il vole en juin et juillet sur les prairies. Il n’est pas rare aux environs de Paris.
158 HISTOIRE NATURELLE
LS ASIA R RS LISE RLT ES LE ES EN ES LR VLELANUS LELLALILTANRS EAN S NE ELES NN LIL
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aigu, ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans l’état de repos, et formant plus ou moins la queue d'hi-
rondelle par leur rapprochement.
GENRE NYMPHULE.
9. GENUS NYMPHULA.
PYRALIS. Linn. PHALÆNA. Fabr. NYMPHULA. Schrank Treits.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs presque aussi longs que la téte, triangu- laires et sans articles distincts. — Trompe longue. — An- tennes simples dans les deux sexes. — Abdomen du mâle très-gréle. — Ailes supérieures étroites; les inférieures
oblongues.
(Premiers états inconnus),
Ex adoptant, avec M Treitschke, ce genre établi par Schrank, nous en avons retranché toutes les espèces qui appartiennent aux #ydro- campes de M. Latreille; de sorte qu’il se trouve
DES LÉPIDOPTÈRES. 159
réduit à celles quise distinguent de ces dernieres, au premier coup d'œil, non seulement par des palpes plus longs et sans articles distincts, mais encore par des ailes en apparence plus épaisses et plus solides.
On ne connait encore aucune de ces espèces sous l’état de chenille; mais il y a lieu de croire que, sous cette forme , elles ont les plus grands rapports avec les Æyrocampes, puisqu'elles fré- quentent les mêmes endroits que celles-ci dans l’état parfait, c'est-à-dire les bords des mares et des étangs et les prairies marécageuses.
Voici dans quel ordre on peut ranger les six espèces que nous rapportons à ce genre :
SAVOIR : Undalis. Numeralis. Bi-punctalis. Interpunctalis, Uni-punctalis. Punctalis*.
Nota. L'espèce marquée d’une * est indiquée comme très- rare par M. Treitschke. On la trouve en Hongrie et en Dalmatie. Nous la donnerons plus tard si nous parvenons à
nous la procurer.
160 HISTOIRE NATURELLE
III ALESENSLRANAT LALIATS IT ELLLEN ST DIVE ES SITES SUV SVULS AVES ANS SANS SA SRE AS
MXIIH. NYMPHULE ONDÉE. NYMPHULA UNDALIS. (PI. 221, fig. 1.)
NvymPHuLA UNDaALIS. Treits. Schmett, von europ. tom. vi'. pag. 128. n° 1.
PyraLis uNDALIS. Hubn. tab. 14. fig. 93. (mas.) Gotze.
PHazæna uNpaLis. Fabr. Ent. syst. in. 2. 226. 362.
L'onpéE (Pyr. uNDALIS). Devil, Ent. linn, t. 11. pag. 441.
Li)
n°7097:
Envergure , 6 lignes et demie.
Cerre espèce est la plus petite du genre. Ses ailes supérieures en-dessus sont d’un brun-rous- sâtre , et traversées par trois lignes blanches in- terrompues, dont deux près de la base et une à peu de distance du bord terminal. Dans le mi- lieu de l'intervalle qui sépare cette derniére ligne des autres, on remarque une tache réniforme brune et dont le centre est blanc.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc légèrement roussâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par l’absence des lignes blanches sur les ailes supérieures.
DES LÉPIDOPTÈRES. 161
La tête, le corps, les antennes et les pattes participent de la couleur des ailes.
Cette description ne concerne que la femelle : le mâle ne nous est connu que par la figure d’Hubner, qui diffère de la nôtre en ce que la teinte en est plus grise que fauve.
Cette espèce se trouve en Italie et dans le midi de la France; elle vole dans les marais.
Ses premiers états sont inconnus.
NOCTURNES, V.-— Il[° Partie, Ii
162 HISTOIRE NATURELLE
SLR LR LA PAS LE LD LUE LUS URLS RE VUE LUE LUE LAS LUE LR R RS VAE LR /R
MXIV. NYMPHULE ENTREPONCTUÉE.
NYMPHULA INTERPUNCTALIS. (PI. 221, fig. 2.)
NyMPHULA INTERPUNCTAIIS, Zreits. Schmett. :1:). tom. vir. pag. 125. n° 2.
PYRALIS INTERPUNCTALIS. Hubn, tab. 19. fig. 128. (mas.)
Envergure, 9 lignes.
Les ailes supérieures en-dessus sont d’un fauve luisant, avec une ombre brune dans le milieu, et quatre points noirâtres placés sur les bords de cette ombre, dont deux en haut et deux en bas; les premiers sont plus rapprochés que les autres. Un cinquième point moins marqué se voit vers l'extrémité de la côte.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc-roussâtre luisant, avec leur extrémité lavée de brun.
Le dessous des quatre ailes ressemble au des- sus, mais il est d’une nuance plus claire, avec des reflets irisés aux ailes inférieures.
La tête, le corselet et les antennes sont fau- yes comme les premières ailes; l'abdomen et les
DES LÉPIDOPTÈRES. 163
pattes participent de la couleur des secondes ailes. Cette description concerne les deux sexes. Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus, se trouve en Italie et dans le midi
de la France; elle vole dans les endroits ma- récageux.
6
I],
1064 HISTOIRE NATURELLE
LERR LUE VE RD AE LR D LES VE LUE SLR LAS LAVE LEE LUS SLR ELLE LUE LAS LR VAR
MXV. NYMPHULE NOMBRÉE.
NYMPHULA NUMERALIS. (PI, 221, fig. 3 et 4.)
NymPHuLA NUMERALIS. Zreits. Schmett, von europ. t. vrr. pag. 129. n° 3. PxRaALIS NUMERALIS. Hubn. tab. 14. fig. 89. (fœm.)
Envergure, 1 pouce.
Les ailes supérieures en-dessus ont leur fond d'un gris-roussâtre pâle, et sont traversées par deux lignes de points bruns, l’une pres de la base et l’autre vers l’extrémité opposée. Entre ces deux lignes et dans le milieu de chaque aile, on remarque deux taches et un point bruns; la plus grande des deux taches est réniforme et l'autre orbiculaire.
Les ailes inférieures sont d’un blanc-roussitre, avec un point brun au milieu et une ligne de la même couleur à leur extrémité, longeant le bord terminal.
Le dessous des ailes supérieures est d’un brun luisant. Celui des ailes inférieures ressemble au dessus , excepté que la ligne brune, parallèle au bord terminal, en est plus éloignée.
DES LÉPIDOPTÈRES. 165
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont de la couleur des ailes.
Cette description concerne les deux sexes.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus, vole dans les endroits marécageux de l'Italie et du midi de la France. Elle est tres-rare.
166 HISTOIRE NATURELLE
La SE AV LR RS ER LOS LAA LAS SRE LUS LUE LUS LAS VUS LEE LAS VAL LAS Q/R LAS
MXVI. NYMPHULE UNI-PONCTUÉE.
NTMPHULA UNI-PUNCTALIS. Mihi. (PI. 22r, fig. 5.)
Envergure, 10 lignes.
Les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris- roussatre luisant comme satiné, avec deux li- gnes transverses de points noirâtres, l’une près de la base et l’autre à quelque distance du bord terminal. Celle-ci est arquée; l’autre est droite et interrompue avant d'arriver à la côte. On re- marque une petite tache noirâtre dans le milieu de l'intervalle qui les sépare.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris plus pale, mais lavé de noirâtre, avec un reflet rougetre et une ligne arquée d’un gris plus foncé, mais à peine marquée.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une nuance plus claire et des reflets irisés.
La tête, le corps et les antennes sont d’un gris-jaunâtre.
Cette espèce, qui nous a paru nouvelle, nous a été communiquée par M. le capitaine de Vil- liers, et trouvée par lui dans les environs de Mont- pellier. Nous l’avons appelée Uni-punctaks, comme n'ayant qu’un seul point au milieu des ailes supérieures.
DES LÉPIDOPTÈRES. 167
AA LV LAS LE VS LEE LAS LAS LAS LE RE LL LA LL VE LAS LL AR LAS SR
MXVII NYMPHULE BI-PONCTUÉE.
NYMPHULA BI-PUNCTALIS. Mihi. (PL. 221, fig. 6.)
se
Envergure , 9 lignes.
Lss ailes supérieures en-dessus sont d’un gris- roussätre luisant et comme satiné, avec deux lignes transverses dentelées d'un gris-noiratre , l'une près de la base et l’autre à quelque distance du bord terminal. Toutes deux sont bordées de jaune clair d’un seul côté , la première du côté interne et la seconde du côté externe. Dans le milieu de l'intervalle qui les sépare, on remarque deux petites taches noirâtres, l’une réniforme et l'autre orbiculaire , et séparées par un trait lon- gitudinal d’un jaune clair.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un gris- jaunâtre, lavées de brun à leur extrémité et tra- versées au milieu par une raie brune.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par une nuance plus claire.
La tête et le corps sont d’un gris-roussatre, à l'exception des deux ou trois premiers anneaux
168 HISTOIRE NATURELLE
de l’abdomen, qui sont d’un blanc-jaunûtre, comme les pattes. Les antennes sont roussâtres.
Cette espèce, que nous croyons inédite, a été trouvée dans les environs de Montpellier, par M. le capitaine de Villiers. Nous l'avons appelée Bi-punctalis, à cause des deux petites taches ou points qu’elle porte dans le milieu de ses ailes supérieures.
Voctunes.
Ê PE COX:
BE) : 6
L. Duménit Pnxit et Dire.
1. Nymphule Ondée / Cndatir/ male2. Id. Entreponctuée //4rpunclatir) male 5 et 4.
Id. Nombrée /Wemerakr) mâle 5.1. Uni- ponctuée /Ürc. punctals. ) Vemelle. 6. Idem.
Bi-ponctuée //c-punetalis. ) male.
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DES LÉPIDOPTÈRES. 169
BAS LOS LUS NS LAS LAS DRE AR LAURE LR US VER LUE VAE LAS LEA LUS LUE LAS LR
B. Ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins aïgu, ne couvrant pas toujours entièrement les inférieures dans l'état de repos, et formant plus ou moins la queue d'hiron- deblägpar leur rapprochement.
GENRE HYDROCAMPE.
ee
10. GENUS HYBROCAMPA.
————_—_—_—
GEOMETRA. ZLinn.
PYRALIS. Z{ig. Hubn. etc.
PHALÆNA. Fabr. Degcer. Walkenaër. Geoff. etc. NYMPHULA. Schrank. Treits.
HYDROCAMPA. Latr. Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courts , avec le dernier article nu et eylin- drique. — Trompe longue. — Antennes simples danles deux sexes. — Abdomen du mâle très-gréle. — Jambes postérieures très-longues. — Ailes supérieures très-étroites ; les inférieures oblongues.
Chenilles vivant et se transformant sous l’eau.
CE genre, créé par M. Latreille, se compose, ainsi que son nom l'indique, de toutes les es- pèces dont les chenilles, par une anomalie sin- gulière, vivent et subissent toutes leurs méta- morphoses sous l’eau. Dans l’état parfait, elles se
170 HISTOIRE NATURELLE
font remarquer par la délicatesse de leurs ailes, par leur corps gréle et par leurs jambes longues et minces, et armées de longs ergots comme celles des Ptérophores ; mais c’est surtout par la maniere de vivre de leurs chenilles qu’ellés sont dignes de fixer l'attention du naturaliste. Réau- mur et Degeer ont donné une histoire aussi complète qu’intéressante de trois de ces chenil- les. L'une d’elles, celle qui vit sur la stratiote aloïde, a le corps garni de bouquets de poils ou plutôt de filets membraneux qui sont des es- pèces de branchies, à l’aide desquelles elle res- pire dans l’eau comme les larves d’Éphémères. Mais il n’en est pas de même des deux autres, dont l’organisation ne diffère en rien extérieu- rement de celle des chenilles ordinaires; aussi sont-elles obligées de se loger dans des tuyaux qu'elles se fabriquent en sortant de l'œuf, pour se soustraire à l’action du liquide au milieu du- quel elles vivent. On verra à leur article respectif avec quel art elles savent se fabriquer ces tuyaux, dont elles changent plusieurs fois dans leur vie, avant de se transformer en chrysalide.
Ces chenilles se nourrissent du parenchyme des feuilles submergées de plusieurs plantes aquatiques , telles que les potamogetons , les né- nuphars, les lentilles d'eau, les stratiotes , etc., et leurs papillons ne s’éloignent jamais de l’en- droit où ils sont nés. Ils ne volent que le soir; dans la journée, ils se tiennent cachés sous les
DES LEÉPIDOPTÈRES. 171
feuilles des plantes qui bordent les marais et les étangs. Quelques-uns paraissent deux fois, sa- voir : en mai et en juillet; mais le plus grand nombre ne se montre que du 20 juin au 15 juillet.
Voici dans quel ordre on peut ranger les huit espèces que nous rapportons à ce genre.
Potamogalis. Magnificalis * Fenestralis * Nymphæalis. Nivealis* Literalis. Lemnalis. Stratiotals.
Nota. Nous n'avons pu encore nous procurer les trois espèces marquées d’une *, La première, qui ressemble beau- coup à la Zemnalis, se trouverait en Angleterre, suivant M. Treitschke; cependant elle ne figure pas dans le Cata- logue de M. Curtis. La seconde, voisine de la Srratiotalis, se trouve en Hongrie et aux environs de Vienne, mais ra- rement. Enfin, la troisième est une espèce très-rare de l’Ita- talie, qui ne ressemble à aucune des autres et paraîtrait ap- partenir plutôt au genre Asopia, d’après la figure d'Hubner.
172 HISTOIRE NATURELLE
PSS SERRES ELA LAS ARR LR LUS LOU LR VUE US LRU LEUR IS LULU LAS QU
MXVIIT. HYDROCAMPE DU POTAMOGÉTON.
HYDROCAMPA POTAMOGALIS. (PI. 222, fig. 1 et 2.)
HypROCAMPA POTAMOGATA. John Curtis.
NxwPHULA PoramoGaLIs. Treits. Schmett. von europ. tom. VII. pag. 143. n° 11.
NymPnuLa NymPHæalis. Schrank. Faun. Boiïc. 17. B. 2 abth. S#03%n° 1970!
Pyrars mymrnæaLtis. Hubn. tab. 13. fig. 85. (mas.) Larv. lep. vi. pyral. 1v. legitim. B. b. fig. 1. a-e. Wien. Verz. Ilig. Lang. Verz.
GEOMETRA POTAMOGATA. Zinn. S. N. 1. 2.893.275. Faun.
suec. ed, 2. n°1299. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° édit. tom. IV, pag. 232.
PHALÆNA POTAMOGATA. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 213. 313. Fuessl. Gotze. Muller.
PHALÈNE DE L'ÉPI-D'EAU FLOTTANT (G. POTAMOGATA). Devtll. Entom. linn. tom. 11. pag. 355. n° 549.
Réaumur. tom. 11. mém. 10. tab. 32. fig. 1-12.
Envergure, 10 à 14 lignes.
LE fond des quatre ailes en-dessus et en-des- sous est d’un blanc de nacre ou de perle, et di- visé en plusieurs taches de diverses formes, les unes rondes ou ovales, les autres de figure ir-
DES LÉPIDOPTÈRES. 173
régulière. Toutes ces taches sont cernées ou bordées par un liséré noirâtre saupoudré de jaunâtre; on en compte trois principales ou plus grandes que les autres sur les ailes supérieures, et une seule en forme de bande transversale et sinueuse sur les ailes inférieures; celle-ci offre dans son milieu une petite tache réniforme, Jau- râtre, cernée de noir. Les autres taches sont placées à la base et le long du bord terminal des quatre ailes, où elles forment comme une bande dentelée. Enfin la frange, qui est grise, est pré- cédée d’un liséré jaune-doré.
La tête et le corselet sont blancs, avec un point brun sur chaque épaulette. L’abdomen est brun avec les anneaux bordés de blanc. Les antennes sont brunes et les pattes blanches.
Cette description concerne les deux sexes, qui ne différent entre eux que par la taille. La fe- melle est ordinairement plus grande d’un tiers que le mâle.
La chenille de cette espèce se tient toujours sous les feuilles submergées du potamogéton natans , et vit par conséquent au milieu de l'eau, quoique, cependant, son organisation extérieure ne diffère pas de celle des autres chenilles ; mais elle sait employer l’art le plus industrieux pour se soustraire à l’action du liquide qui l’environne. Réaumur en a donné une histoire aussi curieuse que détaillée : en voici les principaux traits. À sa sortie de l'œuf, cette chenille coupe au beau mi-
I 74 HISTOIRE NATURELLE
lieu de la feuille sur laquelle elle est née une petite pièce qu’elle colle, sur ses bords et du côté concave, contre la surface inférieure de cette même feuille, ou de toute autre qui se trouve à sa portée. Ainsi se trouve ménagée, entre les deux parois , une cavité qui lui sert de logement, et dont une des extrémités reste ouverte pour qu'elle puisse sortir sa tête lorsqu'elle veut man- ger. Mais bientôt ce logement fixe lui devient trop étroit; d’ailleurs il lui en faut un mobile, qu'elle puisse transporter avec elle partout où elle le juge convenable, lorsqu'elle est parvenue à une certaine taille. Alors elle se fabrique une espèce de sac ou de fourreau composé de deux morceaux de feuille de forme irrégulière, mais coupés exactement sur le même patron, et collés sur leurs bords comme les valves d’une silique, excepté à l’un des bouts où ils sont seulement appliqués l’un contre l’autre, de sorte qu’ils peu- vent s’écarter toutes les fois que la tête de Pin- secte fait effort pour sortir, et qu’ils se referment d'eux-mêmes par leur ressort naturel lorsqu'elle rentre. Or, il arrive souvent que non-seulement la tête, mais les trois premiers anneaux avec les pattes écailleuses sont hors du fourreau, et cela a lieu chaque fois que la chenille veut changer de place. Dans ce cas, l'entrée du fourreau est bouchée par le quatrième anneau. Dans tous les cas on voit que la partie du corps de la che- nille par laquelle elle respire, c’est-à-dire celle
DES LÉPIDOPTÈRES. 175
qui est garnie de stigmates, est à l’abri du contact de l’eau. C’est ainsi qu’elle peut se promener im- punément au milieu du liquide qui l’environne, en se cramponnant, avec ses pattes écailleuses , à la surface inférieure des feuilles qui sy trou - vent submergées, et dont elle ne mange que le parenchyme. Cependant, comme il lui arrive plusieurs fois de changer de fourreau pendant sa vie, tout son corps se trouve nécessairement plongé dans l’eau pendant le temps qui lui est nécessaire pour passer dans un autre; mais cette submersion est de si courte durée, qu’elle peut la supporter sans en être incommodée; et ce qui le prouve, c’est que Réaumur ayant huilé les stigmates d’une de ces chenilles, elle n’est morte qu’au bout d’un quart-d’heure, tandis que les chenilles ordinaires soumises à cette épreuve meurent instantanément. Au surplus, notre che- nille ne sort pas de l’eau pour subir sa transfor- mation ; lorsque cette époque est arrivée, elle fixe son fourreau à une feuille de potamogeton, et file dans son intérieur une coque en soie blan- che d’un tissu mince et serré, dans lequel elle se change en une chrysalide qui n’a rien de par- üiculier que le relief de ses stigmates : chacun d'eux a la forme d’un mamelon presque cylin- drique, dont le bout est arrondi et percé.
La chenille dont il s’agit vit non-seulement sur le potamogeton natans, mais aussi sur les deux espèces de nénuphar (nymphœæa alba et
I 76 HISTOIRE NATURELLE
lutea). Elle est d’un blanc luisant, avec quelques poils de la même couleur, mais qui ne sont visi- bles qu’à la loupe, de sorte qu’elle paraît glabre à la vue simple. La partie supérieure des deux ou trois premiers anneaux est teintée de brun. La tête est petite et brune, et rentre en partie sous le premier anneau comme sous un capu- chon, à la volonté de la chenille.
M. Treitschke dit que cette espèce se montre deux fois par an dans l’état parfait, savoir : en mai et en juillet. Pour moi, je ne l’ai jamais vue voler qu'à la fin de juin et au commencement de juillet, aux environs de Paris. Au reste, elle est commune partout où croit le potamogeton natans, c’est-à-dire sur les bords des marais et des étangs.
DES LÉPIDOPTÈRES. 177
AR SAS SAR RS LUE LAS AUS AR LAS LR LR LAS LAN LUE QAR LAVE LAURE RAR LAS LS
MXIX. HYDROCAMPE DU NÉNUPHAR.
HYDROCAMPÀA NYMPHÆALIS. (PI. 222, fig. 3.)
HvypnocamPA NymPHæATA. John Curtis.
NvmpnuLa poTamocazis. Schrank. Faur. boic. M. B. 2. abth. S. 62. n. 1714.
NywenuLa NymPHæÆams. Zreits. Schmett. von europ. tom. VII. Pag: 14I. n° 10.
Pyraris PorAmOGALIS. Aubn. tab. 13. fig. 82. (fœm.)
GEOMETRA NyYMPHÆATA, L/nn. S. N. 1.2. 873.274. Faun. suec. ed. 2, n° 1298. Latr. Dict. d’hist. nat., 2° éd., tom. 4., pag. 233.
PHALÆNA NYMPHÆATA. Fabr. Ent. Syst. III. 2. 21/4. 316. Gotze. Naturf. Muller. Fuesst.
PHALÆNA NITIDULATA. Berl. Mag.
PHaLÈNE DU NÉNUPBAR (G. NympHæÆATA). Devil. Ent. linn.
tom, 11. pag. 354. n° 548.
Envergure, 9 à 10 lignes.
CerTE espèce ressemble beaucoup à la pré- cédente; mais elle est plus petite et son dessin est plus simple. Le fond de ses quatre ailes, en- dessus et en-dessous, est d’un blanc nacré, et divisé en cinq taches et une bande sur les ailes supérieures, et en trois bandes sur les ailes in- férieures. Toutes ces taches et bandes sont cer-
NOCTURNES, V.—Il° Partie, 12
I 78 HISTOIRE NATURELLE
nées de brun-noirâtre, et le mince intervalle qui les sépare est lavé de jaunâtre. Enfin Ja frange est blanche, et précédée d’un liséré | jaune doré. Ce qui nee principalement cette es- pèce de la précédente, c'est que chez elle la bande terminale dés quatre ailes n’est pas inter- rompue , mais d'une seule pièce, tandis qu’elle se divise en plusieurs taches contiguës dans sa congénere.
La tête et le corps sont d’un blanc nacré, ainsi que les antennes et les pattes.
Cette description concerne les deux sexês : la femelle est seulement un peu plus grande que le mâle.
La chenille n’est décrite ni figurée dans au- cun auteur à notre connaissance ; Linné dit seu- lément qu'elle vit sur la lentille d'eau : mais il y a lieu de croire qu’elle ressemble à celle de la Potamogalis, et que sa manière de vivre est la même. Quant à son papillon, il vole aussi à la même époque et dans les mêmes endroits, mais il est moins commun. Au reste, il est à remar- quer que les deux espèces ne volent jamais en- semble, et qu’elles affectent chacune un canton particulier; du moins c’est lobservation que nous avons faite aux environs de Paris.
CS
DES LÉPIDOPTÈRES. 179
LR RE RS LUE LUS LEE L'ER EO/R VE LR D RE RS VD RS LAS VE L'URL LR LUS LES
MXX. HYDROC. DE LA LENTILLE D'EAU.
HYDROCAMPA LEMNALIS. (PI. 222, fig. 4 et 5.)
HYDROGAMPA LEMNATA. John Curtis.
NyYmPHULA LEMNALIS. Treits. Schmett. von europ. tom. vir. pag. 134. n° 7. Schrank. Faun. boic. 11. B. 2. abth. S. 6r. n° 1711.
PYRALIS LEMNALIS. Hub, tab. 13. fig, 83. (mas.) fig. 84. (foœm.) Wien. Ferz. Tllig.
GEOM. LEMNATA. Zinn. S, N. 1. 2. 874. 278. Faun. suec. ed. 2. n° 1301. Larr. Dict, d’hist. nat. 2° éd. tom. 4. pag. 233.
PHaLenNA LEMNATA. Fabr. Gotze. Naturf. Muller.
PHALÆNA GEMMATA. Perl. Mag.
PUALÈNE DE LA LENTICULE (G. LEMNATA). Devill, tom, 11. pag. 356. n° 552.
Réaumur. tom. 1. Mém. 10. pl. 32. fig. 13-17.
Envergure , 7 à 10 lignes.
Les deux sexes différent beaucoup pour la taille, et ne se ressemblent pas pour le fond de la couleur des ailes supérieures. Nous décrirons d'abord le mâle : Il est beaucoup plus petit que la femelle; ses quatre ailes en-dessus sont d’un
12,
180 HISTOIRE NATURELLE
beau blanc luisant. Les supérieures sont mar- quées au milieu d’un petit point noir, et tra- versées par plusieurs lignes grises, mais presque toujours effacées , avec une bordure étroite jau- nâtre à leur extrémité. Les inférieures sont éga- lement marquées au milieu d’un point noir, avec plusieurs lignes ondulées grises et une bande terminale d’un beau noir, sur laquelle brillent quatre petits points argentés.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc lui- sant, avec le milieu des supérieures lavé de gris.
La tête, le corps et les pattes sont blancs, et les antennes grises ou noirâtres.
La femelle est d’un tiers plus grande que le mâle. Ses ailes supérieures sont lavées de fauve, avec une tache grise en forme de 8 au milieu; elles sont traversées en outre par plusieurs lignes ondu- lées ou dentelées également grises, et dont une, placée vers leur extrémité, est plus marquée que les autres. Les ailes inférieures sont d’un blanc- sale, avec plusieurs lignes grises ondulées, et la même bande terminale que chez le mâle. Le des- sous des quatre ailes est d’un blanc luisant, avec quelques vestiges des lignes du dessus sur les supérieures seulement.
La tête et le corps participent de la couleur des ailes. Les antennes sont grises et les pattes blanches.
La chenille de cette espèce a été observée par Réaumur, en même temps que celle qui vit sur
DES LÉPIDOPTÈRES. 181
le potamogéton. Elle est rase, ou du moins, si on lui découvre quelques poils, ce n’est qu'avec le secours de la loupe. Le fond de sa couleur est un brun un peu olive, sur lequel des teintes de suie ou de bistre sont étendues. Ces teintes sont plus fortes sur le dessus des premiers anneaux que sur le reste du corps. Sa tête est petite et d'un blanc-jaunätre, ou d’une couleur plus claire que celle du corps ; la chenille la cache souvent en grande partie sous le premier anneau, qui est luisant et comme écailleux.
Cette chenille se nourrit des feuilles extrème- ment petites des différentes espèces de lentille d'eau (lemma), qui forment comme un tapis de verdure sur la surface des eaux dormantes. Elle se tient toujours en-dessous de ce tapis, et par conséquent dans Peau, mais sans en être mouil- lée, attendu qu'elle vit renfermée dans un tuyau de soie qu’elle s’est filé, et qui est revêtu exté- rieurement des feuilles de la plante dont elle se nourrit. Ce tuyau est mobile, et lorsqu'elle veut se transporter d’un point à un autre , elle en fait sortir sa tête et ses pattes écailleuses pour pou- voir se cramponner at tapis dont nous venons de parler; mais lorsqu'elle est sur le point de se transformer, elle lattache par des fils à la tige de quelque plante submergée et s'y change en chrysalide. Cette chrysalide, suivant la re- marque de Réaumur, ne lui a rien offert de par- ticulier,
189 HISTOIRE NATURELLE
L’Hydrocampe de la Lentille d’eau se montre en juin et juillet dans les environs de Paris. On le fait partir en battant les roseaux et autres plantes aquatiques qui bordent les étangs. Elle est commune à la Glacière et dans les prairies de Gentilly.
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DES LÉPIDOPTÈRES. 183
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MXXI. HYDROCAMPE DE LA STRATIOTE.
HYDROCAMPA STRATIOTALIS. (PI. 222, fig. 6.)
HyprOCAMPA STRATIOTATA. John Curtis.
NyYmMPHULA STRATIOTALIS, Treëts, Schmett. von europ. tom. VII. pag. 137. n° 8.
PyRALIS STRATIOTALIS. Aubn. tab. 13. fig. 87. (mas.) Wien. Verz. Illig.
GEOMETRA STRATIOTATA. Linn. S.N. 1. 2. 873. 276. Faun. suec, ed. 2. n° 1300. Gotze. Latr. Dict. d’hist. nat. 2° édit. tom. 4. p. 233.
PHALÆNA STRATIOLATA. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 213. 314.
PHALÆNA PALUDATA. Fabr. Ent, syst. ur. 2. 213. 312.
PHALÈNE DU STRATIOTE ALOÏDE (G. STRATIOTATA). Devil. Ent. linn. tom. n. pag. 355. n° b5o.
La PHALÈNE GRISE A LIGNES BRUNES ET POINT NOIR. Geo]. tom. 11, pag. 142. n° 66.
PHALÈNE AQUATIQUE DU STRATIOTE. Degeer. tom.1, Mém. 16. pag. 17, pl. 37. fig. 1. 19. tom. 11. pag. 426.
PHaALÈNE STATIOLE (P. STRATIOLATA), W'alkenaër. Faun. par. tom. 11. pag. 307. n° 15.
Envergure, 9'lignes et demie.
Les ailes supérieures en-dessus sont blanches et traversées au milieu par une large bande si- nueuse d’un brun-fauve, dont le centre est oc-
184 HISTOIRE NATURELLE
cupé par un point blanc cerné de noir. Cette bande est plus foncée du côté extérieur et ar- rètée par une ligne noire interrompue par les nervures. Une seconde bande plus étroite et d’un fauve-pâle longe le bord terminal des mêmes ailes.
Les ailes inférieures en-dessus sont blanches et traversées au milieu par une bande étroite sinueuse et interrompue d’un brun-noir, laquelle est surmontée d’une ligne et d’un point de la ième couleur, mais souvent à peine marqués.
Le dessous des quatre ailes est d’un blanc un peu fauve, avec quelques vestiges des bandes du dessus.
La tête, le corselet, les antennes et les palpes sont blancs, ainsi que les deux premiers anneaux et l'extrémité de l'abdome:;, dont le reste est d’un oris-fauve.
Cette description ne concerne que le mâle: la femelle en diffère en ce que le fond de ses ailes supérieures en-dessus est entierement d'un brun- fauve, ainsi que la tête et le corselet. Du reste, c’est le même dessin dans les deux sexes.
La chenille de cette espèce est une des plus curieuses du genre, en ce qu'elle vit absolument au milieu de l’eau, où elle se nourrit des feuilles submergées de la stratiote à feuilles d'aloës (stra- tiotes aloïdes), sans être garantie du liquide en- vironnant par une coque ou un étui, comme celles dont nous avons parlé précédemment. De-
Pvralhites.
Nocturnes. 4 PL COX.
FDumént Pratt et Dire. Let. 2. Hydrocampe du Potamogéton //otamogadir | màle etfem. 3.14. du Nénuphar ù é Nymphals) male. 4 et 9 .Id.de la Lentille d'eau /Zemnater/ mâle et fem. 6.[d. de la
Stratiote Jéatiotalér mâle .7.1d.Lettrée /Z ceralir) male.
D£S LÉPIDOPTÈRES. . 185
geer en a donné une histoire aussi intéressante que détaillée, et dont nous extrairons les prin- cipaux traits, les bornes de cet ouvrage ne nous permettant pas de la rapporter en entier.
Cette chenille est d’un vert-blanchätre qui tire quelquefois sur le jaunâtre. Tout le long du corps on voit à travers la peau , qui est transpa- rente, le canal alimentaire qui, étant ordinaire- ment rempli de feuilles broyées, parait d’un vert- obscur, et forme comme une large bande de cette couleur sur le dos de la chenille. La tête est ovale, avec une profonde échancrure bordée de brun obscur dans sa partie supérieure. Elle est ordi- nairement enfoncée en partie sous le premier anneau. Elle est garnie de poils de différentes longueurs, et ses antennes sont plus longues que celles des autres chenilles; elles sont coniques, divisées en plusieurs articles et terminées en pointe. Indépendamment des incisions des an- neaux, qui sont profondes et bien marquées, le corps est sillonné de rides longitudinales et transversales. À l'œil nu, cette chenille parait très-velue ; mais avec la loupe, on s'aperçoit que ce qu’on avait pris d’abord pour des poils sont des filets membraneux et transparents, séparés par touffes de trois ou quatre réunis à leur base en une seule tige qui sort immédiatement de la peau. Or, ces filets, d’après la remarque de De- geer, sont des espèces de branchies pareilles : celles qu’on voit aux larves d'Ephémeres, et à
186 HISTOIRE NATURELLE
laide desquelles notre chenille peut comme celles-ci respirer au milieu de l’eau. Cependant, indépendamment de ces filets, elle a de véri- tables poils implantés chacun sur un petit tu- bercule. Elle à aussi. des stigmates comme les autres chenilles : ils sont de forme ovale et cer- nés par un bourrelet qui devient plus saillant à l'approche de la métamorphose. Pour s'assurer jusqu’à quel point ces chenilles peuvent vivre sans air, Degeer en plongea plusieurs dans l'huile, et elles y vécurent huit jours, pendant lesquels, l’une d’elles tapissa de soie les parois du verre qui la renfermait. Au surplus, ce qui prouve combien notre chenille est à l'aise dans Peau, c’est qu’elle n'en sort pas pour se transformer : arrivée à ce moment elle se loge entre deux ou trois feuilles de la plante submergée, et là, elle se file une co- que allongée d’une soie tres-blanche et recou- verte d'un tissu plus lâche, de couleur grise. Cette coque contient une chrysalide conique à ses deux extrémités, de couleur jaune, avec les yeux bruns trés-lisses , et des stigmates en forme de mame- lon dont le sommet est concave. Degeer n’a pu saisir l'instant de l’éclosion du papillon; mais il suppose avec raison queyses ailes ne se déve- loppent qu'après sa sortie de l’eau, qu’il est né- cessairement obligé de traverser avant d'arriver à sa surface, puisque sa chrysalide est sous l'eau.
DES LÉPIDOPTÈRES. 187
On trouve l'Hydrocampe de la Stratiote en juillet, sur les bords des eaux stagnantes où
croit cette plante, principalement du le nord de la France.
198 HISTOIRE NATURELLE
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MXXII. HYDROCAMPE LETTRÉE.
HYDROCAMPA LITERALIS. (PI. 222, fig. 7.)
HyYDprOCAMPA LITERALIS. John Curtis. NympnuraA LiTEraALis. Schrank. Faun. boic. u. B. 2. abth. S. 63. n° 1716. Treits. Schmett. von europ. t. vir, pag. 131.
no:
PYRALIS LITERALIS, Hubn. tab. 13. fig. 86. (mas.) Wien. Verz, Illig. Gotze.
PHALÆNA ARGENTAIIS. Fabr. Ent. syst. 111. 2. 240. 419.
PHALÆNA LITTERATA. SCop. Ent, carn. p. 229. n° d74.
L’anGENTÉE (P. ARGENTALIS). Devil. Ent. linn. tom. 11. pag. 442. n° 802.
Envergure, 9 lignes.
Les quatre ailes, sur leurs deux surfaces, sont d’un brun-noir, avec des lignes et des taches d’un blanc argenté ou nacré, disposées ainsi qu'il suit. Les ailes supérieures sont traversées vers leur extrémité par une ligne arquée en sens contraire du bord terminal. L'espace qui existe entre elles et ce même bord est occupé par cinq taches oblongues placées entre les nervures, et qui souvent se réduisent à trois. De l’autre côté de cette ligne on voit d’autres taches mieux ar- rêtées et la plupart triangulaires, qui occupent
DÈS LÉPIDOPTÈRES. I 39
le milieu de l'aile. Les ailes inférieures ont une tache à leur origine, et sont traversées ensuite par deux lignes où bandes étroites, arquées en sens contraire l’une de l’autre : la seconde est quelquefois coudée. Enfin la frange est blanche et entrecoupée de noir.
La tête et le corps sont d’un brun-noir, avec les épaulettes du corselet et les anneaux de l’ab- domen bordés de blanc. Les antennes sont brunes ainsi que les pattes antérieures, tandis que les postérieures sont blanches.
Cette description concerne les deux sexes ; seulement le mâle est ordinairement plus petit et plus foncé en couleur.
Cette espece, dont les premiers états ne sont pas connus, se montre deux fois, savoir : à la fin d'avril et dans le milieu de lété. Elle vole dans les prairies des montagnes de l'est et du midi de la France.
190 HISTOIRE NATURELLE
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B. Ailes supérieures ayant leur sonimet plus où moins aigu ct'allongé, ne couvrant pas toujours entièrement les infé- rieufes dans l'état de repos , et formant plus ow moins la queue d'hirondelle par leur rapprochement.
GENRE ASOPIE,
11. GENUS ASOPIA.
PYRALIS. Zinn. Ils. ete. PHALÆNA. Fabr, Geoff. etc. à BOTYS. Latr.
AGROTERA. Schrank. ASOPIA. Treits, Curtis.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Palpes inférieurs courts, cylindriques, avec le dernier article trés-aigu. — Trompe longue et épaisse. — Antennes sim- ples dans les deux sexes. — Corps du mâle peu allongé. — Ailes supérieures étroites ; les inférieures oblongues.
(Premiers états inconnus.) Cr genre comprend douze espèces chez M.Treit-
schke; en adoptant nous en avons retranché les trois dernières, qui nous ont paru appartenir plu-
DES LÉPIDOPTÈRES: 191
tôt à la tribu des Tordeuses qu'à celle qui nous occupe (1); en conséquence il se réduit pour nous aux heuf premières, auxquelles nous en avons ajouté deux nouvelles: lune que nous avons reçue d'Allemagne, sous le nom d’Orna- talis, et l’autre qui nous a été communiquée par M. Alexandre Lefebvre, et que nous avons ap- pelée Ætnæalis. Ces onze espèces sont générale- ment ornées de couleurs assez vives, et présentent toutes le même dessin sur leurs ailes supérieures, lequel consiste en deux lignes transversales tres- distantes l’une de l'autre, et terminées à la côte par deux taches plus ou moins orandes chez quelques-unes d'elles.
Aucune de ces espèces n’a encore été obser- vée dans ses premiers états; seulement il parai- trait, d’après l’assertion de Linné, que la chenille de l’une d’elles vivrait dans la farine; mais ni lui, ni les auteurs qui sont venus depuis, n’en don- nent la description.
La manière de vivre des Æsopies dans létat parfait diffère peu de celle des Botys. Excepté une seule qui ne se trouve guère que dans Pin- térieur des maisons, les autres habitent les jar- dins, les bois et les prairies. Le plus grand nom-
LCI
(x) Ces trois espèces sont les Tortr. Nemorana, Pariana et Dentana de Hubner, que M, Curtis a comprises dans son genre Sémaëlhis,
192 HISTOIRE NATURELLE
bre ne parait qu’une fois par an, dans le milieu de l'été.
Les dix espèces que ce genre renferme peu- vent être partagées en deux groupes, ainsi qu’il suit,
SAVOIR :
/ Farinals. Glaucinalis. Rubidalis ”. , ] Lucidalis. à d’une seule couleur, . . . . Coitralrs*, Regalis”. Fimbrialis. Ætnæalis.
supérieures à franges
Elammealis. de déux couleurs. . . . .. 1 Nemoralis. Ornatalis.
Nota. Nous donnerons plus tard les trois espèces mar- quées d’une *, si nous parvenons à nous les procurer, car elles sont très-rares.
DES LÉPIDOPTÈRES. 193
Be - ARR LA DIR IAS IEEE LAN URI AIAS MATRA SESBIANES VE AS GA me À LL LL 25212)
MXXIIT. ASOPIE DE LA FARINE.
ASOPIA FARINALIS. (PI. 223, fig. 1.)
ASsopla FARINALIS. Treits. Schmett. von europ. tom, vis. pag. 147. n°1. John Curtis.
PYRALIS FARINALIS. Wien. Verz. Illig. Linr. Muller. Panzer. Hubn. tab. 15. fig. 95. fœm.)
PHALÆNA FARINALIS. Fabr. Ent, syst. 111. 2.219. 336. Sco-
poli Clerck. tab, 11. fig. 14, Cramer. Pap. exot, 1v. tab. 348. fig. D. p. 112.
PHALÆNA pyraLis, Fuessl, Lang, Verz. Gotze. AGROTERA PYRALIS." Schrank, Faun. boic, 11, B. 2. abth, S.
68. n. 1730.
PYRALE DE LA FARINE (PYR. FARINALIS). Devill. Ent. linn. tom. 11. pag. 431. n° 776.
PHALÈNE À VENTRE RELEVÉ, Geoff, Hist. des ins. tom. 11. pag. 167. n° 115,
BoTxs DE LA FARINE (8. FARINALIS.) Latr, Dict. d’hist, nat, 2° éd, tom, 1v. pag. 233,
Envergure, 10 à 12 lignes,
Les ailes supérieures en-dessus sont fauves au milieu, avec leur base et leur sommet d’un brun-rougeàtre ou hépatique. Ces deux cou- leurs sont séparées par deux lignes blanches transversales , l'une près de la base et l’autre à
NocTurnes, V.—Il° Partie. 13
19/ HISTOIRE NATURELLE
quelque distance du bord terminal. La premiere est arquée et la seconde fortement sinuée. On voit dans le milieu de la partie fauve un point brun rarement bien marqué. Enfin la frange est Jjaunètre, avec son extrémité noirâtre.
Les ailes inférieures en-dessus sont d’un blanc sale saupoudré de noirâtre, avec deux raies trans- versales de la couleur du fond, l’une arquée et l’autre fortement sinuée. Leur extrémité est bor- dée de taches noires de diverses grandeurs, et leur frange est grise,
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que par l’absence de la ligne blanche pres de la base des ailes supérieures, et aussi parce que les couleurs en sont moins vives et le dessin moins prononcé,
La tête et le corselet sont d’un brun-jaunâtre. L'abdomen est aussi de cette couleur, avec des taches latérales brunes sur les deux premiers anneaux. Les antennes et Îles pattes sont d’un jaune-fauve.
Cette description concerne les deux sexes qui ne diffèrent entre eux que par une taille plus forte dans la femelle.
Linné, après la description et la synonymie de cette espèce, ajoute cette phrase : « Habitat in Jfarina culinari cibis parafa, sedens cauda erecta;» ce qui parait s'appliquer à la chenille, quoiqu'il
DES LÉPIDOPTÈRES. 195 ne la décrive pas. Tous les auteurs postérieurs sont partis de là pour dire qu’elle vivait dans la farine; mais aucun d’eux n’en donne la descrip- tion et ne parait l’avoir vue. M. Treitschke lui- même se contentede répéter l’assertion de Linné, en ajoutant que , quelque connue que cette che- nille puisse être, elle ne s’est jamais présentée à ses recherches. Je n’ai pas été plus heureux, que lui sous ce rapport, bien que je trouve tous les ans l’insecte parfait dans mon appartement.
Au surplus on le rencontre non-seulement dans l’intérieur des maisons, mais sur le tronc des arbres, dans les jardins ; il paraît deux fois, au printemps et à la fin de l'été.
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19.
196 HISTOIRE NATURELLE
PRASASG LE SRE DE VIN RA SLA LAN SERVIR ALL ALILIVELILELALALIL ARE LARLELE LES LENS VE
MXXIV ASOPIE GLAUQUE.
ASOPIA GLAUCINALIS. (PI. 223, fig. 2.)
ASOPIA GLAUCINALIS, Treits. Schmett. von europ, tom. vit. pag. 149. n° 2. John Curtis.
AGROTERA GLAUCINALIS. Schrank. Faun. boic, 11. B. 2. abth. S. 59. n. 1704.
PyraLis GLAUCINALIS. Linn, Gotze. Muller. Illig. Clerck. tab, 111, fig. 4.
PyraLis NITIDALIS, Hubn. tab. 15. fig. 98. (fϾm.)
PuaLænA Niripauis, Fabr, Ent. syst. 111. 2. 228. 3702.
Crameus GLAUCINALIS. Fabr. Ent. syst. im, 2. 464. 1.
La VERDATRE (Pvn.GLauciNaLis). Devill. Ent. linn. tom, 11. pag. 432. n° 777.
CRAMBE GLAUCINALE (cR.GLAUCINALIS), Walcknaër. Faun, Paris, tom, 11, pag. 311. n°1.
Envergure, 11 à 12 lignes et demie,
ELLE est tres-luisante comme toutes ses con- génères, et, vue sous certains aspects, elle offre des reflets légèrement verdâtres; mais ils sont si peu prononcés que nous ne concevons pas comment ils ont pu déterminer Linné à appeler cette espèce Glaucinalis. Cependant, comme ce nom a été adopté par tous les auteurs qui sont venus depuis, nous avons dû le conserver, bien
DES LÉPIDOPTÈRES. 197
qu'il ne cadre nullement avec la figure que nous donnons de cette pyralite.
Les quatre ailes en-dessus sont d’un jaune-gris finement sablé de brun, avec la côte des supé- rieures rougeàtre et ponctuée de jaune. Les pre- mières ailes sont en outre traversées par deux lignes jaunes presque droites, très-écartées et se terminant à la côte par deux petites taches triangulaires d’un jaune-fauve. Les secondes ailes sont également traversées par deux lignes, mais courbes et très-rapprochées, et plutôt blanches que jaunes.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que parce qu'une seule ligne les traverse au lieu de deux.
La tête et le corps sont d’un gris-brun mélé de rougeûtre. Les antennes, les pattes et l’extré- mité de l'abdomen sont d’un jaune-fauve.
Cette description concerne les deux sexes, qui ne différent entre eux que par une plus grande taille dans la femelle.
Cette espece, dont les premiers états ne sont pas connus , parait à la fin de juillet et en août. On la trouve dans les jardins et quelquefois dans l'intérieur des maisons, appliquée contre les murs, Elle est rare aux environs de Paris.
198 HISTOIRE NATURELLE
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MXXV. ASOPIE LUCIDE. ASOPIA LUCIDALIS, (PI, 223, fig. 3.)
AsOPIA LUCIDALIS. Treits. Schmett, von europ. tom, vi, pag. 19. n° 4. PyraLis LUCIDALIS. Hubn. tab, 25. fig. 161. (mas,)
Envergure, 9 lignes et demie.
Les quatre ailes en-dessus sont rougeûtres, Les supérieures sont traversées au milieu par uné large bande légèrement arquée d’une teinte plus foncée, et bordée des deux côtés par une ligne d’un jaune clair. Une ligne sinueuse de la même couleur traverse le milieu des ailes infé- rieures. La frange est d’un rougeûtre foncé.
Le dessous des quatre ailes est d’un jaune clair saupoudré de rougeàtre, avec une seule ligne brune sur chaque aile correspondante à celles du dessus.
La tête, le corps, les antennes et les pattes sont de la même couleur que les ailes.
Cette description concernele mâle ; la femelle nous est inconnue.
Cette espèce, dont les premiers états ne sont pas connus , se trouve en Italie, en Dalmatie et dans le midi de la France.
DES LÉPIDOPTÈRES. 199 BOLIVIA V EU LT EL SLALRS De LAVER LOU LS SA QE D RS QAR RUES RD QE Sn ne me De ER
MXXVI. ASOPIE DE L’ETNA.
ASOPIA ÆTNÆALIS. Mihi. (PI. 223, fig. 4.)
Envergure, 8 lignes et demie,
Les quatre ailes en-dessus sont d’un brun- rougeâtre, avec une petite tache jaune réni- forme ou en croissant au centre de chacune d'elles. Chaque aile est en outre traversée, entre cette tache et le bord extérieur , par une ligne brune anguleuse est tres-sinuée, mais plus mar- quée sur les ailes supérieures que sur les infé- rieures. La frange est grise et précédée d’un liséré Jjaunâtre.
Le dessous des quatre ailes ne diffère du des- sus que parce que les lignes précitées n’y sont indiquées que par des points.
La tête, le corps et les autennes sont de la couleur des ailes. Les pattes sont d’une nuance plus pâle. Les palpes sont fauves en-dessus et blancs en-dessous.
Cette description concerne le mäle; la femelle nous est inconnue.
200 HISTOIRE NATURELLE
M. Alexandre Lefebvre a trouvé cette espèce au